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Articles

Affichage des articles associés au libellé Batman

Batman, Knight of Vengeance [Azzarello / Risso]

Le Principe de continuité™, rendu possible dans la bande dessinée américaine car les éditeurs sont (encore majoritairement) propriétaires des personnages et des histoires qu'ils publient, est un artifice qui oblige chaque fascicule de BD d'un éditeur à être l'un des (plus ou moins) nombreux chapitres de la grande histoire de l'univers qui y est raconté. À condition que ledit éditeur souscrive au principe en question.        Ainsi le DCU, ou Univers de l'éditeur DC Comics , est-il gouverné par ce Principe de continuité™.  Ce qui veut dire que si la famille Wayne sort d'avoir vu le Zorro de D ouglas F airbanks avant de rencontrer Joe Chill dans le « Batman » n°1, dix ans plus tard dans le numéro 120 du comic book en question, ce sera encore le cas. Sauf si une « Crise » a remis les compteurs à zéro.  Mais cela veut aussi dire que si Gotham est victime d'une quelconque épidémie dans le dix-septième numéro de ladite revue, et que dans l...

L'Homme qui rit [Brubaker / Mahnke / Touboul]

« L'Homme qui rit » la bande dessinée d' E d B rubaker et D oug M ahnke est une lecture qui s'apprécie d'autant plus que l'on a lu, avant, «  Batman : Année Un », de F rank M iller & D avid M azzucchelli. Le scénariste,   E d B rubaker  a souvent déclaré, au travers de son travail, un intérêt manifeste pour les « romans noirs »   ou les films de la même espèce.  « L'Homme qui rit », récit de 64 pages, n'y échappe pas.        Ainsi a-t-il décidé d'utiliser une voix hors champ pour deux de ses protagonistes principaux : Batman et Jim Gordon .   En effet, dès qu'entre en scène Bruce Wayne la voix off fait subtilement le distinguo entre le vigilante gothamite et le riche capitaine d'industrie. Voir le premier récitatif infra, qui prend fait et cause pour la personnalité dominante : La voix hors champ donc, plus communément appelée voix off , qui permet une focalisation interne, est un des marqueurs les plus ...

Batman (Rebirth) : King, Finch & Reis

SPOILERS .... C 'est auréolé d'un certain prestige que T om K ing débarque sur l'un des titres de la « Bat-family », et dès son premier numéro il enclenche le turbo. Voir en l'espace de quelques pages seulement, Batman chevaucher  comme un  bronco  un avion de ligne, touché par rien de moins qu'un missile, en plein Gotham City , est plutôt stimulant et sérieusement accrocheur. Et comme si ce climax ne suffisait pas, T om K ing enchaîne derechef avec un second, sous la forme d'une injection de deux nouveaux personnages de son cru. Une attitude bien loin de la frilosité de beaucoup de ses collègues, plutôt avares en termes de création de ce type Après un tel départ en fanfare difficile de faire mieux. Et pourtant, durant les six numéros de ce premier arc, couronné par un dénouement aussi inattendu que subtil, il maintient la pression grâce à une utilisation "à l'ancienne" du scénario modulaire. Autrement dit par l'adjonction de ...

The Button (crossover Batman/The Flash) Rebirth

SPOILERS …. T om K ing est un scénariste dont les histoires réussissent pour l’instant en tout cas, à me captiver. (Même The Vision dont le premier tome ne m’avait pas très enthousiasmé, s’est révélée être une excellente aventure.)  Elles combinent – d’une manière générale - suffisamment de péripéties et de mystère(s) pour me tenir en alerte et me faire tourner les pages l’une après l’autre avec un léger sentiment d’urgence. Son storytelling si caractéristique n’est d’ailleurs pas pour rien dans l’aspect captivant que je trouve à son travail.  Seulement, tout aussi captivé que je sois il me reste toujours, à la fin de mes lectures, une petite amertume, un goût de « trop peu » ; l’impression d’avoir fait du surplace.  Voire dans certains cas ( The Omega Men par exemple), un final en dessous de mes espérances, et de ce que la série semblait promettre. Et The Button , le crossover que K ing a écrit en collaboration avec J oshua W illiamson, le scénariste de...

Batman : The Dark Knight Returns 3001

Batman Univers H.S. n°1 (Urban Comics)

... H ormis deux épisodes, qui forment une seule histoire comme ce sera la règle, diffusées dès 1967, et un long-métrage, la série télévisée BATMAN de 1966 (3 saisons) attendra 1984 pour être diffusée sur le "petit écran" dans une VF peu soucieuse d'en respecter l'esprit. La série télévisée reprend un aspect de la bande dessinée, peut-être un peu oublié de nos jours : son esprit loufoque. En effet à cette époque Batman & Robin affrontent des villains hauts en couleurs, prisonniers de grille-pain géants et accompagnés du Bat-Hound . Ou en but aux tracasseries de Bat-Mite . G rant M orrison sur son run mémorable s’ingéniera à intégrer tous ces épisodes, plus farfelus les uns que les autres, dans un continuum disons plus sérieux. Ce qui n'est pas l'esprit de la série de comic books dont je vais parler Structurellement la série télévisée de W illiam D ozier emprunte aux serials ( Pour en savoir + ) du fait que chaque épisode est divisé en...

Grayson 1 à 8 (+ annual #1) (T.Seeley/T.King/M.Janin/S.Mooney/ J.Cox)

…. Q ue de chemin parcouru pour celui qui n’était sûrement qu’un "avatar" de Boy ( Detective Comics #38/avril 1940), le fils adoptif de Tarzan ( Tarzan trouve un fils /juin 1939). Hypothèse d’autant plus valable lorsqu’on connaît la manière de travailler du scénariste  B ill F inger & du  dessinateur B ob K ane. Ainsi F inger s’est-il par exemple largement inspiré d’une histoire du héros de pulp magazines The Shadow , intitulée Partners of Peril devenue The Case of the Chemical Syndicate pour planter le décor de son (depuis devenu) célèbre personnage. Extrait de Batman anthologie Urban Comics Du reste, le dessinateur  J erry R obinson ( Pour en savoir + ) a cité, sans se faire prier, comme source d’inspiration pour la tenue du Boy Wonder , le Robin des bois de l’illustrateur N . C . W yeth alors qu’incidemment, en mai 1938, E rrol F lynn incarnait justement le célèbre justicier de la forêt de Sherwood . Rien ne se perd, rien ne se créé, tout...

Batman Année 100 (Paul Pope)

... BATMAN ANNÉE 100 (dans la version publiée par  Panini pour ce billet) prend place dans un avenir qui évoque implicitement qui de 1984 ( G eorge O rwell) à V FOR VENDETTA ( A lan M oore), en passant par le futur de 2000AD et ses « Judges » implacables ; ces évocations sont l'oeuvre des fantômes sémiotiques qui peuplent l'imaginaire collectif (un multivers que nous alimentons individuellement et dont le collectif nous habite aussi). En 2039, Batman  n'est plus dans l'esprit de ses contemporains qu'une légende urbaine presque totalement oubliée jusqu’à ce qu’une affaire de meurtre oriente les projecteurs et les caméras de surveillance du FCP ( Federal Police Corps ) sur lui.  P aul P ope que j’ai découvert grâce aux éditions Bethy avec THE ONE TRICK RIP-OFF (autrement dit ARNAQUE À L’ARRACHÉE – 1997 pour la V.F) plonge le lecteur (littéralement grâce à l’efficace procédé littéraire dit in media res ) dans un environnement inattendu et particulier, mais qu...