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Articles

Affichage des articles associés au libellé Lavie Tidhar

Adler #1 [Lavie Tidhar / Paul McCaffrey]

Annoncée dès 2013, la mini-série, en cinq numéros mensuels, avec un contrat en creator-owned , autrement dit les auteurs y ont les coudées plus franches que si le projet appartenait entièrement à l'éditeur, est finalement sortie. « Adler » ressortit à ce courant de la bande dessinée qui réunit différents personnages de la littérature, créés par des auteurs différents, et qu'on lance dans de nouvelles aventures. Le patient zéro de cette vague pourrait être La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d' A lan M oore & K evin O ' N eill.  Ici, L avie T idhar, plus connu pour ses romans ou ses nouvelles de SfFF, dont j'aime assez la sensibilité, est accompagné du dessinateur P aul M c C affrey pour donner vie à une Ligue des Gentlewomen Extraordianires .  Numéro d'introduction et d'exposition, les 22 pages qui le constituent s'amusent avec l'ombre tutélaire de Sherlock Holmes ; évidemment absent.  Holmésien déclaré, le scénariste nous distrait ...

La Cascade, une nouvelle de flingues et de sorcellerie

Dans une traduction de B enjamin K untzer, aussi efficace qu'agréable à lire, « La Cascade, une nouvelle de flingues et de sorcellerie » nous précipite dans une aventure de guns & sorcery qui remplit pleinement son contrat.             Plus tordue que la faucille de l'ex- U.R.S.S. , mais bien plus percutante que son acolyte de marteau, l'histoire en question s'écrit au travers d'un anti-héros à la R . E . H oward. Bien que L avie T idhar revendique comme étincelle créatrice une période de son existence passée - au Vanuatu - à lire à la chandelle, des histoires écrites par C . L . M oore.  Dont celles, bien évidement, de Northwest Smith .  Mais croyez-moi sur parole, le sang du cimmérien coule aussi dans les veines de Gorel de Goliris . À part égale avec l'addictif « Baiser noir ».              C'est effectivement aiguillé par l'algèbre du besoin (sel...

Pacmandu [Lavie Tidhar/Florence Dolisi]

••• R eposant sur une structure narrative canonique, et une entrée en matière in medias res, commandée par la force des choses, autrement dit sa brièveté (16 pages), Pacmandu de L avie T idhar, propose également un usage esthétique du langage écrit. Dans une traduction, de F lorence D olisi, aussi fluide et dynamique que l'est la diégèse elle-même. « Dehors, par le hublot, il pleut des lignes de code. » En d'autres termes, L avie T idhar refactorise la valeur stratégique de la quête, avec un implémentation agile dans un contexte 3615 code cyberpunk. De cette opération, rien moins qu'hasardeuse, qui combine  à la fois, et dans des proportions équilibrées : la fonction esthétique du langage, un sens de la mise en récit pointilleux et un contexte vidéo-ludique divertissant, apparaît un sense of wonder à nul autre pareil. Consciencieux jusqu'au bout, l'auteur, à qui l'on doit aussi le roman Osama [ Pour en savoir + ], termine sur une chute digne de la ...

Osama [Lavie Tidhar]

La réalité est une fiction qui a réussi ! ••• R oman policier « métaphysique » [ Pour en savoir + ] en ce qu'il parodie ou détourne de manière subversive les codes du récit policier traditionnel, avec pour effet d’interroger les mystères de l’Être et de la Connaissance (oui avec des majuscules) au-delà du simple artifice du genre dans lequel il s'inscrit, Osama de L avie T idhar, est tout entier contenu dans la magnifique couverture de P edro M arques ; qui en restitue superbement l'atmosphère. Ombres portées d'une tragédie au travers d'une quête particulièrement culottée, celle d'un auteur d'une série de romans de gare intitulés Ousama ben Laden, Justice sommaire , le roman de L avie T idhar (traduit par F lorence D olisi) est le prétexte à une plongée dans notre imaginaire collectif tout autant que dans notre Histoire. La proximité de ce qu'il évoque, et l'apparente provocation de son sujet, risquent d'éloigner plus d'un lecteurs (...