Peut-être connaissez-vous cette « théorie littéraire », mise au point par l'écrivain & éditeur F ord M adox F ord, laquelle avance que la seule lecture de la quatre-vingt-dix-neuvième page d'un roman est suffisante pour donner envie de lire ou non ledit roman. Or donc, j'ai soumis La Souveraine des ombres à ce test. Et le premier tome de la série, connue sous le titre de Les Elfes de Fer , s'en tire plutôt bien. « Quand le sort est jeté, au beau milieu de la bataille, tout ce qui compte, monsieur, ce sont les couilles, les mousquets et les soldats. Nous avons besoin des trois. » Ce premier tome, ressortissant de la Fantasy dite « magie & mousquets », est par ailleurs plutôt astucieux car il met en scène des elfes dans un sous-genre d'où ils sont généralement absents. En effet la Flintlock Fantasy (dans la taxonomie anglo-saxonne) dépeint un monde imaginaire post-moyenageux où l'avancée technologique est souvent é...