Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé pulps

Daredevil Noir (Poker menteur)

…. L a Prohibition (1919-1933) a changé les mœurs, et donné naissance à un nouvel empire, gouverné par des « dictateurs de la pègre » : les A l C apone et consorts.  Le bootlegger devint dès lors une puissance sociale, distillant sa marchandise tout autant que son emprise. Et la Prohibition enfanta d’une littérature. Composée avec une économie de moyens qui frisait l’avarice, et dépeignait un monde interlope ; où s’agitait avec plus ou moins de brutalité le détective privé hard-boiled ; promu nouveau héros américain, aux tripes en inox blindé, par la grâce de l’écurie du pulp magazine   Black Mask (notamment). C’est dans cette période, où boire était devenu un brevet de masculinité, que s’installent les quatre numéros de la mini-série Daredevil Noir (parue de juin à septembre 2009) que Panini a regroupés – pour le marché francophone – en 1 volume : traduit par N icole D uclos et lettré par L ucia T ruccone. …. Écrite par A lexander C . I rvine, un auteur de S-F q...

Le continuum Gernsback (William Gibson)

... J e suis en ce moment en train de faire des recherches pour un articles où il sera question d' H ugo G ernsback celui que d'aucuns voient comme le "père" de la science-fiction, et pour faire une pose tout en restant dans l'ambiance si je puis dire, je viens de relire Le Continuum Gernsback la première nouvelle publiée de W illiam G ibson, l'un des maîtres du cyberpunk .   Robert McCall Or donc, permettez-mois de vous proposer cette nouvelle, traduite par M ichèle A lbaret et extraite de l'anthologie Mozart en verre miroirs en Folio SF .   Le continuum Gernsback William Gibson ... Heureusement, toute cette affaire commence à s’effacer, à n’être qu’un incident de parcours. Quand cette vision me revient, c’est de façon périphérique : simples fragments de ce chrome cher aux savants fous. Certes, il y a bien eu ce paquebot volant au-dessus de San Francisco la semaine dernière, mais il était transparent, à peine visible. Et les bolides à...

Superman vu par Black Mask

... L e premier pulp magzine nait en 1896 de la rencontre d'un homme ( F rank M unsey) et d'une idée : "les  histoires priment sur le papier sur lesquelles elles sont imprimées". Ni une ni deux F rank  M unsey applique derechef cette idée à son magazine The Argosy en utilisant le papier le plus économique de l'époque, un papier fabriqué à base de fibres de bois grossièrement agglomérées. Les 192 pages de la nouvelle formule, dont le format est de 25 centimètres par presque 18 centimètres (10x7 inches ) se remplissent d'histoires orientées vers un public plus adulte que dans la formule précédente, et de pages de publicités. Si au début les pulp magazines proposent des sommaires éclectiques, dés 1912 nombre d’entre eux se spécialisent autour d’un thème unique au titre évocateur : Ocean , ou encore Railroad Man’s Magazine dédié aux pionniers du chemin de fer, le sport, le western, les récits de guerre parfois en visant une spécialisation très pointue ...

Le Space opera vu par Edgar Rice Burroughs

             L a science-fiction (Sf), qui naît avec le roman de M ary S helley Frankenstein ou le Prométhée moderne (1818) du moins selon moi, est parfois considérée comme une littérature à thèmes, d'aucuns la voient ou la réduisent d'ailleurs à une panoplie. Ce sont des histoires dans lesquelles il y a des sociétés futures et/ou des extraterrestres, des guerres stellaires, des robots, du space opera , etc.   Pour tenter de cerner le genre en tant que littérature, on pourrait dire de la Sf qu'elle propose une explication rationnelle aux merveilles qu'elle décrit.  Mais la science-fiction c'est aussi un imaginaire qui se construit par accumulations et enrichissements successifs, comme nous le verrons.  Chaque nouvel auteur bâtit sur les acquis des précédents. L'une des clés quand on veut écrire de la science-fiction disait  P hilip K . D ick, c'est de poser une prémisse qui l'isole complètement de n...

Stormwatch Team Achilles (suite)

« Si paradoxal que cela puis paraître, celui qui veut profondément la paix, rejette tout pacifisme qui serait de la lâcheté ou de la simple préservation de sa propre tranquillité » .  Jean-Paul II le 1er janvier 1984  L’American way of war ... Après les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis , en tant que « gendarme du monde » ont réintroduit des objectifs beaucoup plus ambitieux, en termes de politique étrangère, que le retour à la paix ou l’aide à des populations martyres.  Il s’est agit dés lors pour eux, d’instaurer la démocratie dans des pays qui en étaient forts éloignés. Ce faisant, en introduisant des objectifs globaux, les Etats-Unis ont créé des adversaires nouveaux que l’on qualifie d’asymétriques, en ce sens « qu’ils pratiquent des méthodes radicalement différentes de celles des armées occidentales [..] » (Colonel M ichel G oya).  Paradoxalement, lors de sa première mission , alors que les U.S.A menaient une politique interventi...