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Affichage des articles associés au libellé Michael Marshall Smith

Frères de chair [Michael Marshall Smith / Hélène Collon]

1998 aura été, en France , une années faste pour M ichael M arshall S mith. Deux romans publiés à un mois d'intervalle, plus une nouvelle et un entretien dans la revue Ténèbres © . Tout ça, entre septembre et octobre.             Dès son premier roman, Avance rapide , ce nouveau venu m'avait définitivement accroché. Et je lui suis depuis resté fidèle. Au point de me replonger, ces derniers jours, dans son deuxième roman « Frères de chair », dont je ne gardais comme souvenirs que deux choses. Dont l'une, la « Brèche », restait encore, 20 ans après, très originale. M ichael M arshall S mith est un auteur qui a commencé par écrire des nouvelles qui ressortissent à l’horreur. Une atmosphère qui ne sera dès lors plus jamais très éloignée de ce qu'il écrira ensuite. Quand bien même serait-on dans un techno-thriller sous stéroïdes comme ici (qui, pour être tout à fait complet s'inspire d'une de ses propres nouvelle intitulée La joie de recevoir ).  ...

Voilà que l'Enfer dilate sa gorge ... [Michael Marshall Smith / Benoît Domis]

« Je le regrette. Vieillir va me manquer »              Comme la couverture du vingt-huitième numéro de la revue le dit, M ichael M arshall S mith y occupe la place de l'invité d'honneur. Article en forme de curriculum détaillé, (courte) bibliographie française, entretient, et une nouvelle, probablement l'une des toutes meilleurs que j'aie jamais lue. Bref, un excellent dossier sur l'un de mes auteurs favoris. Que j'ai eu la chance de découvrir juste au moment où il était publié en France .  D'abord Avance rapide en 1998, puis presque en même temps Frères de chair , et ensuite La proie des rêves ; trois romans Sf qui m'auront marqué durablement.  Viendront ensuite quelques nouvelles dans Galaxies donc, Ténèbres , puis, plus tard l'imposant recueil L'Homme qui dessinait des chats .   Entre-temps M ichael M arshall S mith publiera des thrillers tout aussi bons, la trilogie des Hommes de paille , so...

Nous sommes là [Michael Marshall / Benjamin Kuntzer]

Lire M ichael M arshall, c'est comme de regarder la littérature de genre au travers d'un spath d' Islande ; cette calcite a en effet la propriété de double réfraction (biréfringence). Autrement dit, tout objet vu au travers d'un morceau de spath d' Islande produit un décalage de lui-même.  S'il ne se résume pas uniquement à ça, tout l'art de M ichael M arshall tient en ce qu'il est capable de prendre un thème, un archétype, et de lui donner une nouvelle lecture en décalage avec sa nature propre. Ou du moins celle communément reconnue par les lecteurs. Et à partir de cette relecture, les extrapolations qu'imagine l'auteur tissent un roman parfois disruptif, mais toujours attrayant.  « Nous sommes là » ne déroge heureusement pas à la démarche créative que j'ai décrite.  Elle se double ici d'un flou savamment entretenu sur la nature de l'archétype en question, en plus d'une solide ironie romanesque. Laquelle veut que l...