vendredi 2 décembre 2011
Critiques 289 : REVUES VF DECEMBRE 2011
mercredi 2 novembre 2011
Critiques 279 : REVUES VF NOVEMBRE 2011
mercredi 5 octobre 2011
Critiques 268 : REVUES VF OCTOBRE 2011
MARVEL ICONS 9 :
ULTIMATE SPIDER-MAN 10 :
vendredi 2 septembre 2011
Critiques 260 : REVUES VF SEPTEMBRE 2011
lundi 1 août 2011
Critiques 248 : REVUES VF AOÛT 2011
- Rocket : Le Malentendu. Voilà un autre bouche-trou qui porte bien son titre car je me demande bien ce qu'il fait là et comment même Marvel a pu accepter de publier ces 9 pages écrites, dessinées, colorisées et lettrées par un certain Corey Lewis dont j'ai du mal à croire qu'il soit payé pour ça.
- Les Vengeurs Secrets 8 & 9 : Les Yeux du Dragon (3 & 4). Pour capturer le fils de Zheng Zu, John Steele, Max Fury et les soldats du Conseil de l'Ombre attirent Steve Rogers et ses acolytes dans un piège, permettant d'enlever Sharon Carter pour l'échanger avec Shang-Chi. Tandis que le passé commun de Rogers et Steele se révèle, la recontre entre les deux super-soldats aboutit à un combat âpre et violent, qui tourne à l'avantage de Steele. Mais Rogers n'a pas dit son dernier mot et ce, même si Shang-Chi est désormais aux mains de son père, qui compte le sacrifier...
Ed Brubaker propose deux nouveaux épisodes magistraux où il manie des ingrédients dont il est friand, avec des coups de théâtre, des intrigues, des révèlations sur le passé de ses protagonistes. La série affiche des liens directs avec Le Projet Marvels, sa mini-série sur les origines des premiers super-héros, et donne donc une perspective épatante à tous les titres écrits par le scénariste, articulés autour de Steve Rogers.
- Thunderbolts 150 : Les Retrouvailles (1). Excédé par l'indiscipline de l'équipe, Luke Cage décide, après une dernière mission, de rendre son tablier. Il écarte Moonstone et embarque le Fléau, le Fantôme et Crossbones pour une virée en compagnie de Thor, Iron Man et Steve Rogers. Le Fantôme profite du voyage pour s'échapper avec ses partenaires mais expédie tout le monde dans une dimension parallèle...
- Secret Warriors 22 : La Nuit (3). J'ai survolé cet épisode dont le dessin (de Vitti) est toujours un vrai repoussoir (exception faîte des trois dernières pages, même si elles ne sont pas extraordinaires non plus). Comment j'ai appris à me méfier d'Hickman et que ni cette série ni cette histoire ne m'ont accroché, autant zapper.
- Les Nouveaux Vengeurs 6 : Possession (6). C'est l'heure de vérité pour nos héros : Wolverine défie Agamotto dans le plan astral pour un combat à mort dont dépend la survie de notre dimension. Mais la situation, comme on pouvait le redouter, dégénère rapidement car le mutant est malmené et surtout Daniel Drumm, le frère fantôme du Dr Vaudou, se mêle à leur duel et oblige le sorcier suprême à s'engager à son tour. Tout ça ne va pas bien finir...
Retour au grand spectacle avec cet ultime chapitre de l'histoire écrite par Brian Bendis : les personnages de Wolverine et Dr Vaudou sont mis en avant et l'issue du match déjoue les règles de la happy end. En effet, le scénariste conclut son récit avec la promesse d'un troisième round magique et d'une vengeance. On pourra trouver que cet arc ait été un peu long (un épisode en moins n'aurait pas été plus mal) et mais ceux qui auront goûté à Search for the sorcerer supreme (NA, vol. 1, #51-54) et à cette Possession seront impatients d'assister à la "belle".
- Captain America 610 : Sans issue (5). Là où il avait affronté le premier Baron Zémo et péri durant le seconde guerre mondiale, Bucky retrouve le fils de son ennemi pour un nouveau duel. Mais le méchant cherche moins à vaincre physiquement le héros qu'à lui prouver son illégitimité à être Captain America, a fortiori depuis le retour de Steve Rogers...
mardi 5 juillet 2011
Critiques 243 : REVUES VF JUILLET 2011
- Spider-Man : Les Origines du Chasseur. Par Joe Kelly au scénario et Mike Mayhew au dessin.
- Spider-Man 634-636 : Chasse à mort (1 à 3/4). Par Joe Kelly au scénario et Michael Lark et Marco Checchetto (#636) au dessin.
- Spider-Man : Le Chasseur chassé (1-2/4). Par J. M. De Matteis au scénario et Max Fiumara au dessin.
Pied au plancher, Ed Brubaker poursuit son histoire en misant sur l'action dans ce nouvel épisode où l'équipe de Steve Rogers rencontre une opposition de taille, entre des ninjas et les sbires du Shadow Council. C'est terriblement efficace, on ne s'ennuie pas une seconde et on a hâte de connaître la suite. Néanmoins, comme dans le premier arc, des membres des Secret Avengers restent peu ou pas utilisés (où sont passés War Machine et Moon Knight ?), mais la présence du Prince of Orphans compense ces absences.
Mike Deodato illustre cela avec maestria, donnant à ce chapitre riche en bagarres spectaculaires une puissance expressionniste et un dynamisme fabuleux. La colorisation de Rain Breredo est splendide en prime.
Pas besoin d'être vraiment au courant des aventures de Daredevil pour apprécier quand même ces deux épisodes : dans le plus pur style inspiré des Douze Salopards, Jeff Parker propose une nouvelle fois une histoire rapide et complètement déjantée avec sa bande d'affreux jojos à laquelle il offre des victimes aussi nombreuses que sacrifiables, une armée de ninjas zombies. Plus barjo, tu meurs ! C'est digne du délire Franken-Castle de Rick Remender, aussi drôle que méchant, avec le personnage de Crossbones déchaîné (et en proie à une transformation éphémére qui promet de futurs développements).
Je m'abstiendrai de critiquer cet épisode qui m'est littéralement tombé des mains.
Brian Bendis relance son intrigue de la plus surprenante et la plus drôle des manières par un boutade formulée par Spider-Man, plein de bon sens malgré sa fantaisie. Le procédé est déroutant et détourne les codes du récit super-héroïque mais est caractéristique de la méthode du scénariste qui n'aime rien tant que musarder avec le genre, tout en assurant le quota de spectacle (même si cet épisode est plus calme et s'appuie sur les dialogues). Le choix du Dr Vaudou indique qu'il est davantage motivé par sa relation fraternelle que par sa responsabilité de sorcier suprême, ce qui augure d'un dénouement incertain.
Ed Brubaker ne lâche pas la pression et continue de rédiger un arc palpitant, moins d'ailleurs pour ce qu'il montre (des scènes d'action très efficaces) que pour ce qui se dit (l'impulsivité de Barnes, le manque de confiance que lui témoignent Rogers et le Faucon). Son héros est plus que jamais écrasé par son passé et son héritage, encore plus maintenant que Rogers le supervise et que Zémo le persécute. C'est intense et impeccable.
Butch Guice continue lui aussi à livrer des planches de haute tenue, sous influence John Buscema, malgré un encrage inégal (surtout quand Drew Hennessy est à l'oeuvre). Mais le résultat est très efficace.
La vérité, c'est qu'Hickman n'a ni l'humour de Lee, ni le sens de l'action de Kirby, encore moins le "sens of wonder" de Byrne : ce qu'il écrit est mou, sans esprit, confus, plus emberlificoté qu'ambitieux. S'il renonçait à écrire une histoire au développement au long cours pour se concentrer sur un propos plus humble et nerveux, où il ne s'intéresserait pas qu'à Red Richards, alors, oui, ce serait intéressant. En l'état, c'est ennuyeux, bavard, pompeux.
Pour ne rien arranger, il faut en plus supporter les illustrations affreuses de Neil Edwards... Une vraie purge !
jeudi 2 juin 2011
Critiques 234 : REVUES VF JUIN 2011
Non. Non, merci, sans façon.
MARVEL ICONS HORS-SERIE 21 :
- Steve Rogers, Le Super-Soldat (1-4/4).
Steve Rogers enquête dans la principauté de Madripoor sur un certain Jacob Erskine, qui a emprunté le patronyme de l'inventeur du sérum du super-soldat et dont la véritable identité est Jacob Paxton. Tyler Paxton faisait partie du programme de "l'Opération Renaissance" réunissant dans les années 40 les volontaires pour devenir Captain America. Jacob a, d'après le MI-13 (l'équivalent anglais du SHIELD), réussi à reproduire le sérum du super-soldat et voudrait le vendre au plus offrant. Mais Rogers va découvrir que la vérité est plus complexe et devra faire face à un vieil ennemi...
Si cette mini-série n'est pas directement une histoire de Captain America (le pseudonyme, le costume et le bouclier sont désormais portés par Bucky Barnes), Ed Brubaker en fait quand même une partie intégrante de son run sur le vengeur étoilé, et in fine la rattache aussi aux Vengeurs Secrets (Sharon Carter et le Fauve, mais aussi le Conseil de l'Ombre y font des apparitions).
Depuis qu'il préside au destin de Steve Rogers, via la série Captain America ou des titres périphériques comme Le Projet Marvels, une scène hante Ed Brubaker, celle qui a vu naître le super-soldat et mourir son créateur. Il revient fréquemment à cet instant originel comme si elle était la clé pour comprendre et développer éternellement le personnage et ses aventures. Ce récit parallèle y est encore une fois organiquement lié et Rogers l'avoue lui-même au début ("Je pense trop à mes origines ces derniers temps"). Mais c'est dans son passé, quasiment toujours, qu'il trouve la solution à ses enquêtes ou les ressources pour se sortir de ses ennuis.
Steve Rogers : Super Soldier (en vo) est une mini-série très efficace, mélangeant parfaitement le récit d'espionnage et d'action, et on ne s'ennuie pas une seconde en la lisant. A l'image du héros qui en creusant ses origines et en tombant le masque, la découverte de son véritable ennemi relève aussi d'un jeu sur les apparences. Ce mix d'éléments rétros et actuels est imparable et confirme Brubaker comme un conteur hors pair.
Pour la première fois, le scénariste collabore avec Dale Eaglesham, qui a dessiné ces épisodes après son passage (trop court) sur Fantastic Four : coutumier des personnages massifs et des femmes aux allures de pin-up, au charme à l'ancienne, son style convient parfaitement à cette histoire, où comme pour les FF, il n'est pas encré mais secondé par un coloriste (ici Andy Troy). Il livre une prestation solide, aux vignettes composées avec beaucoup de détails mais en nombre restreint par page, ce qui donne une lecture à la fois rapide et riche.
*
Bilan : très satisfaisant - un hors-série très recommandable pour les fans de Brubaker, Eaglesham et/ou le Commandant Rogers (dont le dénouement laisse supposer une suite).