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vendredi 2 décembre 2011

Critiques 289 : REVUES VF DECEMBRE 2011


Marvel Heroes 11 :

- Les Vengeurs 12.1 : Le Chevalier de l'Espace. Spider-Woman, en mission secrète pour le S.W.O.R.D. (l'équivalent du S.H.I.E.L.D. pour les menaces aliens), découvre une armure au fond d'une grotte. Mais celle-ci est également convoîtée par l'Intelligentsia, ce groupuscule de vilains mené par le Penseur Fou et le Sorcier (avec M.O.D.O.K., le Fantôme Rouge, Klaw...) qui kidnappe la super-héroïne. L'Agent Brand, sa supérieure, demande alors l'aide des diverses équipes de Vengeurs pour retrouver son employée et leur amie. Ils retrouvent facilement sa piste mais vont se retrouver face-à-face avec une vieille (et désagrèable) connaissance...

Cet épisode spécial, plus long que d'habitude (une trentaine de pages), était originellement conçu dans le cadre de l'opération ".1" par laquelle Marvel voulait offrir à de potentiels nouveaux lecteurs une entrée facile pour leurs séries-phares. Brian Bendis s'acquitte de la tâche avec une malice certaine puisqu'il en profite aussi pour poser la base d'une future saga (dans le cadre d'une future opération baptisée... "Point One"), à paraître dans quelques mois.
Pour la peine, le scénariste convoque un impressionnant aéropage de héros, mais sans s'en servir complètement (en prévision pour la suite ?). Néanmoins, l'histoire est efficacement menée et sa conclusion promet un second acte spectaculaire, avec le retour d'un vieil ennemi des Vengeurs.

L'autre "attraction" de cet épisode est la présence au dessin de Bryan Hitch, qui fait à nouveau équipe avec Bendis (après le "Finale" de New Avengers, volume 1, et avant le futur "Point One"). Encré par Paul Neary (comme à l'époque glorieuse des Ultimates), l'artiste livre des planches puissantes, sans toutefois retrouver toute son explosivité d'antan (mais Hitch l'a retrouvera-t-il jamais ?).

- Les Vengeurs 13 : Fear itself (1). A travers une succession rapide de témoignages de divers Vengeurs, et à plusieurs époques différentes, les héros font le point sur leur rôle social, leur valeur symbolique, mais aussi sur l'impact des évènements de la saga Fear Itself. Et entre quelques moments légers, la gravité finit par l'emporter, suggérant que le conflit a laissé des traces profondes et durables...

Dans cet épisode annexe à la saga Fear Itself - un des rares events qu'il n'a pas écrit -, Bendis doit tenir compte d'une histoire impliquant ses personnages sans trop en dire mais en faisant comprendre que la situation (individuelle ou plus générale) de ses héros est impactée.
Le moyen auquel a recours Bendis est particulièrement habile et nécessite une certaine attention car il rappelle des scènes du passé (visibles au costume porté par l'un ou l'autre - comme Captain America/Steve Rogers), du présent et du futur, via une série de témoignages. Il ponctue ces vignettes par une séquence dans les ruines d'Asgard, juste avant qu'Odin n'ordonne à ses sujets de quitter la Terre : c'est l'occasion de mettre en scène le rapprochement entre deux membres de l'équipe, amené à se développer.
Le dialogue est brillant et le rythme imparable tout en conservant à l'épisode une étonnante densité.

Au dessin, Chris Bachalo, dont je suis pourtant loin d'être un fan, livre une copie inspirée, visiblement bien guidé par un script détaillé. Lorsque ses délires visuels sont contenus, cet artiste peut encore produire des planches intéressantes et lisibles (même s'il lui manque un grand encreur, comme à l'époque où Mark Buckingham l'assistait sur Death ou Génération X).
    *
- Loki (Journey into Mystery 622) : Voyage vers l'inconnu (1). Réincarné dans le corps d'un jeune voyou adolescent, Loki a donc recouvré la vie et une partie de sa mémoire grâce à Thor, après avoir été exécuté par Sentry (lors de la saga Siege). Il va découvrir de nouveaux secrets et une nouvelle voie à suivre grâce à une série d'énigmes, tout en s'efforçant de regagner le confiance des asgardiens - et alors qu'Odin ordonne le retrait de ses sujets de la Terre...

La série Thor s'apprêtant à un nouveau relaunch (sous le titre Mighty Thor, par Matt Fraction et Olivier Coipel) et déménageant dans une nouvelle revue ("Avengers", à partir de Janvier 2012), "Marvel Heroes" accueille donc le titre "historique" Journey Into Mystery où apparut le dieu du tonnerre... Mais dont Loki est devenu la vedette.
Le dieu du mensonge a à présent l'apparence d'un adolescent et son statut reste mystérieux : va-t-il continuer à comploter contre Asgard, dont il a provoqué la chute dans la saga Siege ? Ou profiter de cette nouvelle incarnation, particulièrement inattendue, pour vraiment changer (et si oui, dans quelle mesure, à quelle fin) ?
Cet épisode écrit par Kieron Gillen (qui avait brièvement succédé à J. Michael Straczynski sur Thor) est une divine surprise et donne vraiment envie de suivre cette série. L'écriture est étonnamment fluide et sophistiquée, le héros immédiatement accrocheur, et bien que le titre redémarre en étant attaché au crossover Fear Itself, l'intrigue est prenante car le point de vue est original.

Doug Braithwaite illustre, assisté par Ulises Arreola qui utilise une colorisation directe, dans une palette pastellisée de toute beauté. Le traitement graphique singulier participe pleinement au charme de l'entreprise sans être lourdement esthétisant.
Voilà une pépite à la traduction bienvenue !
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- Captain America 616 : Ombres opaques. La pagination de la revue étant déformée par la taille de l'épisode spécial des Vengeurs, Panini a cru bon de boucler le sommaire par cette back-up de Captain America (dont la parution se déroule actuellement dans des hors-séries avant que la série ne s'installe, comme Thor, dans la nouvelle revue "Avengers").

Ce complèment de programme est totalement dispensable, surtout quand on découvre la nullité de son propos et la mocheté de ses dessins, toutes deux infligées par Howard Chaykin, dont on se demande pourquoi Marvel continue à l'employer.
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Bilan : très positif - j'avais précipitamment abandonné cette revue (lui préférant, à tort, "Marvel Stars"), mais j'y reviens avec plaisir, et sinon pour de bon, en tout cas certainement pour un bon moment. 
Marvel Icons 11 :

- Les Nouveaux Vengeurs 12 : Infinité (4). De nos jours, les Nouveaux Vengeurs s'apprêtent à interroger un membre du HAMMER qu'ils ont capturé tandis que Mockingbird est à l'hôpital dans un état grave...
En 1959, les Vengeurs de Nick Fury affronte Crâne Rouge et le Captain America qu'il a créé...

Ce nouvel épisode confirme que cet arc est décevant et décousu : Brian Bendis échoue à donner de la tension à son double récit, entre passé et présent, et le lien entre les deux époques n'est toujours pas révèlé - sans qu'on n'attende quoi que ce soit. On peut raisonnablement penser qu'il s'agit de l'histoire la plus faible depuis le tout début de la série, et même les dialogues manquent d'inspiration.

Graphiquement, c'est d'autant plus pénible que, ce mois-ci, il y a plus de planches réalisées par Howard Chaykin que par Mike Deodato. Que dire de plus ? Rien sinon que j'ai hâte que cette saga se termine.
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- Iron Man 502-503 : Régénération (2-3) + Comment j'ai rencontré ta mère + Prologue. En découvrant qu'Iron Man affrontait le Dr Octopus (ennemi peu usité dans cette série, il s'agit davantage d'un adversaire historique de Spider-Man), je me suis penché sur ces deux épisodes.
Surprise : ce n'est pas désagrèable, avant tout parce que Matt Fraction boucle rapidement son affaire, ce qui rompt avantageusement avec ses arcs interminables.

 Doc Ock menace de faire sauter une bombe nuclèaire si Stark ne le guérit pas de ses lésions cérébrales, prétexte en vérité pour l'humilier en l'obligeant à admettre son infériorité intellectuelle.

Néanmoins, rien d'exceptionnel non plus : le dénouement manque cruellement d'intensité, les dialogues de punch. Mais Fraction serait bien inspiré de continuer à concevoir des intrigues aussi courtes.

Marvel, lui, serait bien inspiré de dégager Salvador Larroca, dont les dessins sont toujours aussi accablants.

Deux appendices agrèmentent le programme : 9 pages dessinées par Chaykin (encore !... Hélas !) et 7 par Barry Kitson, qui annocent la publication du spin-off Iron Man 2.0 (avec War Machine en vedette), et qui sera publié dans un hors série. Tout cela est complètement dispensable et seulement édité pour assurer la pagination habituelle de la revue, dont le sommaire est toujours altéré.
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- Les Quatre Fantastiques : Oncles. Cette back-up à l'épisode 588 (le dernier de la série régulière) met en scène Spider-Man et Franklin Richards, qui ont désormais en commun d'avoir tous deux perdu leur oncle (Ben pour le premier, Johnny Storm pour le second).

Jonathan Hickman réussit à écrire une annexe simple et touchante, sobrement dialoguée, qui tranche avec bonheur avec ses scripts ampoulés et mous. Comme Fraction, il gagnerait fortement à miser sur des histoires centrés sur les personnages et moins sur des intrigues au long cours.

Mark Brooks illustre ceci très joliment, avec une belle colorisation de Paul Mounts.
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Bilan : la revue traverse un creux, entre sommaire anarchique et séries peu inspirées. Espérons que le prochain arc de New Avengers (en Fèvrier) et l'arrivée de la nouvelle série FF (le mois prochain) vont remonter le niveau.

Spider-Man Hors-Série 36 :

- La Chatte Noire : Chasseurs de trophées (1-4/4). La Chatte Noire croise lors d'un cambriolage dans un musée un autre voleur qui va bientôt la faire chanter en l'obligeant à commettre des vols sinon il exécutera sa mère. Felicia Hardy découvre progressivement que les commanditaires du maître-chanteur sont la famille Kraven en train de comploter contre Spider-Man...
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Cette mini-série a été publiée d'Août à Décembre 2010 (le dernier épisode paraissant deux mois après le troisième) en parallèle à la saga Grim Hunt (Chasse à mort en vf, écrite par Joe Kelly et dessinée par Michael Lark et Marco Checchetto) de la série Amazing Spider-Man. On y trouve en effet une partie de la toile de fond, avec les Kravinoff préparant le sacrifice du Tisseur pour ressuciter Kraven le chasseur. Pourtant, ces éléments ne gênent en rien la compréhension de cette histoire.
Jen Van Meter anime avec habileté la créature créée par Marv Wolfman et Keith Pollard en 1979 : Black Cat était à l'origine un vague décalque de la Catwoman de DC, mais le personnage a traversé régulièrement les aventures de Spider-Man avec qui elle entretient une relation à la "je t'aime, moi non plus" piquante et parfois dramatique (comme dans des épisodes des années 80 écrits par Roger Stern ou plus par Kevin Smith).
La dualité de l'héroïne est bien exploitée dans ce récit où ses talents de voleuse qui porte la poisse à ses adversaire lui permettent de sortir sa mère d'un mauvais pas. Le scénario est rythmé, avec de l'humour, une voix-off sobre et des dialogues bien troussés.
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Les dessins sont le fait de Javier Pulido, talentueux espagnol, trop discret (il a signé de superbes épisodes de Human Target chez Vertigo et assisté Marcos Martin sur Spider-Man). Son style épuré et élégant convient parfaitement à cette histoire, et même quand il est épaulé par Javier Rodriguez (sur les dernières pages des épisodes 2 et 3), la différence est quasi-imperceptible. La colorisation de Matt Holligsworth (et Javier Rodriguez sur l'épisode 3) est au diapason, simple et sobre.
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Bilan : très positif - on peut remercier Panini d'avoir, malgré le décalage avec la revue "Spider-Man", édité cette mini-série rafraîchissante.
Ultimate Spider-Man 11 :

- Ultimate Spider-Man 155-157 : La mort de Spider-Man (Prélude 3 + Pt 1-2). J. Jonah Jameson, qui connaît désormais la double identité de Peter Parker, accepte de le réintégrer au Daily Bugle en échange de l'exclusivité sur ses photos quand il agira sous le masque de Spider-Man. Après avoir retrouvé, lors d'une bagarre contre des malfrats, Kitty Pryde, Peter l'invite chez sa tante May où celle-ci et ses locataires (Bobby Drake/Iceberg, Johnny Storm/la Torche, Mary-Jane Watson...) ont préparé une fête pour son 16ème anniversaire.
Peu après, Norman Osborn/le Super-Bouffon réussit à s'évader du Triskelion et entraîne avec lui Electro, l'Homme-Sable, Kraven le chasseur, le Vautour et le Dr Octopus. Spider-Man part à leur recherche sans les trouver alors que les deux équipes des Ultimates s'affrontent. Nick Fury a chargé le Punisher d'abattre Captain America durant le combat et le Tisseur décide de s'interposer...

La série entame sa dernière ligne droite avant son relaunch, et après un troisième prologue, Brian Bendis met en place les éléments qui vont décider du destin de son héros - destin qui s'annonce sombre, comme l'indique le titre de l'histoire et que vient confirmer la dernière page (saisissante) de l'épisode 657. Lorsqu'on sait que dans l'univers Ultimate, les personnages condamnés ne ressucitent pas, l'issue (annoncée clairement ici) compte finalement moins que les moyens d'y arriver.
Bendis affiche une forme dont la constance sur ce titre a de quoi épater même ses plus hargneux détracteurs. Le 3ème prologue en témoigne, merveille d'écriture intimiste où chaque dialogue sonne vrai, chaque situation est d'une justesse imparable. Pour ce chapitre, il est accompagné au dessin par Chris Samnee : le talent de l'artiste est connu (en tout cas pour ceux qui n'ont pas raté Thor the mighty avenger, par exemple) mais il n'empêche qu'il signe peut-être le plus bel épisode de toute la série (oui, même au-dessus d'Immonen et Pichelli). La subtilité de ses expressions, la fluidité de son découpage, l'élégance de son trait, tout enchante !

Puis, donc, l'intrigue de La mort de Spider-Man est engagée : Bendis mène son affaire tambour battant en convoquant les ennemis les plus emblématiques du héros mais aussi les Ultimates (officiels de Carol Danvers et clandestins de Nick Fury), dont la confrontation va impacter brutalement la trajectoire du Tisseur. La convergence attendue des deux récits (le sort des fugitifs et l'issue de la lutte entre les super-soldats) promet énormèment.
Mark Bagley, qui avait quitté USM (et peu après Marvel pour une aventure peu concluante chez DC) il y a quatre ans, renoue avec la série comme s'il ne l'avait jamais quitté. Encré par Andy Lanning, le dessinateur n'a rien perdu de sa vivacité et, même si, comme moi, on n'est pas toujours client de ce qu'il fait, il faut avouer qu'il est là comme un poisson dans l'eau.
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Bilan : LA revue du mois - le récit est emballant et mis en image de manière imparable, avec mention pour la contribution (formidable et superbe) de Chris Samnee.

mercredi 2 novembre 2011

Critiques 279 : REVUES VF NOVEMBRE 2011

   
Marvel Icons 10 :

- Les Nouveaux Vengeurs 10-11 : Infinité (2-3). En 1959, Nick Fury et "Dum Dum" Dugan recrutent leur équipe de Vengeurs : Dents-de-sabre, Namora, Kraven, Dominic Fortune, Ulysses Bloodstone et Silver Sable sont engagés pour chasser Crâne Rouge (version 50's aka Albert Malik) qui prépare l'avènement du IVème Reich.
De nos jours, les Nouveaux Vengeurs affrontent la faction du HAMMER contre laquelle Victoria Hand les a envoyés. Mockingbird est gravement blessée lors de l'assaut et Supéria, la nouvelle meneuse de l'organisation, inflige une sévère correction à l'équipe.

Brian Bendis continue d'alterner passé et présent dans ce récit qui, c'est certain, ne restera pas comme un des arcs les plus inspirés de la série (sauf redressement final miraculeux). Comme un signe de la faiblesse de l'histoire, même les dialogues, d'habitude bien troussés, sont moins savoureux, et les flashbacks incessants parasitent plus l'action qu'ils n'entretiennent le suspense.

A la décharge de Bendis, la partie graphique n'aide pas à apprécier ce qu'il raconte : si les planches de Mike Deodato sont de bonne facture, même si on sent que le brésilien en est encore à se refamiliariser avec des personnages qu'il n'a pas dessinés depuis 5 ans, les passages mises en image par Howard Chaykin sont vraiment difficiles à supporter (sans parler de la colorisation immonde d'Edgar Delgado).
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- Iron Man 500.1-501 : Comment c'était, qu'est-ce qui s'est passé et comment c'est maintenant ? - Régénération (1). Pour répondre à la question posée dans le premier titre et rédiger une critique rapide : c'était une bonne série, elle a été confiée au mauvais scénariste et à un dessinateur abominable et c'est devenue une vraie m...
Je doute donc qu'une régénération ait lieu tant que cette équipe créative reste aux commandes.
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Bilan : ce n'est pas un bon mois - New Avengers n'est pas en forme, et la double ration d'Iron Man me reste sur l'estomac. Mauvaise période pour "Icons". 

mercredi 5 octobre 2011

Critiques 268 : REVUES VF OCTOBRE 2011


MARVEL ICONS 9 :

- Les Nouveaux Vengeurs 8 et 9 : Soirée Intime et Infinité (1). Luke Cage et Jessica Jones comptent passer une soirée en tête en tête, au cours de laquelle il est surtout question pour la jeune femme de décider si elle doit redevenir une super-héroïne et donc un membre actif des Nouveaux Vengeurs. Mais l'irruption d'un Doombot gâche ce rendez-vous romantique... A moins qu'il ne motive le choix de Jessica ?
Ensuite, l'équipe enquête sur une milice formée par d'ex-agents du H.A.M.M.E.R. et dirigée par une certaine Supéria. L'assaut connaît une conséquence dramatique pour un des Nouveaux Vengeurs. En 1959, Nick Fury chassait d'anciens nazis à Cuba lorsqu'il est rappelé à Washington pour un projet appelé "L'initiative Vengeurs", trois avant la formation de la célèbre équipe...

Le premier épisode du moins est à nouveau un "one-shot" (comme celui du mois dernier avec la paie des héros et le recrutement de la baby-sitter) et met en avant le couple Cage-Jones, les personnages fêtiches de Brian Bendis. Leur dialogue, finement écrit, souligne le dilemme de la jeune femme, devenue épouse et mère, à reprendre son rôle de justicière, à présent qu'elle n'est plus dans la clandestinité. C'est l'occasion d'échanges bien sentis entre les amants, avec de bons mots (comme la suggestion insistante de Luke de surnommer sa femme Power Woman, puisqu'il a été Power Man).
Ce chapitre est illustré par Daniel Acuña, qui avait signé quelques planches durant le crossover Siege : son style coloré, expressif, sied parfaitement à la série et on peut regretter qu'il n'y soit que de passage (mais il dessinera de futurs épisodes d'Avengers).
Le second épisode narre en parallèle deux intrigues pour l'instant sans lien apparent, avec d'une part des barbouzeries dans les 50's auxquelles est mêlé Nick Fury et évoquant une équipe de Vengeurs antérieure à celle fondé par Iron Man, Thor et Ant-Man ; et d'autre part la mise à jour d'une faction du HAMMER encore active par les New Avengers - lors de la bataille qui est rapidement déclenchée, un des héros semble promis à un sort funeste... Tout ça est fort intriguant et accrocheur.
Graphiquement, en revanche, il faut composer avec des planches dessinées par Howard Chaykin (une des idôles de Bendis, qui a participé officieusement à la rédaction du scénario), d'une rare laideur, pour la partie flash-back, et des pages, plus réussies et efficaces, de Mike Deodato, qui devient donc le nouvel artiste régulier de la série (cinq ans après son premier passage pour l'arc The Collective, NA #16-20).
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- Iron Man 32-33 et 500 : Encore la fin du monde avec ton amie Pepper Potts - Bonjour, Tony et Le nouvel âge de fer.
Moi qui ne lis plus Iron Man depuis des lustres, j'ai surmonté mon aversion pour découvrir cette suite d'épisodes qui marquent la renumérotation de la série (renumérotation incorrecte d'ailleurs puisqu'il y a eu plus de 500 épisodes publiés depuis l'apparition d'Iron Man, mais bon...). Le programme est consistant puisqu'il y a plus de 70 pages pour "fêter" ça.

Les deux premiers segments (#32-33) sont de courts récits mettant en scène Pepper Potts et Tony Stark : Matt Fraction explore une veine onirique avant de s'essayer à l'exercice du " ' Nuff said" (un épisode muet donc) avec la complicité de Jamie McKelvie au dessin. Ce n'est pas désagrèable mais dans les deux cas, on ne dépasse pas le gadget : dommage pour une fois que le scénariste expérimentait.
Puis le n°500 est un gros morceau de 56 pages se déroulant entre présent et futur (apocalyptique, ça va de soi) : aujourd'hui, Tony Stark requiert l'aide de Peter Parker (et sans qu'il s'en souvienne et ne le sache de Spider-Man) pour empêcher de jeunes fanatiques se réclamant de l'Homme aux échasses (un des super-vilain les plus ridicules de Marvel mais qui n'apparaît pas ici) de commettre des attentats pour renvoyer le monde à l'âge de pierre. Fraction ne convainc guère avec cet erstaz de suspense fondé sur l'amnésie de Stark et une team-up avec Spidey, et pour ne rien arranger, Salvador Larroca illustre, donc c'est laid.
Dans le futur, la situation est bien plus mal engagée : la terre est dévastée par le Mandarin qui a corrompu la technologie Stark (Stark étant devenu son otage) et le salut ne peut venir que de la fille de Tony, Ginny (apparemment fruit de son union avec Mme Masque). A défaut d'être passionnante, cette histoire possède du nerf, ce qui est suffisamment rare chez Fraction pour être salué, et bénéficie d'illustrations audacieuses (Nathan Fox, Carmine Di Giandomenico et surtout le trop rare Kano).
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Bilan : honnête - les Nouveaux Vengeurs continuent de porter la revue, Iron Man s'offre une (grosse) parenthèse qui change agrèablement. Le mois prochain, même menu avec double ration de ces deux titres pour coller avec le début de la vf de l'event Fear Itself.   


ULTIMATE SPIDER-MAN 10 :

- Ultimate Spider-Man 153-154 : La mort de Spider-Man (Prélude 1-2). Black Cat a subtilisé la Clé du Zodiaque à Mystério, qui a abattu le Caïd pour la récupérer et contrôler son empire criminel. Ignorant le formidable pouvoir de cet instrument, la voleuse provoque d'énormes dégâts en voulant se débarrasser de Mystério, ce qui attire évidemment l'attention de Spider-Man et Iron Man - ce dernier ayant pour mission de former le tisseur au métier de super-héros sur ordre du SHIELD.

Brian Michael Bendis entame avec ces deux épisodes la fin programmée du deuxième volume (qui a repris la numérotation d'origine après avoir été relaunché suite au crossover Ultimatum) de sa série fêtiche (il l'anime en effet depuis sa création). Le titre affiché sur la couverture annonce la couleur : le tisseur de l'univers Ultimate va mourir et on sait que dans cette collection, ceux qui tombent ne reviennent pas... Même si la série va rebondir pour un troisième volume, toujours écrit par Bendis, mais avec un nouveau héros ! Le prélude auquel nous assistons se composera en fait de trois chapitres puis sera suivi d'un arc en cinq parties, ce qui nous ménera au # 160. 
Le scénariste, qui est aussi apprécié qu'haï par les fans de comics (les uns aimant sa vision en rupture avec les canons du genre, les autres le détestant justement parce qu'il ne respecte pas la tradition), a cependant souvent réconcilié la plupart des lecteurs avec USM. Il faut admettre qu'il a donné à cette version de Spidey une fraîcheur et du nerf, et les deux épisodes de ce numéro le confirment, alternant des plages aux dialogues enlevés et des scènes d'action éclatantes, avec en prime des relations très vivantes entre les personnages.

Graphiquement, malgré quatre artistes différents, le résultat demeure très agrèable à lire, en particulier les planches signées par Sara Pichelli (la future artiste régulière du vol. 3), dont le trait souple et expressif est une merveille. Lan Medina illustre seulement les quatre premières pages du premier épisode. Puis Elena Casagrande intervient plus largement dans le second (réussissant notamment une fabuleuse double page de 25 vignettes !). Enfin, David Lafuente fait ses adieux sans éclat (son trait déjà influencé par les mangas est de plus en plus torché, les décors sont le plus souvent absents).

Bilan : enthousiasmant - avec le retour imminent de Mark Bagley, de retour chez Marvel, cet arc ultime promet beaucoup (tout comme les previews du volume 3). 

vendredi 2 septembre 2011

Critiques 260 : REVUES VF SEPTEMBRE 2011

X-MEN 7 :

- X-Men Legacy 240 & 241 : Collision (3 & 4/4). En Inde où ils ont accompagné Paras Gavaskar voir ses parents, Magnéto et Malicia ont rencontré Luz, une jeune mutante qui a fugué. Elle est recherchée par ses pairs, les Enfants de la Crypte, avec lesquels les X-Men ont déjà eu maille à partir et qui compte se servir de Magnéto et Luz pour alimenter une machine essentielle à leur survie. Mais s'en prendre au maître du magnétisme n'est pas une bonne idée...



Mike Carey conclut avec ses deux nouveaux épisodes cette brêve aventure : cette concision, plutôt rare de nos jours, est à mettre à son crédit car elle lui permet de maintenir une tension dans son récit où des X-Men expérimentés (Malicia et Magnéto) ou non (les élèves emmenés avec eux en Inde) ont fort à faire avec des ennemis coriaces. Cela suffit-il à faire une histoire intéressante ? Pas vraiment, il faut l'avouer, car si Carey ne traîne pas en route et conclut d'une manière qui peut laisser croire à une suite, l'affrontement entre les héros et leurs adversaires est trop expéditif pour ne pas être frustrant. Qui plus, en dehors de Magnéto et Malicia, que Carey sait animer comme personne, en leur donnant une charge érotique étonnante, le reste du casting manque de relief ou de place pour donner sa pleine mesure.

Restent les planches superbes de Clay Mann, assurèment le dessinateur qui sait le mieux valoriser les scripts de Carey avec ces personnages. Tom Raney lui a prêté main-forte en signant 9 planches qui, même dans un style différent (et que j'apprécie moins), s'intègrent assez bien.

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- X-Men 531 : Quarantaine (2). La grippe continue de diminuer physiquement les mutants sur Utopia, les X-Men conduits par Tornade et Angel à San Francisco rencontrent les créatures de John Sublime en défiant l'homme multiple qui sème la terreur dans Chinatown, et Fantomex joue un sale tour à Emma Frost alors qu'elle confiait à Kitty Pryde la raison de son ressentiment envers son prisonnier, Sebastian Shaw...



Ni Matt Fraction (qui a imaginé l'intrigue) ni Kieron Gillen (qui l'a dialogué) ne sont capables de traduire les ambiances des différentes lignes narratives : impossible de s'inquiéter vraiment pour les malades sur Utopia, d'être surpris par ce qui se joue à San Francisco ou même de se préoccuper de ce qui se passe dans le vaisseau de Fantomex. Comme pris d'un étrange sursaut de lucidité, ce dernier réplique d'ailleurs, en libérant Shaw (et donc en provoquant un futur combat) : "je nous ai évité (oui, sans "s", car la conjugaison n'est visiblement pas le fort de la traductrice Nicole Duclos) encore six heures de "pauvre de moi"." Néanmoins, la suite se déroulera sans moi : il reste encore trois chapitres avant la fin de cet arc (publiés le mois prochain) !

Les "dessins" toujours aussi outrageusement photoshopés de Greg Land sont incroyablement décalés par rapport à "l'action" : alors que tous les héros sont dans la panade, ils sourient niaisement et sans arrêt, en adoptant des postures dont le manque de naturel finit par provoquer des ricanements nerveux.

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- Les Nouveaux Mutants 17 : La Chute (3). Magie entraîne ses co-équipiers dans les lîmbes pour en découdre avec le général Ulysses et commence alors à y affronter ses soldats transformés...



Là, aussi, narrativement, ce n'est pas fameux : Zeb Wells fait traîner les choses sans que le récit y gagne quoi que ce soit en termes de suspense. Cela commence à s'animer aux toutes dernières pages, ce qui est très frustrant.


Leonard Kirk sauve presque les meubles en livrant des planches très dynamiques et complètes, où les personnages sont aussi soignés que les décors et mis en valeur par la colorisation des studios Guru FX. Mais l'artiste mériterait mieux que cette histoire mollassonne.

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Bilan : décevant - j'étais revenu pour Legacy qui n'a pas tenu ses promesses. La qualité des dessins de Clay Mann et de Leonard Kirk restent les seuls motifs de satisfaction d'une revue où les mutants sont bien mal servis. MARVEL STARS 8 :

- Les Vengeurs Secrets 10 : Les Yeux du Dragon (5). Shang-Chi est sur le point d'être sacrifié par son père, pour que celui-ci ressucite définitivement, en présence des cadres du Conseil de l'Ombre (Thorndrake, Max Fury et John Steele). Les Vengeurs Secrets, dont Moon Knight a infiltré les rangs ennemis, interviennent...

La fin de cet arc s'avère décevante et presque bâclée, chose rare avec Ed Brubaker. La faute en incombe moins au côté convenu du dénouement (on se doute bien que les Vengeurs Secrets vont gagner, quand bien même ils n'arrêtent pas tous leurs ennemis) mais au fait que l'équipe de héros fonctionne moins bien. Il est évident en effet que Brubaker peine non seulement à bien employer tous les membres du groupe mais à leur donner également une bonne dynamique : le Fauve est carrèment absent de cet épisode, War Machine est inutile, Black Widow et Moon Knight font de la figuration comme le Prince des Orphelins... C'est dommage de voir des personnages avec un tel potentiel dans les mains d'un si bon auteur aussi pauvrement mis en scène. Là où l'arc précédent possédait une vraie énergie, sans être renversant, celui-ci promettait davantage sans être aussi efficace.

Mike Deodato, apparemment en retard, n'a dessiné qu'un peu plus de la moitié de l'épisode, le reste étant illustré par Will Conrad, dans un style similaire quoique bien moins puissant. Là aussi, c'est décevant car on sent que l'artiste a abandonné le navire en même temps que son scénariste (Brubaker a encore écrit deux épisodes, mais en fin de compte, il ne sera resté qu'un an sur un titre qu'il a lancé).

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- Thunderbolts 150 : Retrouvailles (2). Steve Rogers, Thor, Iron Man et Luke Cage raisonnent Crossbones, le Fléau et le Fantôme avec lesquels ils ont échoué accidentellement dans une dimension parallèle...

La deuxième partie du 150ème épisode de la série (découpée par Paninicomics de manière aussi maladroite qu'injustifiée) est une longue baston qui souligne les faiblesses désormais plus gênantes que divertissantes de Jeff Parker. Le côté débraillé et déjanté du titre tel qu'il l'a mené depuis le début de l'Heroic Age a progressivement fait place à une espèce de délire de plus en plus grotesque, où la vilainie des personnages sert de prétexte à des intrigues grossières. Ce n'importe quoi narratif était rigolo et ne portait pas à conséquence, était même rafraîchissant, mais ne mène nulle part, sinon à une surenchère idiote, de moins en moins drôle.

Quant au dessin de Kev Walker, il ne m'a jamais convaincu et pas plus cette fois que les précédentes : pratiquement pas de décors et quand il y en a, plus suggérés que traîtés, des personnages moches, réduits à des caricatures inexpressives, à la gestuelle sommaire, le tout découpé à la va-comme-je-te-pousse.

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- Secret Warriors 23 & 24 : Renaissance & Les Petits Rouages. Double dose de SW = double-peine. Merci bien, mais la revue a déjà été assez décevante comme ça pour que je m'épargne ça.

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Bilan : je vais arrêter les frais. J'achetai "Marvel Stars" surtout pour Secret Avengers, mais ce n'est plus à la hauteur. Cette revue aurait pu être un vrai must-have mais de reprogrammations en contenus à la qualité plus que variable, elle est devenue une dépense dispensable. MARVEL ICONS 8 :

- Les Nouveaux Vengeurs 7. La bataille contre Agamotto a laissé des traces et des questions en suspens : le manoir des Vengeurs a souffert et il faut payer la facture (sauf que Luke Cage est fauché) ; ensuite il faut régler le sort de l'équipe, que Steve Rogers tient à salarier (sauf que Luke Cage n'est pas d'accord) ; enfin il faut trouver une nounou pour le fils de Luke Cage et Jessica Jones (mais une super-nanny !)...

Brian Bendis signe un excellent épisode de transition mais moins accessoire qu'on peut le penser. En effet, s'il n'y a pas d'action spectaculaire au programme, l'histoire aborde des problèmes matériels souvent évacués dans les comics super-héroïques : par exemple, le rapport à l'argent, traduit ici sur plusieurs plans - il faut réparer le manoir, assurer une rétribution aux membres du groupe (après tout, pourquoi accepterait-il 1/ de suivre les règles de Luke Cage et 2/ de travailler gratuitement ?), et dans ce cas comment payer un des Vengeurs qui refuse de donner son identité civile (on comprend que Spider-Man soit réticent puisque l'agent de liaison des New Avengers est Victoria Hand, ex-secrétaire de Norman Osborn, son pire ennemi), et las but no least recruter quelqu'un d'à la fois amical et compétent pour garder le bébé des Cage (le choix de l'élue est à la fois étonnant, drôle et instille une tension avec Wolverine). Les dialogues sont brillants, et plus d'une fois on jubile devant les réparties rédigées par Bendis ("Mes amis, le Dr Strange... Dit le vengeur magique !", le savon que passe Jessica à Luke quand il renâcle à être payé par Steve Rogers alors qu'il a été "héros à louer", "Si tu veux révèler ton identité, elle restera confidentielle, bien sûr. - Oui ! Vite ! J'enlève mon masque devant une amie de Norman Osborn !" ou enfin "Quand j'ai mis ma vie au service du sorcier suprême que vous étiez... Je me rappelle avoir fermé les yeux et prié pour qu'un jour je devienne le sous-Jarvis d'un sous-groupe de Vengeurs."). Même ceux qui reprochent à Bendis de ne pas écrire les Vengeurs comme ils devraient l'être (mais qui râleraient quand même si c'était le cas, car ces fans n'aiment pas Bendis et qu'on leur emprunte leurs joujous) devraient être ravis de voir Nighthawk déclarer : "Vous êtes les Défenseurs et vous vous faîtes appeler les Vengeurs ?! C'est moi qui débloque ou quoi ?"

Pour son dernier épisode, Stuart Immonen fait feu de tout bois et magnifie le script de Bendis comme aucun autre dessinateur ne sait le faire : de ce huis-clos, il se tire avec une maestria qui devrait être enseigné à tous les artistes de comics. Admirez avec quel naturel il fait bouger ses personnages, comment leurs gestes accompagnent leurs paroles, expriment leurs émotions, leur expressivité (la double-page des candidats est un chef-d'oeuvre !) ! Personne n'est capable de faire vivre des super-héros de façon aussi complète aujourd'hui sans être purement réaliste ni carrèment "cartoony". Même si dessiner un event comme Fear Itself est une sorte de promotion, c'est vraiment dommage qu'Immonen ne soit pas resté sur New Avengers à laquelle il a donné une dimension unique : sa complicité avec Bendis aurait pu aboutir à un tandem historique...

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- Iron Man 32-33 : Stark Résistance (8-9). Double dose d'Iron Man... Panini a l'art de supplicier ses lecteurs - et le mois prochain, la série étant renumérotée au #500, on aura droit encore à 70 pages ! S'il n'y a pas de mal à se faire du bien, il n'y a pas contre aucun bien à se faire du mal, donc je zappe.

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- Les Quatre Fantastiques 582 : ... A cause de tout ce que j'ai fait. Un titre assez indiqué, que je complèterai même en "Hickman, à cause de tout ce que tu as défait". C'est toujours aussi nébuleux, lent, décourageant : ah, ça, pour m'avoir dégoûté de cette série, Hickman a parfaitement réussi. Et un malheur n'arrivant jamais seul, il a été bien aidé par Neil Edwards.... Il est bien loin, et même révolu, le temps des Byrne ou Waid-Wieringo.

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Bilan : comme "Marvel Stars", c'est sans doute mon dernier numéro avant longtemps, voire définitivement. Entre un sommaire complètement détraqué, des doubles doses d'Iron Man, les FF qui me tombent des mains, il n'y pas plus suffisamment de raison pour continuer à dépenser 4,60 E par mois. Je vais donc poursuivre New Avengers en tpb et vo, et attendre le retour de Captain America dans des hors-série de la revue.

lundi 1 août 2011

Critiques 248 : REVUES VF AOÛT 2011

X-Men 6 :


- X-Men Legacy 238-239 : Collision (1 & 2/4). Après la rude bataille qui a opposé les mutants à la super-sentinelle Bastion et son armée de Nemrods, Cyclope confie à Malicia le soin d'accompagner Indra en Inde où ses parents le réclament pour qu'il épouse la fille promise à son frère, mystérieusement tombé dans le coma. Sur place, Magnéto détecte des anomalies électro-magnétiques lorsque surgit une certaine Luz, poursuivie par les Enfants de la Crypte, résidant dans une dimension parallèle...




Mike Carey entame un arc en quatre parties qui entraîne le lecteur en Inde, un décor exotique parfait pour organiser la rencontre avec ses mutants favoris (le couple Malicia-Magnéto et quelques-uns de leurs élèves) avec des adversaires apparus il y a déjà quelque temps (dans des épisodes illustrés par Chris Bachalo et Clayton Henry). Legacy est un titre à part dans la galaxie mutante, qui possède une vraie voix, et dont les protagonistes ne sont pas les vedettes habituelles (Wolverine, Cyclope, Emma Frost...). Le décor, l'intrigue qui se met en place, les acteurs promettent une histoire originale (dont la fin sera publiée dès le mois prochain, avec les deux derniers actes).




Clay Mann revient au dessin et livre de très belles planches, traversées par de superbes créatures féminines (il est l'un des plus brillants dans cet exercice avec Cliff Chiang). Son style évoque celui d'Olivier Coipel, avec un trait plus épuré et un peu plus raide, bien mis en valeur par l'encreur Jay Leisten.


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- X-Men 530 : Quarantaine (1). Simultanèment, quatre récits sont exposés : dans le premier, Emma Frost avec Kitty Pryde et Fantomex exfiltrent Sebastian Shaw d'Utopia pour s'en débarrasser (mais Kitty s'oppose à son éxécution) ; dans le deuxième, une épidémie grippale touche Utopia et oblige Cyclope à mettre l'île en quarantaine ; dans le troisième, un homme multiple chinois commence à réorganiser le racket à Chinatown; et enfin, dans le quatrième, John Sublime donne à cinq cobayes des pouvoirs semblables aux premiers X-Men.




Pour son dernier arc sur la série (avant de passer le relais à Kieron Gillen), Matt Fraction étale ses défauts récurrents : ça part dans tous les sens, en proposant des idées majoritairement téléphonées (le lien entre l'épidémie et John Sublime est évident) ou prétexte à éloigner des personnages (Kitty s'opposant à Emma sur le sort de Shaw). Quant à ce mutant chinois, on se demande bien ce qu'il fait là, la barque étant déjà chargée. Le problème est qu'en multipliant les pistes, aucune d'elles ne vous accroche vraiment : qui trop embrasse, mal étreint...




Les illustrations outrancièrement photoshopées et colorisées lourdement (par Justin Ponsor) de Greg Land, avec ses éternelles personnages souriant comme des demeurés même dans des situations critiques et ses décors sans âme, ne font qu'ajouter à la médiocrité.


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- Les Nouveaux Mutants 16 : La Chute (2). Le général Ulysses, après de longues années en enfer (littéralement), revient tracasser les mutants. Il a déjà capturé Pixie et formé une équipe de soldats pourvus de pouvoirs...




Comme je n'ai pas acheté la revue le mois dernier, et donc pas lu le premier épisode de cet arc, je suis entré difficilement dans celui-ci où les héros de la série n'apparaissent pas. Zeb Wells a l'air d'avoir mis sur pied une idée intéressante, sans être renversante d'originalité, mais la suite nous dira s'il transforme l'essai.




Leonard Kirk illustre ça efficacement : ce dessinateur inégal a retrouvé du poil de la bête, il s'encre à nouveau lui-même (même s'il est meilleur quand un autre s'en charge) et la colorisation des studios Guru FX est soignée.


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Bilan : pas dit que je renoue avec la revue sur le long terme puisque seul Legacy m'a vraiment motivé à acheter ce numéro. Mais j'en serai encore le mois prochain pour la fin de Collision, et la suite de New Mutants.


X-Men Universe 6 :




- X-Men 4 : La Malédiction des Mutants (4). Wolverine a été vampirisé par Jubilé et a donc rejoint les rangs de l'armée de Xarus qui s'apprête à soumettre San Francisco et Utopia, l'île où résident les mutants. Cyclope refuse la proposition d'alliance que lui fait Xarus : les hostilités peuvent commencer...

Ce nouveau volet de la saga X-Men vs Vampires laisse aussi indifférent que les précédents. Ce n'est pas désagrèable à lire, mais c'est aussi vite oublié, et pour tout dire c'est assez grotesque quand on s'amuse à examiner certains éléments narratifs. Un exemple est éloquent : Wolverine possède un facteur auto-guérisseur, qui l'a à de maintes reprises sauvé par le passé d'agressions particulièrement grâtinées (comme d'être infecté par les Broods, des aliens - épisodes de Claremont et Smith), et de super-sens. Mais il est incapable de résister au vampirisme et avant cela de détecter la contamination de Jubilé ! Visiblement, Victor Gischler n'a pas du réviser ses classiques...

Les dessins de Paco Medina ont le mérite de ne pas s'inscrire dans la veine hyper-réaliste tellement à la mode aujourd'hui, mais il n'empêche que l'expressivité de ses personnages est très limité et que la colorisation de Marte Gracia n'arrange rien. C'est, au mieux, moyen.


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- X-Force 1 : La Solution Apocalypse (1). Wolverine, Archangel, Psylocke, Fantomex et Deadpool forment une équipe pro-active, résolue à régler certaines menaces contre les mutants par tous les moyens nécessaires - et ce bien que Cyclope ait défendu ses membres de mener leurs missions. Mais quand Archangel, grâce à Deadpool, est convaincu qu'Apocalypse, responsable de la transformation de ses pouvoirs, est sur le point de resurgir, la X-Force repart faire le ménage...



Après un prologue tout à fait dispensable (et au dessin affreux, signé Leonardo Manco), la nouvelle version d'X-Force débute donc ses aventures sous la direction de Rick Remender, le scénariste de l'épatant FrankenCastle. C'est clair qu'on n'est pas là pour rigoler, cette fois (quand bien même le personnage de Deadpool semble être là pour injecter de l'humour au projet), et cette équipe de black-ops met encore à l'honneur Wolverine (déjà présent dans X-Men, Uncanny X-Men, Avengers, New Avengers, X-Force donc et sa propre série: n'en jetez plus ! Cette surexploitation du personnage devient absurde, quand bien même on n'est pas obligé de tout lire, comment fait-il pour être partout ?). Mais ce premier épisode est accrocheur, à la hauteur de ses très bons échos.

Il faut dire que le choix de Jerome Opena pour illustrer ce titre contribue énormèment au plaisir de sa lecture : l'artiste s'y révèle un storyteller redoutablement efficace et sa collaboration avec le coloriste Dean White est une réussite exceptionnelle (étonnant quand on compare ce que ce dernier commet sur Avengers par exemple). Visuellement, c'est tout à fait bluffant.


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- Facteur-X 210 : Effacer le passé. Monet aide une cliente, hantée par ses souvenirs sur le front militaire, à se débarrasser de ses cauchemars - mais elle ignore qu'elle a libéré du même coup une mutante criminelle à la recherche de généraux ayant trafiqué sa mémoire. Pendant ce temps, Rictor accompagne Rahne Sinclair à son échographie - mais l'examen aboutit à une curieuse (et plutôt inquiètante) surprise pour les parents.



Peter David opère un break inattendu dans l'histoire qu'il avait commencé, délaissant les personnages de son équipe en mission (et en fâcheuse posture) à Las Vegas, pour s'intéresser à trois autres membres, restés en arrière. Les deux récits qu'il traite ici sont à l'évidence destinés à être développés dans le futur. C'est dans les deux cas intriguant, et la partie avec Rahne et Rictor est émaillée de dialogues vraiment bien troussés.

Valentine De Landro illustre cet épisode, dans un style proche de Maleev, avec visiblement des photos retouchées, au rendu pseudo-réaliste statique. C'est beaucoup moins attrayant que ce que fait Emanuela Lupacchino, même si ça convient à ce chapitre plus calme et introspectif.


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- X-Men 526 : Reconstruction. Tandis que les mutants s'affairent à des travaux de réparation sur Utopia, Magnéto apprend que Wiccan et Speed, deux des Jeunes Vengeurs, sont peut-être ses petits-fils...

Ces 9 pages sont en fait une back-up de la série Uncanny X-Men (série qui paraît dans la revue ... "X-Men" - une nouvelle excentricité éditoriale de Panini !). Ecrit par Allan Heinberg, ce segment préfigure la mini-série Young Avengers : Children's Crusade (qui sera, elle, publiée dans "Marvel Top" 4 !), et malgré sa briéveté, il est plus captivant que tout ce que j'ai pu lire de Matt Fraction sur les mutants !

Mais, là encore, c'est son dessinateur qui fait la différence : en effet, Olivier Coipel revient animer, brièvement, mais ô combien superbement, les mutants, et ses planches sont magnifiques. Ah, quel dommage que le français ne revienne pas nous gratifier d'un arc ou d'une mini-série avec les X-Men, comme lorsqu'il fit équipe avec Claremont ou Bendis (pour House of M)...


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- Rocket : Le Malentendu. Voilà un autre bouche-trou qui porte bien son titre car je me demande bien ce qu'il fait là et comment même Marvel a pu accepter de publier ces 9 pages écrites, dessinées, colorisées et lettrées par un certain Corey Lewis dont j'ai du mal à croire qu'il soit payé pour ça.


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Bilan : cette revue a des allures d'auberge espagnole avec son sommaire hétéroclite. Mais rien que pour la back-up d'Heinberg et Coipel, X-Force et Facteur-X, ça vaut l'achat.

Marvel Stars 7 :


- Les Vengeurs Secrets 8 & 9 : Les Yeux du Dragon (3 & 4). Pour capturer le fils de Zheng Zu, John Steele, Max Fury et les soldats du Conseil de l'Ombre attirent Steve Rogers et ses acolytes dans un piège, permettant d'enlever Sharon Carter pour l'échanger avec Shang-Chi. Tandis que le passé commun de Rogers et Steele se révèle, la recontre entre les deux super-soldats aboutit à un combat âpre et violent, qui tourne à l'avantage de Steele. Mais Rogers n'a pas dit son dernier mot et ce, même si Shang-Chi est désormais aux mains de son père, qui compte le sacrifier...


Ed Brubaker propose deux nouveaux épisodes magistraux où il manie des ingrédients dont il est friand, avec des coups de théâtre, des intrigues, des révèlations sur le passé de ses protagonistes. La série affiche des liens directs avec Le Projet Marvels, sa mini-série sur les origines des premiers super-héros, et donne donc une perspective épatante à tous les titres écrits par le scénariste, articulés autour de Steve Rogers.


Mike Deodato illustre ces deux chapitres (à l'exception des deux dernières planches du n° 9, par Will Conrad) avec maestria, excellant particulièrement dans les scènes d'action spectaculaires à souhait. La colorisation de Rain Breredo donne un grain magnifique à cette production, avec notamment des flashbacks sur fond sépia.


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- Thunderbolts 150 : Les Retrouvailles (1). Excédé par l'indiscipline de l'équipe, Luke Cage décide, après une dernière mission, de rendre son tablier. Il écarte Moonstone et embarque le Fléau, le Fantôme et Crossbones pour une virée en compagnie de Thor, Iron Man et Steve Rogers. Le Fantôme profite du voyage pour s'échapper avec ses partenaires mais expédie tout le monde dans une dimension parallèle...



Jeff Parker poursuit dans le registre délirant qu'il a imprimé à la série depuis le début de l' "Heroic Age" et invente une nouvelle aventure improbable à la mesure des coups tordus que jouent ses affreux jojos à leur boss. C'est, disons-le tout net, du grand n'importe quoi, mais c'est plutôt drôle.

Quel dommage alors que la série ne bénéficie pas d'un dessinateur à la hauteur ! Kev Walker reprend le crayon, après le brillant intérim de Declan Shalvey, avec toujours les mêmes faiblesses : expressivité réduite des personnages (sans parler d'une gestuelle limitée), absence de décors, découpage sommaire... Regrettable, vraiment, car avec un bon artiste, ce titre serait fantastique.



(A noter que ce 150ème épisode est stupidement coupé en deux par Panini : c'est vrai qu'il aurait été dommage de se priver des Secret Warriors...)

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- Secret Warriors 22 : La Nuit (3). J'ai survolé cet épisode dont le dessin (de Vitti) est toujours un vrai repoussoir (exception faîte des trois dernières pages, même si elles ne sont pas extraordinaires non plus). Comment j'ai appris à me méfier d'Hickman et que ni cette série ni cette histoire ne m'ont accroché, autant zapper.


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Bilan : positif - Secret Avengers reste remarquable, T-Bolts manque d'un dessinateur à la hauteur, et plus que 6 épisodes à supporter pour Secret Warriors (mais d'ici là, j'aurai sûrement cessé d'acheter la revue).


Marvel Icons 7 :


- Les Nouveaux Vengeurs 6 : Possession (6). C'est l'heure de vérité pour nos héros : Wolverine défie Agamotto dans le plan astral pour un combat à mort dont dépend la survie de notre dimension. Mais la situation, comme on pouvait le redouter, dégénère rapidement car le mutant est malmené et surtout Daniel Drumm, le frère fantôme du Dr Vaudou, se mêle à leur duel et oblige le sorcier suprême à s'engager à son tour. Tout ça ne va pas bien finir...

Retour au grand spectacle avec cet ultime chapitre de l'histoire écrite par Brian Bendis : les personnages de Wolverine et Dr Vaudou sont mis en avant et l'issue du match déjoue les règles de la happy end. En effet, le scénariste conclut son récit avec la promesse d'un troisième round magique et d'une vengeance. On pourra trouver que cet arc ait été un peu long (un épisode en moins n'aurait pas été plus mal) et mais ceux qui auront goûté à Search for the sorcerer supreme (NA, vol. 1, #51-54) et à cette Possession seront impatients d'assister à la "belle".


Stuart Immonen illustre sa partie avec sa classe habituelle, traduisant parfaitement l'aspect épique et tragique de l'affrontement. Laura Martin et Rain Breredo (le partenaire de Deodato) se sont partagés le soin de mettre cet épisode en couleurs, la contribution du brésilien étant visible dans la partie qui se déroule dans le plan astral.


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- Captain America 610 : Sans issue (5). Là où il avait affronté le premier Baron Zémo et péri durant le seconde guerre mondiale, Bucky retrouve le fils de son ennemi pour un nouveau duel. Mais le méchant cherche moins à vaincre physiquement le héros qu'à lui prouver son illégitimité à être Captain America, a fortiori depuis le retour de Steve Rogers...



Ed Brubaker revient sur les lieux du crime et impose à Bucky Barnes un véritable test qui est finalement plus éprouvant moralement que physiquement : le mobile de Zémo est de démolir psychologiquement le héros et la fin de l'épisode, où le méchant s'échappe, ne marque assurèment pas le terme des ennuis qui attendent le nouveau Captain America. C'est brillant et cela promet beaucoup pour la suite (qui sera publié dans un HS, Panini ayant chamboulé ses publications en prévision de la saga Fear Itself cet automne).

Butch Guice, encré par Rick Magyar, illustre avec beaucoup d'énergie cet épisode, dont le trait, le découpage sont clairement influencés par John Buscema (à l'évidence, l'artiste a voulu rendre hommage au maître dans cet arc, quitte à livrer une copie peu personnelle).


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Et après ? "C'est le drame..."

Parlons peu, parlons bien : je n'ai pas lu Iron Man, je ne lis plus cette série depuis de longs mois, le dessin me rebute, et même en feuilletant l'épisode, j'ai l'impression que rien ne s'y passe, en tout cas, ça ne ressemble pas à un comic-book, aucun méchant identifiable, aucune bataille digne du genre. Je ne sais pas ce que c'est, mais ça n'est pas le Iron Man que j'ai aimé.

Et Fantastic Four : là aussi, c'est mochissime, et j'en veux énormèment à Hickman d'avoir défiguré cette série que j'ai tant aimé, celle avec laquelle Byrne m'émerveillait, Waid et Wieringo m'enchantaient.


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Bilan : partagé, forcèment - New Avengers et Captain America sont les deux seules raisons qui motivent l'acquisition de la revue. Le reste est une insulte aux séries et aux auteurs qui les ont sublimés jadis.

mardi 5 juillet 2011

Critiques 243 : REVUES VF JUILLET 2011

X-Men Universe 5 :

- X-Men 2-3 : La malédiction des mutants (2-3). Après qu'un vampire kamikaze se soit fait sauter en plein San Francisco, infectant plusieurs humains (parmi lesquels l'ancienne mutante Jubilé), les X-Men mènent l'enquête. Derrière tout ça, il y a Xarus, le fils parricide de Dracula, et Jubilé va lui servir d'appât pour piéger Wolverine - et à terme tous les mutants dont il compte faire son armée pour conquérir le monde...

Le romancier Victor Gischler écrit cette nouvelle série consacrée aux mutants, confrontés aux vampires : la rencontre a été de toute évidence inspirée par le succès des films Twilight, même si ici les suceurs de sang ne sont pas des ados en pleine romance. N'ayant pas acheté le précédent numéro de la revue (je vais tâcher de rattraper ça), je n'ai cependant pas eu de problème à comprendre l'histoire qui est bien racontée, sur un bon rythme - même si, encore une fois, Wolverine est mis en avant (en faisant du personnage la vedette des mutants, Marvel en a gâché tout le potentiel : celui d'un outsider).


Paco Medina illustre ceci avec efficacité, même si son dessin n'est pas renversant et que l'expressivité de ses personnages demeure limitée. L'encrage de Juan Vlasco est élégant, par contre la colorisation de Marte Gracia (dans le style de Frank d'Armata) est pénible.


Pas de quoi se réveiller la nuit, mais ça a le mérite de se laisser lire - ce qui est déjà honorable aujourd'hui avec des titres X très inégaux.
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- Facteur-X 208-209 : Bienvenue à la maison ! - Tric-traque. La bande de Jamie Maddrox a accepté de chercher Pip le troll pour le compte de la mystérieuse Halja (en fait la déesse asgardienne de la mort, Héla). En le lui livrant, ils devinent une embrouille et partent pour Las Vegas où réside leur (désormais) ex-cliente. La balade promet d'être animée, d'autant que l'équipe est, disons, très dissipée...


Peter David a fait de X-Factor la série la plus appréciée des fans des titres X : c'est une production que j'ai pourtant complètement zappée parce qu'elle était au sommaire de la défunte revue "Astonishing X-Men". Tout comme X-Men de Gischler et Medina, j'ai pris le train en marche, ayant loupé le premier épisode de cet arc, mais j'ai apprécié l'histoire sans difficulté.

David a pris le parti (comme Claremont en son temps) d'écrire davantage un soap mâtiné de detective-story qu'un pur récit d'action, et le résultat est effectivement enthousiasmant, abondant en séquences savoureuses (Rahne Sinclair/Félina, enceinte, revient dans l'équipe et surprend le père de son enfant, Rictor, dans les bras de Shatterstar, révèlant son homosexualité ; Longshot flambant dans les casinos de Vegas sur ordre de Maddrox...). Les personnages sont admirablement caractérisés et les dialogues claquent. C'est donc vrai que cette série est excellente !


L'italienne Emanuela Lupacchino dessine dans un style qui évoque Terry Dodson, même si son encreur (Pat Davidson) n'a pas le talent de Rachel D. Le résultat est très vivant, le trait rond et le découpage classique assurent une lecture agrèable.

A suivre de près !
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Bilan : positif - voilà une revue au sommaire très distrayant. Et le mois prochain, X-Force par Rick Remender et Jerome Opena arrive !

Spider-Man 138 :

- Spider-Man : Les Origines du Chasseur. Par Joe Kelly au scénario et Mike Mayhew au dessin.
- Spider-Man 634-636 : Chasse à mort (1 à 3/4). Par Joe Kelly au scénario et Michael Lark et Marco Checchetto (#636) au dessin.
- Spider-Man : Le Chasseur chassé (1-2/4). Par J. M. De Matteis au scénario et Max Fiumara au dessin.


Le pénultième arc de l'ère Un Jour Nouveau (Brand New Day) commence ici : après que diférents scénaristes et artistes aient mis en scène les affrontements de Spider-Man avec de nouvelles versions (plus sombres) de ses ennemis classiques (l'Homme-Sable, Mysterio, le Vautour, le Rhino, le Lézard), c'est au tour de Joe Kelly de ramener sous le feu des projecteurs Kraven le Chasseur dans une intrigue qui fait référence à la saga La dernière chasse de Kraven (Kraven's last hunt) écrite par JM de Matteis et dessinée par Mike Zeck.


La veuve, la fille et le frère de Kraven (Sasha, Ana et Alyosha) tiennent Madame Web, la médium et Mattie Franklin, une des Spider-Women, pour attirer dans un piège mortel Spider-Man dont le sacrifice permettra de ressuciter Kraven. Mais, à leur insu, le clone de Peter Parker, Kaine, va saboter leur plan...


Le sommaire de la revue, qui aurait pu proposer l'intégralité de cet arc en quatre épisodes, a été composé en dépit du bon sens, comme en témoigne la postface de Christian Grasse : nous avons droit à un prologue de trois pages peintes par Mike Mayhew, mais huit planches introductives dessinées par Michael Lark - diffusées sur le site de Marvel - ont été zappées (pour des "raisons techniques" nous dit-on... Cela devrait suffire à convaincre les derniers crédules que Paninicomics prend vraiment ses lecteurs pour des idiots), puis, en lieu et place du dernier épisode de l'histoire (qui sera proposé le mois prochain - il n'y a pas de petits profits...), on a droit à deux mini-épisodes de 10 pages (des back-ups dispensables, par de Matteis et Fiumara) !

Tout ça est énervant, mais Grim Hunt reste un récit diablement efficace, produit par une équipe créative de premier plan (comme on aurait aimé en voir plus souvent sur la série depuis le début d'Un Jour Nouveau, initiative consistant à transformer, sans l'avouer, Spider-man en quasi-hebdomadaire, aux mains d'auteurs et d'artistes très inégaux).

Joe Kelly mène son affaire avec beaucoup de rythme (hérité de son expérience dans l'animation - Kelly est un des membres du collectif "Man of Action", responsable entre autres de Ben 10), ponctuée de scènes mémorables (comme l'arrivée de Kaine chez Peter, le sacrifice de Mattie). Le ton résolument noir de l'histoire étonne dans une série qui, précisèment, voulait renouer avec la légèreté de ses origines, et le héros est rudement malmené sans qu'on sache comment tout celaa va finir.


Graphiquement, quel bonheur de retrouver Michael Lark : comme avec Daredevil, il anime magistralement le Tisseur et nous offre de somptueuses scènes de combat, à la chorégraphie aérienne. Espérons que ce grand dessinateur (qui terminera fin 2011 un court passage sur l'adaptation en comic-book de La Tour Sombre de Stephen King) revienne en 2012 sur un titre régulier à la mesure de son talent.

Marco Checchetto illustre la majeure partie de l'épisode 636, où Spider-Man est présumé mort et Kraven est revenu d'entre les morts : un fill-in de grande qualité.


Les deux chapitres de la back-up, écrits par JM de Matteis et dessinés par Max Fiumara, confrontent Kraven et Kaine, dans le passé : c'est tout à fait dispensable, et illustré de manière décalée (sans être déplaisant, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé).
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Bilan : dommage que ce soit diffusé comme une escroquerie car le résultat est épatant. Suite et fin (avec une bonne dose de bouche-trou prévisible) le mois prochain.

Marvel Stars 6 :

- Les Vengeurs Secrets 7 : Les Yeux du Dragon (2). Tandis que Steve Rogers, la Veuve Noire et l'Homme-Fourmi s'emploient à ne pas laisser l'organisation Hai-Dai enlever Shang-Chi, le Prince des Orphelins et Valkyrie découvrent que la sépulture du père de Shang-Chi a été vidée par le Conseil de l'Ombre. Thorndrake, le chef de cette société secrète qui a promis au père de Shang-Chi de le ressuciter, envoie John Steele, le premier super-soldat, et Max Fury s'occuper des Vengeurs Secrets...


Pied au plancher, Ed Brubaker poursuit son histoire en misant sur l'action dans ce nouvel épisode où l'équipe de Steve Rogers rencontre une opposition de taille, entre des ninjas et les sbires du Shadow Council. C'est terriblement efficace, on ne s'ennuie pas une seconde et on a hâte de connaître la suite. Néanmoins, comme dans le premier arc, des membres des Secret Avengers restent peu ou pas utilisés (où sont passés War Machine et Moon Knight ?), mais la présence du Prince of Orphans compense ces absences.


Mike Deodato illustre cela avec maestria, donnant à ce chapitre riche en bagarres spectaculaires une puissance expressionniste et un dynamisme fabuleux. La colorisation de Rain Breredo est splendide en prime.
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- Thunderbolts 148-149 : Un éclair dans la nuit (1-2). Tie-in de la saga Shadowland, qui raconte comment Daredevil, devenu le chef de la Main, l'organisation criminelle ninja, s'oppose à divers héros pour contrôler le quartier de Hell's Kitchen, ce dyptique explique comment les Thunderbolts sont impliqués dans les évènements : Luke Cage leur commande de libérer un flic aux mains des ninjas dans les sous-sols de New York. L'opération vire au carnage, en particulier avec Crossbones, lance-flammes en main !

Pas besoin d'être vraiment au courant des aventures de Daredevil pour apprécier quand même ces deux épisodes : dans le plus pur style inspiré des Douze Salopards, Jeff Parker propose une nouvelle fois une histoire rapide et complètement déjantée avec sa bande d'affreux jojos à laquelle il offre des victimes aussi nombreuses que sacrifiables, une armée de ninjas zombies. Plus barjo, tu meurs ! C'est digne du délire Franken-Castle de Rick Remender, aussi drôle que méchant, avec le personnage de Crossbones déchaîné (et en proie à une transformation éphémére qui promet de futurs développements).


Declan Shalvey remplace Kev Walker et on constate alors ce que la série gagnerait à ce qu'il devienne son artiste régulier tant son travail est supérieur : déjà, il dessine des décors, soigne les expressions, varie les cadres, tout en maintenant le rythme infernal du scénario. Un dessinateur à suivre de près.
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- Secret Warriors 21 : La Nuit (2).
Je m'abstiendrai de critiquer cet épisode qui m'est littéralement tombé des mains.
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Bilan : excellent, compte tenu du fait que Secret Avengers et Thunderbolts occupent plus de 70 pages sur les 96 de la revue. Ce serait parfait sans Secret Warriors.

Marvel Icons 6 :

- Les Nouveaux Vengeurs 5 : Possession (5). Après avoir affronté les démons, les Nouveaux Vengeurs profitent d'une apparente accalmie pour réfléchir à l'identité et au mobile de celui qui réclame l'Oeil d'Agamotto. Et si c'était ce fameux Agamotto qui voulait récupérer son bien ? Pour obliger l'adversaire à sortir du bois, le Dr Vaudou, dont le fantôme de son frère Daniel est prisonnier de la dimension blanche, défie le vishanti dans un duel à mort...


Brian Bendis relance son intrigue de la plus surprenante et la plus drôle des manières par un boutade formulée par Spider-Man, plein de bon sens malgré sa fantaisie. Le procédé est déroutant et détourne les codes du récit super-héroïque mais est caractéristique de la méthode du scénariste qui n'aime rien tant que musarder avec le genre, tout en assurant le quota de spectacle (même si cet épisode est plus calme et s'appuie sur les dialogues). Le choix du Dr Vaudou indique qu'il est davantage motivé par sa relation fraternelle que par sa responsabilité de sorcier suprême, ce qui augure d'un dénouement incertain.


Stuart Immonen, après les épisodes centrés sur le chaos, illustre un chapitre plus subtil mais avec le même brio, en soignant la gestuelle et les expressions des personnages, servant remarquablement le script de Bendis.
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- Captain America 609 : Sans issue (4). Acceptant d'abord de se faire discret, Bucky Barnes sort de ses gonds lorsque le Baron Zémo le provoque une nouvelle fois en évoquant leur passé commun et en violant son intimité, après avoir démoli sa réputation. Cependant Steve Rogers, le Faucon et la Veuve Noire mènent l'enquête de leur côté, impuissants quand ils comprennent que Bucky a choisi de rencontrer Zémo...


Ed Brubaker ne lâche pas la pression et continue de rédiger un arc palpitant, moins d'ailleurs pour ce qu'il montre (des scènes d'action très efficaces) que pour ce qui se dit (l'impulsivité de Barnes, le manque de confiance que lui témoignent Rogers et le Faucon). Son héros est plus que jamais écrasé par son passé et son héritage, encore plus maintenant que Rogers le supervise et que Zémo le persécute. C'est intense et impeccable.


Butch Guice continue lui aussi à livrer des planches de haute tenue, sous influence John Buscema, malgré un encrage inégal (surtout quand Drew Hennessy est à l'oeuvre). Mais le résultat est très efficace.
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- Les Quatre Fantastiques 580 : La pépinière.
Jonathan Hickman m'énerve (et ceux qui le comparent, comme Christian Grasse dans sa postface, à Lee-Kirby ou Byrne, aussi) car je ne suis plus loin de penser que ce scénariste surcôté est un escroc qui enfume les lecteurs. L'épisode de ce mois-ci l'illustre bien, avec sa partie action artificielle (où la Torche sauve son neveu Franklin et son ami Leech d'Arcade qui se sert de l'Homme Impossible comme appât) et sa partie bla-bla, tour à tour exaspérante (les petits génies se penchant sur l'état de la Chose) et prétentieusement nébuleuse (les vignettes du Nu-Monde, incompréhensibles).


La vérité, c'est qu'Hickman n'a ni l'humour de Lee, ni le sens de l'action de Kirby, encore moins le "sens of wonder" de Byrne : ce qu'il écrit est mou, sans esprit, confus, plus emberlificoté qu'ambitieux. S'il renonçait à écrire une histoire au développement au long cours pour se concentrer sur un propos plus humble et nerveux, où il ne s'intéresserait pas qu'à Red Richards, alors, oui, ce serait intéressant. En l'état, c'est ennuyeux, bavard, pompeux.

Pour ne rien arranger, il faut en plus supporter les illustrations affreuses de Neil Edwards... Une vraie purge !
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- Iron Man 30 : Stark résitance (6). Même si les FF ne m'avaient pas exaspéré, je n'aurai toujours pas envie de m'infliger ça. Le simple fait de voir Tony Stark avec la tête de Josh Holloway (Sawyer dans Lost) est pathétique.
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Bilan : quand même maigre - sans les New Avengers et Captain America, "Icons" boirait vraiment la tasse ce mois-ci. Ce qui arrive aux FF fait particulièrement peine à voir pour un vieux fan...

jeudi 2 juin 2011

Critiques 234 : REVUES VF JUIN 2011

MARVEL STARS 5 :



- Les Vengeurs Secrets 5 & 6 : Histoires Secrètes (Epilogue) - La Vie Secrète de Max Fury & Les Yeux Du Dragon (1).

Steve Rogers et Sharon Carter interrogent Nick Fury sur son sosie opérant au sein de l'organisation contre laquelle ils ont lutté, avec les Vengeurs Secrets, lors de leur mission sur Mars : ils apprennent ainsi qu'il s'agit d'un clone ayant développé une conscience et devenu un tueur. Mais comment a-t-il survécu alors que le SHIELD l'avait incinéré ?

Puis une nouvelle opération entraîne les Vengeurs Secrets à Honk-Kong : deux gemmes magiques, les Yeux du Dragon, sont convoîtées par le Hai-Dai. Shang-Shi, le maître du kung-fu, est impliqué car son père, un criminel que tous pensent mort, pourrait être l'individu qu'on cherche à ressuciter grâce à ces pierres...




Ed Brubaker conclut son premier arc en revenant sur le parcours du clone de Nick Fury, Max, une machine à tuer que le Conseil de l'Ombre a réussi à récupérer. Le scénariste dresse une passerelle entre Secret Avengers et la mini-série Le Projet Marvels (traduit dans la collection 100% Marvel) puisque le personnage de John Steele, le tout premier super-soldat, apparu durant la Première Guerre mondiale (1914-1918) et ayant resurgi durant la Seconde (39-45), est aujourd'hui un des cadres du Conseil de l'Ombre. Ce long-flash-back est l'occasion d'un exercice narratif que maîtrise parfaitement Brubaker et qui est passionnant à lire, même s'il s'agit en vérité d'un épisode de transition.



Cela nous conduit au premier volet d'un nouvel arc (qui sera le dernier de Brubaker, partant de la série au #12) où l'auteur intègre trois personnages : Nova reparti en mission spatiale, le Prince des Orphelins le remplace numériquement - personnage fabuleux exhumé par Brubaker dans ses épisodes d'Immortal Iron Fist, co-écrit avec Matt Fraction) - ; Shang-Shi, un autre fameux second couteau du Marvelverse, et le père de celui-ci, mêlé aux affaires du Conseil de l'Ombre. C'est amené d'une manière si fluide et efficace qu'on passe d'une histoire à l'autre avec une facilité exemplaire.






L'épisode sur Max Fury bénéficie d'une équipe graphique quatre étoiles : David Aja a réalisé les layouts, soit un storyboard établissant le découpage et les placements des personnages, et le duo Michael Lark-Stefano Gaudiano ont signé les finitions, dessins et encrage. Le résultat est bluffant, à la fois élégant et nerveux, bien servi par la colorisation sobre de José Villarubia.



Ensuite, Mike Deodato reprend les commandes et livre, lui aussi, des planches formidables, où son style expressionniste et son découpage élaboré font merveille aussi bien dans les scènes calmes que dans les phases d'action.



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- Incredible Hulk 611 : Les Enfants de la Colère.



Réussir à réprimer un rire nerveux à la dernière page de cet épisode relève de l'exploit. Après une vingtaine de pages où Hulk et son fils Skaar (deux brutes aussi épaisses que l'écriture de Greg Pak) se sont bastonnés comme des possédés (Hulk au summum de sa rage - quelle originalité... - , Skaar... Heu... Au summum de sa rage aussi - ah, ça, on ne risque pas d'être surpris !), finalement Hulk est tout attendri par son fiston qui reprend l'apparence d'un garçonnet et redevient à son tour Bruce Banner et le serre dans ses bras. Ouf, il a quand même un coeur, pas comme son méchant papa qui brutalisait sa môman...






Comme c'est dessiné par Paul Pelletier, autant dire que l'émotion est palpable...






Bon Dieu que c'est nul !



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- Secret Warriors 20 :La Nuit (1).



Le jeu consiste à comparer le traitement d'un personnage par un scénariste qui l'a parfaitement compris et l'utilise intelligemment et un autre qui fait n'importe quoi : d'un côté, donc, relisez l'épisode des Vengeurs Secrets qui ouvre cette revue et vous avez Ed Brubaker qui en 22 pages nous offre une aventure de Nick Fury du meilleur goût ; de l'autre, vous avez Jonathan Hickman pour qui, visiblement, le "super-spy" n'est qu'un sombre crétin, fonçant bille en tête dans la gueule du loup en entraînant dans sa chute une bande de gamins à super-pouvoirs.






Voilà, vous savez tout ce qu'il faut savoir sur cette ineptie qu'est l'épisode (et la série) des Secret Warriors : c'est aberrant, nébuleux, mal écrit. Mais un peu mieux dessiné que d'habitude par Mirco Colak : maigre consolation...



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Bilan : simple - après les deux merveilleux épisodes des Vengeurs Secrets, vous pouvez fermer la revue et la ranger, ça vous évitera de perdre votre temps avec ce qui suit.



MARVEL ICONS 5 :

- Les Nouveaux Vengeurs 4 : Possession (4).

A la Nouvelle-Orléans, dans le sanctuaire de Jericho Drumm, le Dr Vaudou, Stephen Strange et Daimon Hellstrom consultent des livres magiques pour essayer de savoir qui sème le chaos dans notre dimension et comment l'arrêter. A New York, justement, les Nouveaux Vengeurs s'emploient à contenir la horde de démons qui pleuvent sur New York. La situation semble se rétablir subitement lorsque réapparaît Iron Fist, relooké mais surtout très remonté contre Strange...

Ce 4ème chapitre constitue un peu le ventre mou de l'arc Possession : la majeure partie de l'épisode montre les héros aux prises avec les démons, en grande difficulté, mais le mystère demeure entier sur l'identité du responsable de ces troubles et sur son mobile. Brian Bendis en profite pour jeter Jessica Jones dans la mêlée (du coup, Mockingbird se fait discrète : c'est la faiblesse du scénariste, les castings trop fournis où certains membres de l'équipe peinent à exister) et fait revenir Iron Fist, esthétiquement changé et très en colère contre Strange, dont on devine qu'il a de vilains secrets.

Il y a encore des répliques savoureuses comme cet échange entre Cage et la Chose : "On sait que le Dr Strange est là quand les démons cessent de s'intéresser à nous. - Tout est dans la moustache.". J'avoue trouver ça irrésistible et ça fait du bien de rigoler dans un comic-book super-héroïque.

Stuart Immonen a le champ libre pour livrer des planches spectaculaires, qui font passer la pilule et donnent une envergure épique à cet épisode. Il est indéniable que, sans lui, je serais moins indulgent... Mais bon sang, quel formidable dessinateur !




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- Iron Man 29 : Stark Résistance (5).
Non. Non, merci, sans façon.

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- Captain America 608 : Sans issue (3).

Bucky et la Veuve Noire parviennent, non sans mal, à appréhender la Scarabée, qui refuse cependant d'avouer pour qui elle travaille. Les héros la livrent au Raft, où Fixer sert d'espion au Baron Zémo - Zémo dont Bucky et Natasha Romanavo déduisent qu'il est sans doute le responsable des attaques contre le nouveau Captain America. Mais ses ennuis ne font que commencer car, à présent, les médias relaient l'information comme quoi Barnes a été le Soldat de l'Hiver, le tueur au service des russes...



Ed Brubaker est décidemment très en forme et ce nouveau volet de l'arc No escape tient toutes ses promesses : la somme d'emmerdements qui tombe sur Bucky non seulement ne cesse pas mais s'amplifie jusqu'à le discréditer. Il est désormais évident que cette histoire va avoir de lourdes conséquences pour le héros et donc pour la série. C'est palpitant, angoissant, formidablement écrit et construit.



Butch Guice, encré par Rick Magyar, illustre ce scénario hyper-efficace de manière grandiose, son trait fait penser à John Buscema, puissant et fluide, avec des personnages qui ont une allure fantastique. Big up !


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- Les Quatre Fantastiques 579 : La fondation du futur.

Red Richards met en place une classe spéciale pour préparer le futur et imaginer des solutions aux problèmes du monde...


... Et Jonathan Hickman a besoin de 22 pages pour raconter ça ! Et rien que ça ! Alors que l'épisode précédent se terminait sur le début du conflit entre les quatre cités et qu'on était en droit d'attendre de l'action, le scénariste retombe dans ses travers avec un épisode ennuyeux, d'une lenteur exaspérante, dont le propos est décourageant et les dialogues ronflants. C'est vraiment la douche froide.

Et le retour aux dessins de Neil Edwards n'arrange rien : ce clone pathétique de Bryan Hitch, à qui il manque tout talent, illustre ça mochement.

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Bilan : partagé - New Avengers et (surtout) Captain America sauvent les meubles, mais FF re-pique du nez (et, non, je ne dirai rien d'Iron Man...).


MARVEL ICONS HORS-SERIE 21 :

- Steve Rogers, Le Super-Soldat (1-4/4).


Steve Rogers enquête dans la principauté de Madripoor sur un certain Jacob Erskine, qui a emprunté le patronyme de l'inventeur du sérum du super-soldat et dont la véritable identité est Jacob Paxton. Tyler Paxton faisait partie du programme de "l'Opération Renaissance" réunissant dans les années 40 les volontaires pour devenir Captain America. Jacob a, d'après le MI-13 (l'équivalent anglais du SHIELD), réussi à reproduire le sérum du super-soldat et voudrait le vendre au plus offrant. Mais Rogers va découvrir que la vérité est plus complexe et devra faire face à un vieil ennemi...



Si cette mini-série n'est pas directement une histoire de Captain America (le pseudonyme, le costume et le bouclier sont désormais portés par Bucky Barnes), Ed Brubaker en fait quand même une partie intégrante de son run sur le vengeur étoilé, et in fine la rattache aussi aux Vengeurs Secrets (Sharon Carter et le Fauve, mais aussi le Conseil de l'Ombre y font des apparitions).



Depuis qu'il préside au destin de Steve Rogers, via la série Captain America ou des titres périphériques comme Le Projet Marvels, une scène hante Ed Brubaker, celle qui a vu naître le super-soldat et mourir son créateur. Il revient fréquemment à cet instant originel comme si elle était la clé pour comprendre et développer éternellement le personnage et ses aventures. Ce récit parallèle y est encore une fois organiquement lié et Rogers l'avoue lui-même au début ("Je pense trop à mes origines ces derniers temps"). Mais c'est dans son passé, quasiment toujours, qu'il trouve la solution à ses enquêtes ou les ressources pour se sortir de ses ennuis.



Steve Rogers : Super Soldier (en vo) est une mini-série très efficace, mélangeant parfaitement le récit d'espionnage et d'action, et on ne s'ennuie pas une seconde en la lisant. A l'image du héros qui en creusant ses origines et en tombant le masque, la découverte de son véritable ennemi relève aussi d'un jeu sur les apparences. Ce mix d'éléments rétros et actuels est imparable et confirme Brubaker comme un conteur hors pair.



Pour la première fois, le scénariste collabore avec Dale Eaglesham, qui a dessiné ces épisodes après son passage (trop court) sur Fantastic Four : coutumier des personnages massifs et des femmes aux allures de pin-up, au charme à l'ancienne, son style convient parfaitement à cette histoire, où comme pour les FF, il n'est pas encré mais secondé par un coloriste (ici Andy Troy). Il livre une prestation solide, aux vignettes composées avec beaucoup de détails mais en nombre restreint par page, ce qui donne une lecture à la fois rapide et riche.



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Bilan : très satisfaisant - un hors-série très recommandable pour les fans de Brubaker, Eaglesham et/ou le Commandant Rogers (dont le dénouement laisse supposer une suite).