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lundi 23 août 2021

DES NOUVELLES NOUVELLES TOUTES FRAÎCHES (Avant un petit congé...)

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle salve de nouvelles nouvelles toutes fraîches ! J'espère que vous allez tous bien, pour ma part je reçois ma seconde dose de Moderna ce Mercredi et dans une semaine j'aurai enfin le précieux Pass sanitaire. Faîtes-vous vacciner pour vous protéger et protéger ceux que vous aimez ! Allez, c'est parti pour les news qui ont retenu mon attention cette semaine.

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SUBSTACK :


Substack continue de faire ses courses en attirant dans ses filets les gros poissons de l'industrie des comics (même si ce sont principalement des auteurs de chez Marvel...). Et un des derniers qui manquait à leur tableau de chasse était Donny Cates (ci-dessus, avec sa femme, la dessinatrice Megan Hutchinson), l'actuel scénariste de Thor, qui a reprendre Hulk. Dans son cas, le deal est un peu différent.


En effet, avec le dessinateur Ryan Stegman (son partenaire sur Venom), Cates a développé un imprint, KCL, regroupant trois titres en creator-owned, financés participativement, qui n'avaient pas d'éditeur. Ce sera donc chez Substack qu'on pourra d'abord lire : Vanish, son nouveau projet avec Stegman...


Mais également Flood, avec Megan Hutchinson donc, au dessin...


... Et enfin The One You Feed, avec Dylan Burnett (qui a été supporté sur la plateforme Kickstarter), le projet qui m'intéresse le plus. Toutefois, comme je l'ai écrit plus haut, Cates ne lâche pas Marvel ni Image Comics (chez qui il y a de fortes chances que ces trois séries soient publiées en format physique) pour qui il écrit Crossover, un des gros succès de ces derniers mois.


Moins ronflant, le nom de Leah Williams est l'autre prise de Substack : actuellement à l'écriture de X-Men : The Trial of Magneto, la scénariste pourrait en revanche quitter complètement la "maison des idées" suite à l'expérience malheureuse qu'elle a récemment connue avec l'annulation de série X-Factor (dont le dixième et dernier numéro a été réécrit dans son dos). Pas encore de projet annoncé néanmoins, mais ça ne devrait pas tarder.

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BRIAN MICHAEL BENDIS / DARK HORSE :


Il peut avoir le sourire, Brian Michael Bendis, car les affaires reprennent pour le prolifiqiue scénariste, regonflé à bloc. Il y a quelques semaines, il annonçait que son label JinxWorld, regroupant tous ses creator-owned, allait déménager suite à la fin de son contrat d'exclusivité avec DC Comics. J'avais parié sur Image Comics, mais c'est finalement chez Dark Horse Comics que ses séries trouvent un nouveau toit. Un joli coup pour l'éditeur, après avoir attiré Scott Snyder, et qui conserve la franchise Black Hammer de Jeff Lemire et Hellboy de Mike Mignola.


Et JinxWorld, qui a résidé chez Caliber Comics, Image Comics, Marvel, DC, se relance avec un titre inédit, écrit par Bendis et dessiné par Stephen Byrne (Wonder Twins) : Joy Operations est, selon la formule de l'auteur, la rencontre d'Akira et de Inception, avec une intrigue située 55 ans dans le futur et qui suit les traces d'une mercenaire dans un monde contrôlé par de grosses entreprises.
Bendis a aussi prévenu qu'il avait un projet inédit avec Jacob Edgar, sans compter celui qu'il tient secret depuis un moment avec David Marquez, et une future collaboration avec son complice Alex Maleev. Des suites de Pearl (avec Michael Gaydos), de Cover (avec David Mack) et de Murder, Inc.avec Mike Avon Oeming, plus des réimpressions de Powers (dont un nouveau chapitre sous la forme d'un graphic novel de 200 pages) sont aussi dans les tuyaux. 
Mais Bendis a précisé que cette fois, chaque titres sortirait de manière assez espacée pour que les lecteurs ne soient pas saturés et que chacun ait sa chance. 


Et ce n'est pas tout : Bendis, qui a tweeté qu'il reprenait l'écriture de Legion of Super-Heroes pour DC, se lance sur un nouveau marché, donc hors du cadre de son contrat avec Dark Horse. En compagnie du dessinateur André Lima Araujo (ci-dessus), il va lancer une collection de romans graphiques qui seront directement vendus en librairie. Le premier de ces graphics novels serait déjà terminé !

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DC COMICS :


Une seule annonce notable (pour moi) du côté de chez DC cette semaine, mais une bonne nouvelle : Le Pingouin, ennemi emblématique de Batman, va fêter à son tour ses 80 ans en Novembre, au sein d'une revue anthologique, Gotham City Villains.


Et pour l'occasion, Danny de Vito, qui l'avait incarné génialement dans Batman, le défi de Tim Burton (1992), aux côtés de Michelle Pfeiffer/Catwoman, écrira une histoire avec Oswald Cobblepot et Selina Kyle, qui sera dessinée par Dan Mora (doont voici les characters designs ci-dessus). J'ai hâte de lire ça !

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MARVEL COMICS : 


La "Maison des Idées" a été très active cette semaine sur le front des annonces. Le mois de Septembre approchant, ce sera aussi bientôt le vingtième anniversaire de l'attentat perpétré par Al-Qaïda contre le World Trade Center et le Pentagone. Et pour se souvenir de la tragédie mais aussi de ses héros, Joe Quesada écrira un épisode spécial de Spider-Man qui sera dessiné par John Romita Jr. (déjà au crayon sur The Amazing Spider-Man 477 paru à l'époque et alors écrit, sous le coup de l'émotion, par J. Michael Straczynski).


En a-t-on bientôt fini avec l'épouvantable run de Chip Zdarsky sur Daredevil ? En tout cas, au #36, en Novembre, Marvel cesse de publier la série, qui verra le mariage de Wilson Fisk, le Caïd, et Typhoid Mary (jusqu'au bout, les idées pourries...), et probablement Matt Murdock sortir de prison. Mais ce n'est peut-être qu'une fausse joie car Zdarsky a prévenu ne pas en avoir fini avec le personnage et notamment le fait qu'il y a désormais deux Daredevil (Murdock donc mais aussi Elektra qui a repris le nom pendant qu'il était en taule). J'espère pourtant que Marvel va changer d'équipe créative (Marco Checchetto part aussi) parce que j'ai envie de relire du DD, du bon DD !


Novembre sera aussi le mois où Disney+ débutera la diffusion de la série Hawkeye avec Jeremy Renner et Hailee Steinfeld, que j'attends avec gourmandise. Fort naturellement, Marvel en profite pour lancer une mini-série en 5 numéros intitulée Hawkeye Kate Bishop.


Le scénario sera assuré par Marieke Nijkamp et les dessins par Enid Balam, dont on peut ici voir les characters designs (totalement copiés sur ceux de la série Disney+). Bien sûr, c'est très opportuniste, mais pourquoi pas ? J'aime bien Kate Bishop et nul doute que la série Disney+ va lui faire gagner des fans supplémentaires.


Reste à savoir si ce sera aussi bien que le run de Kelly Thompson et Leonardo Romero, ce qui paraît difficile...


Autre mini-série qui débutera en Novembre, pour six épisodes : The Thing. Ce n'est pas la première fois que Ben Grimm a son propre titre (John Byrne ou Dan Slott l'ont animée précédemment). Cette fois, c'est le romancier de polars Walter Mosley qui s'y colle avec l'excellent Tom Reilly au dessin. "It's clobberin' time !"
 

En Novembre toujours, Jason Aaron sortira son 50ème numéro d'affilée d'Avengers. Marvel s'est arrangé avec les chiffres pour faire croire que ce serait aussi le 750ème épisode du titre depuis sa création. Et donc, pour fêter ça, on aura droit à un chapitre spécial king-size de 96 pages, dessiné par Javier Garron, Ed McGuinness, Carlos Pacheco, Aaron Kuder. Y seront introduits de nouveaux Maîtres du Mal du Multivers (qui, avec un peu de chance, auront aussi la peau de Aaron, comme ça, après, on aura peut-être un scénariste qui écrira des bonnes histoires avec les Avengers....).


Ce numéro anniversaire aura même un bonus avec une back-up story sur Thor, écrite par le romancier multi-primé Christopher Ruocchio et dessinée par Steve McNiven. Bon, je vous l'avoue, je relaie cette nouvelle en m'en fichant car actuellement ni Avengers ni Thor ne font partie de mes lectures et je ronge mon frein en attendant des jours meilleurs (en sachant que je vais certainement encore attendre longtemps).


Finissons ces news Marvel (et ces news tout court) avec une annonce que je redoutais mais qui n'est peut-être pas si triste que ça : avec son nouveau projet pharaonique chez Substack (3 Worlds/3 Moons), il paraissait acquis que Jonathan Hickman n'allait pas s'attarder sur la franchise X. Et c'est désormais officiel : l'event Inferno sera son chant du cygne.
Ce n'est pas une surprise totale donc, d'autant que Hickman a précisé lors d'une interview-table ronde (avec Gerry Duggan, Vita Ayala, Al Ewing, Tini Howard, Si Spurrier, Benjamin Percy et Pepe Larraz) au site ew.com que son plan pour raviver la franchise comportait trois actes (donc HoX/PoX, X of Swords et Inferno). 
Il est acquis, acté que les bases posées par Hickman seront conservées par les auteurs, donc pas de changement de statu quo à venir. Il y aura toujours Krakoa, Arakko, le SWORD, etc. Mais après ?
Hé bien, c'est là qu'il y a des raisons d'espérer encore de grandes choses comme Hickman sait les établir car le scénariste a expliqué que Marvel ne le payait pas seulement pour écrire X-Men et superviser la franchise. Il travaille déjà sur "the next Marvel big thing" (traduisez : un event) et une série mutante hebdomadaire qui commencera en 2022 ! Au temps pour ceux qui s'indignent en attaquant Hickman en affirmant qu'il plante tout le monde... Il est certain que les séries X seront certainement dirigées plus collégialement désormais, mais pas que Hickman abandonne ces personnages, cet univers (et quand bien même, même si ça aurait été triste, il fait ce qu'il veut !).

Voilà pour cette fois. Je vais certainement être plus discret ces prochains jours car je prends quelques vacances (les premières depuis... hola !... Longtemps). Mais on se retrouve quand même bientôt pour de nouvelles critiques. Soyez prudents et merci pour votre attention et votre fidélité.

jeudi 28 avril 2016

Critique 875 : BIG FISH, de Tim Burton



BIG FISH est un film réalisé par Tim Burton, sorti en salles en 2003.
Le scénario est écrit par John August, adapté du roman du même nom de Daniel Wallace. La photographie est signée Philippe Rousselot. La musique est composée par Danny Elfman.
Dans les rôles principaux, on trouve : Ewan McGregor et Albert Finney (Edward Bloom), Alison Lohman et Jessica Lange (Sandra Bloom), Billy Crudup (Will Bloom), Marion Cotillard (Joséphine Bloom), Steve Buscemi (Norther Winslow), Danny de Vito (Amos Calloway), Helena Bonham Carter (Jenny et la sorcière), Matthew McCrory (Karl le géant).
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Conteur talentueux et inépuisable, Edward Bloom embarrasse son fils William le jour de son mariage avec Joséphine en narrant pour la énième fois comment il a attrapé un énorme poisson avec son alliance comme appât. Pour Will, les histoires de son père l'empêche d'être digne de confiance et d'avoir une relation ordinaire avec lui. Au terme de cette soirée, ils se disputent : leur brouille durera trois ans.
Ed et Sandra Bloom
(Albert Finney et Jessica Lange)

Pourtant quand il apprend que son père est mourant, Will accepte de le revoir comme le lui demande sa mère, Sandra. Joséphine est enceinte de sept mois et l'encourage à se réconcilier avec Ed, qui a toujours prétendu savoir comment et quand il quitterait ce monde depuis sa rencontre avec une sorcière dont l'oeil de verre permettait de voir l'avenir. 
Will Bloom
(Billy Crudup)

Malgré la maladie, Ed n'a pas changé et agrémente toujours le quotidien avec ses récits, tous plus extravagants les uns que les autres, qui irritent Will mais ravissent Joséphine. 
Joséphine Bloom
(Marion Cotillard)

Ainsi évoque-t-il sa croissance précoce, enfant, qui l'obligea à garder le lit pendant trois ans, puis sa carrière brillante de sportif dans diverses disciplines à Ashton où il est né. Ambitieux et curieux, il quittera cette bourgade pour découvrir le monde en compagnie du géant Karl, qui terrifiait les environs. 
Karl le géant et Ed Bloom
(Matthew McGrory et Ewan McGregor)

Empruntant, seul, des détours, Ed découvrit le village paradisiaque de Spectre dans une forêt où il fit la connaissance d'un poète (plus tard reconverti en braqueur de banque et homme d'affaires), Norther Winslow, et de Jenny, encore fillette puis résidant à l'âge adulte la maison de la sorcière. Toujours en quête d'aventures, Karl et Ed sont recrutés dans le cirque dirigé par Amos Calloway (qui se transforme en loup-garou la nuit venue). 
Amos Calloway
(Danny de Vito)

Lors d'une représentation, Edward remarque Sandra Templeton et en tombe instantanément amoureux. 
Sandra Templeton
(Alison Lohman)

Il lui fera une cour assidue pendant trois ans alors qu'elle étudie à l'université d'Auburn et réussira à la séduire, évinçant son fiancé, Don Price, un de ses camarades d'Ashton.
Ed Bloom
(Ewan McGregor)

Ed est appelé sous les drapeaux et, pour rentrer plus vite chez lui, accepte une mission dangereuse au cours de laquelle il sera aidé par deux danseuses siamoises, Ping et Jing, en échange de leur engagement dans le cirque de Calloway. Grâce à Winslow, Ed fait fortune, achète la maison de ses rêves et réhabilite Spectre dévastée par la crise immobilière. Will naît à cette époque. 
Norther Winslow
(Steve Buscemi)

L'état de santé de Ed s'aggrave brusquement et Will reste à son chevet, à l'hôpital, promettant de prévenir sa mère de l'évolution de la situation. Enfin seul à seul, le père fait comprendre à son fils que les histoires, peu importe qu'elles soient vraies ou romancées, survivent au conteur et accompagnent les survivants.  

Big Fish est un film mal-aimé : les fans de Tim Burton ne le citent jamais parmi leurs favoris, ne retrouvant pas dans cette histoire mélancolique et fantastique les motifs plus sombres de l'oeuvre du cinéaste. Pourtant, c'est un long métrage qui ne mérite pas la sévérité avec laquelle beaucoup le juge : c'est un joli récit, que j'aime particulièrement car il traite d'un de mes thèmes préférés - l'influence de la vie sur la fiction et de la fiction sur la vie. 

Le roman de Daniel Wallace (Big Fish : A novel of mythic proportions, 1998) est remarqué par le scénariste John August six mois avant sa parution et le renvoie à la mort de son propre père. Il convainc le studio Columbia d'en acquérir les droits et commence à en rédiger une adaptation. Steven Speilberg est approché pour le filmer et le cinéaste propose le rôle principal à Jack Nicholson, avant de jeter l'éponge (il tournera à la place Arrête-moi si tu peux). Le projet est envisagé pour Stephen Daldry puis Tim Burton, qui l'accepte.

Pour Burton, c'est aussi, comme August, l'occasion d'évoquer ses parents avec lesquels il n'a jamais été proche mais dont la disparition récente (en 2000 pour son père et 2002 pour sa mère) l'ont beaucoup affecté. C'est aussi un sujet plus intimiste qui lui permet de rebondir après le remake critiqué de La planète des singes. Le réalisateur est attiré par l'histoire, un drame émouvant et fantaisiste à la fois, abondant en personnages extraordinaires - ces freaks qu'il affectionne tant.

Au départ, Burton veut lui aussi Nicholson, qu'il a dirigé dans Batman (1989) et Mars attacks ! (1996) pour incarner Ed Bloom âgé mais aussi plus jeune (grâce à une combinaison de maquillage et d'effets spéciaux). Mais il change d'avis pour engager deux acteurs différents : Ewan McGregor joue donc la version rajeunie de Albert Finney (comme il a été Alec McGuiness jeune homme dans la deuxième trilogie Star Wars !) - une idée particulièrement inspirée car les deux comédiens sont formidables : le premier en aventurier charmeur tout droit sorti des films hollywoodiens des années 40-50, le second en conteur mourant et très attachant.  

De la même manière, pour incarner Sandra, Jessica Lange et Alison Lohman sont impeccables : la première y tient son dernier grand rôle à ce jour, la seconde y confirmait son talent après avoir été révélé par Ridley Scott (dans Les associés) - même si, depuis, elle semble avoir disparu des écrans. La compagne d'alors du cinéaste, Helena Bonham Carter, tient elle le double rôle de Jenny et de la sorcière (avec un look insensé). 

Bien que le film s'inscrive dans un registre fantastique et regorge de scènes visuellement spectaculaires, la mise en scène de Burton n'est jamais noyée par les effets spéciaux. Ce qui impressionne davantage réside dans la beauté de la photographie du français Philippe Rousselot, dont les couleurs furent renforcées en post-production : l'histoire, qui est relatée dans de nombreux et longs flash-backs, semble ainsi se passer dans une ambiance éthérée et flamboyante à la fois. La scène où Ed attend Sandra sous la fenêtre de sa chambre à l'université d'Auburn dans un champ de coquelicots apparaît comme une résumé esthétique du projet : c'est too much d'accord, mais splendide. 

On peut, sans les partager, comprendre les réserves de certains critiques contre le film : avec pareil sujet, on est en droit d'attendre plus d'émotion, et Big Fish n'est effectivement pas aussi poignant qu'on pourrait l'attendre. Il me semble aussi que le problème provient aussi du jeu de Billy Crudup, dont le personnage est trop antipathique et l'interprétation sans assez de relief (alors que c'est un comédien subtil, tout à fait capable). Marion Cotillard n'a pas grand-chose à faire non plus alors que Joséphine aurait pu (dû) être plus mise en avant (sa grossesse en parallèle à la mort imminente d'Ed suggère une transmission évidente et elle est bien plus indulgente envers son beau-père que son propre mari). 

En revanche, comme à l'époque de ses Batman, Burton soigne particulièrement la galerie de gentils monstres à sa disposition, profitant, il est vrai, d'interprètes de première classe (mais qu'il n'a plus filmés depuis étrangement) - Danny de Vito et Steve Buscemi en tête.

La musique originale de Danny Elfman est agrémentée d'une bande-son superbe arrangée par Eddie Vedder et Mike McCready  du groupe Pearl Jam et de chansons de Bing Crosby, Elvis Presley, Buddy Holly, Allman brothers band (que du bon donc !).

Tendre fantasmagorie, Big Fish mérite qu'on l'apprécie : c'est un film atypique pour son auteur mais joliment triste, romanesque en diable.