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mardi 8 février 2011

Critique 208 : NEW AVENGERS - SIEGE, 61 à 66 + FINALE, de Brian Michael Bendis et Stuart Immonen, Daniel Acuña, Mike McKone et Bryan Hitch











New Avengers : Siege est le 15ème story-arc de la série écrite par Brian Michael Bendis et dessinée par Stuart Immonen, Daniel Acuña, Mike McKone, rassemblant les épisodes 61 à 64 plus l'épilogue Finale, dessiné par Bryan Hitch, publiés par Marvel Comics de Mars à Juin 2010.

Ces épisodes concluent le volume 1 de la série.

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- New Avengers : Siege (#61-64) : Dans le quartier de Hell's Kitchen, grâce aux pouvoirs que lui donnent les Pierres de Nornes d'Asgard, The Hood augmentent les pouvoirs de certains des membres de son gang pour, comme l'a exigé Norman Osborn, ils traquent et éliminent les Nouveaux Vengeurs. C'est ainsi que dans l'ancienne planque de Bucky Barnes (détruite par les Vengeurs Noirs dans l' Annual #3), ce dernier et Steve Rogers affrontent le Laser Vivant et le Corrupteur, qui manipule mentalement le nouveau Captain America contre son mentor. A Manhattan, Spider-Man et Spider-Woman assistent au départ de l'héliporteur du H.A.M.M.E.R. pour Broxton, Oklahoma, où a débuté le siège d'Asgard par les troupes d'Osborn, lorsque Mandrill et le Griffon les attaquent. Les deux tandems parviennent à vaincre leurs opposants et gagnent la nouvelle base des Nouveaux Vengeurs où Steve Rogers, apprenant les manoeuvres d'Osborn contre Asgard à la télé, convainc l'équipe mais également les Jeunes Vengeurs et les Secret Warriors de Nick Fury d'aller aider Thor et les siens. A Broxton, la bataille fait rage et dans la tourmente, deux autres couples se rappellent de la veille : d'un côté, Luke Cage discutait de l'avenir avec Jessica Jones et leur enfant ; de l'autre, Clint Barton/Ronin essayait de savoir ce qui préoccupait Bobbi Morse/Oiseau-Moqueur depuis son retour (au terme de Secret Invasion). La victoire acquise dans la douleur par les héros (après la mort d'Arès, l'exécution de Sentry et la chute d'Asgard), un dernier duo s'éclipse du champ de bataille : Parker Robbins, dépourvu de ses pouvoirs, et sa maîtresse, Mme Masque...

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- New Avengers : Finale. Asgard en ruines, les Nouveaux Vengeurs savourent quand même la victoire mais sans savoir s'ils sont encore considérés comme hors-la-loi. Steve Rogers, fraîchement promu nouveau super-flic de l'Amérique, les rassure lorsque des Asgardiens menacent les hommes de The Hood, faits prisonniers. Les Démolisseurs et Mandrill donnent l'adresse de John King, le bras-droit de Parker Robbins, et la bande de Luke Cage part aussitôt à ses trousses afin de coincer leur ennemi. The Hood a trouvé refuge chez le père de Mme Masque, le Comte Néfaria, qui offre au malfrat de nouveaux pouvoirs (donc les moyens de s'en prendre encore aux héros) contre sa fortune. Mais John King a livré son complice aux Nouveaux Vengeurs qui surgissent et, après un brêve mais intense bagarre, neutralisent Robbins, Mme Masque et Néfaria, qu'ils livrent ensuite à Maria Hill. C'est l'heure du bilan pour les justiciers qui ne sont désormais plus des héros condamnés à la clandestinité et Luke Cage, à la faveur d'une promenade dans Central Park, se remémore les grands moments partagés avec ses alliés durant les six dernières années (le voyage au Japon et la rencontre avec Ronin, celle avec Sentry, House of M, l'affaire du Collectif, Secret Invasion, l'affrontement contre le gang de Hood, celui contre les Vengeurs Noirs, et Siege).

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Après 67 épisodes et 6 ans d'existence, le volume 1 des New Avengers trouvent son épilogue dans cet ultime arc et ce grand Finale, à l'issue de l'event Siege, également écrit par son scénariste, Brian Michael Bendis. Après avoir traversé tous les crossovers de Marvel durant cette période, souvent aux premières loges, avoir incarné le renouveau des Vengeurs classiques, puis être devenus des héros clandestins (durant 46 épisodes, soit plus des deux tiers de leurs aventures), ils sont enfin réhabilités et préparent leur entrée dans l' "âge héroïque" (jusqu'à la prochaine saga qui changera tout pour toujours...).

Les épisodes annexes à Siege ne resteront pas dans les annales de la série : l'exercice est toujours ingrat quand il s'agit de raconter quelque chose sans répéter ce qui se passe dans la saga principale d'un crossover, et déjà avec Secret Invasion, Bendis n'avait pas été très inspiré. La brièveté de Siege a au moins eu le mérite d'abréger la tâche, et pendant la première moitié, le scénariste s'en sort assez bien avec les deux épisodes centrés sur les binômes Bucky-Rogers et Spider-Man/Woman. C'est drôle, rythmé, même si ce n'est pas renversant.

Une fois les héros engagés dans la bataille d'Asgard, cela est beaucoup moins passionnant et Bendis est en pilote automatique, incapable de ne pas se répéter sans offrir autant de relief à ses séquences en flash-back avec Cage et sa femme ou le couple Barton-Morse.

Graphiquement, ce sont également des curiosités : Stuart Immonen se partage le boulot avec Daniel Acuña et malgré leurs différences stylistiques, la copie est plutôt convaincante, mais cela ressemble à des rustines entre Immonen qui se préparait pour le premier arc du volume 2 et Acuña qui assure un fill-in alors qu'il aurait mérité d'illustrer un arc entier. Puis Mike McKone termine le tout avec deux épisodes honorables mais sans grand intérêt donc, où la colorisation de Dave McCaig obscurcit son trait pourtant élégant.

Le Finale, un épisode de 40 pages agrémentés d'une dizaine de doubles-pages extraites d'issues antérieures (par David Finch, Steve McNiven, Olivier Coipel, Mike Deodato, Leinil Yu, Bryan Hitch, Billy Tan et Stuart Immonen - qui réalise, lui, une double-page originale, de toute beauté), est par contre une réussite totale.

Nous avons enfin droit à la revanche des New Avengers contre The Hood, attendue de longue date, avec en guest-star Néfaria, un des plus anciens adversaires des Avengers classiques, créé par Stan Lee et Jack Kirby dans les 60's. Bendis écrit un récit où l'action est reine, spectaculaire et efficace, vraiment jubilatoire.

Bryan Hitch, encré par Butch Guice et Andrew Currie (ses partenaires de Captain America : Renaissance et Ultimates vol. 1), délivre ses meilleures planches depuis longtemps et donne une envergure à la mesure de l'aspect extraordinaire de l'épisode.

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Brian Bendis n'aura pas rédigé une série toujours irréprochable : Mark Millar lui avait soufflé l'idée de créer les Nouveaux Vengeurs pour en faire l'équivalent Marvel de la JLA, un panthéon des héros de la firme. Mais jusqu'au schisme de Civil War, l'auteur n'a jamais très à l'aise avec ce concept, comme s'il attendait une crise profonde pour remanier son groupe et lui donner sa vraie identité de héros clandestins, d'outsiders, défendant davantage des principes, un idéal que la loi et l'ordre. La mort de Steve Rogers a été le détonateur de l'affirmation des Nouveaux Vengeurs et Bendis en a fait alors une non-équipe qui, si la franchise "Avengers" n'était pas devenue si forte (grâce à lui et Millar, avec les Ultimates, c'est là l'ironie du sort), se serait sans doute rebaptisée les Défenseurs (l'archétype de la non-équipe chez Marvel).

Le scénariste a alors dévoilé son porte-voix avec le personnage de Luke Cage, qui, comme un symbole, est un ancien repris de justice, solitaire, noir, sans masque ni costume, ayant renoncé à son pseudonyme (ridicule) de Power Man. En contrepoint, Bendis a donné à la série son méchant récurrent, The Hood (créé par Brian K. Vaughan), qui, comme Cage, ne porte pas de costume et à peine un alias (la capuche est celle de sa cape magique).

Avec un arc comme Revolution où il révèlait la menace skrull et l'origine véritable de son équipe, formée lors de l'évasion du Raft, organisé grâce à la reine Veranke, Bendis a réussi son chef-d'oeuvre, introduisant la paranoïa dans son titre fêtiche et le Marvelverse. C'est dommage qu'il ait échoué à boucler cette idée brillante dans un crossover trop long (Secret Invasion)... Mais dont la série New Avengers a plutôt su profiter durant le "Dark Reign" qui suivit, confortant ses acteurs dans leur position d'outlaws et des batailles de plus en plus âpres contre Osborn et ses troupes.

Des artistes confirmés ont contribué à la série, comme David Finch, Mike Deodato, Olivier Coipel. Mais New Avengers a souvent été meilleure quand ce sont des dessinateurs en voie de reconnaissance qui l'ont portée avec Bendis : Leinil Yu y a accompli un passage remarquable, tant par la durée que par l'esthétique, très originale ; et sans son bref séjour, Immonen n'aurait sans dout pas gagné le droit d'en devenir le prochain artiste, encore moins celui de dessiner le futur event de Marvel (Fear Itself)... Bien sûr, la série aurait gagné à avoir plus d'unité visuelle et il est frustrant de voir des hommes comme Cho, Coipel ou Hitch n'y avoir accompli que de brêves apparitions. Mais le charme des New Avengers a aussi tenu à cela, être un laboratoire graphique autant que narratif.

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Allez, vivement le volume 2 !

dimanche 2 août 2009

Critique 84 : AVENGERS DISASSEMBLED, de Brian Michael Bendis et David Finch



Avengers Disassembled est initialement un crossover impliquant plusieurs séries publiées par Marvel Comics : l'idée générale était que des héros majeurs de la firme (comme les Vengeurs, Spider-Man, ou les 4 Fantastiques) réagissaient à des assauts les déstabilisant physiquement et émotionnellement. Le scénariste Brian Michael Bendis jouait, avec ce titre, sur le cri de ralliement des Vengeurs : "Avengers Assemble!".
Les titres les plus affectés par cette histoire furent les Avengers, mais aussi Thor, Captain America et Iron Man. En revanche, on pouvait continuer à suivre des mensuels comme Spider-Man et Fantastic Four sans problème.
Les membres des Avengers concernés par les évènements de Chaos (c'est-à-dire le segment concernant l'équipe proprement dît) étaient l'Homme-Fourmi (Scott Lang), Captain America, Captain Britain (Kelsey Leigh), le Faucon, Hawkeye, Iron Man, Scarlet Witch, Miss Hulk, la Vision, la Guêpe et Yellowjacket.
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L'histoire débute au manoir des Vengeurs lorsque le système de sécurité de l'endroit avertit ses occupants d'une intrusion : elle est le fait du Valet-de-Coeur, pourtant mort après avoir sauvé la vie de la fille de l'Homme-Fourmi, Cassie Lang. Le Valet explose inexplicablement, tuant Scott Lang et ravageant une partie de la demeure des héros.
Peu après, la Vision se crashe avec un des Quinjets des vengeurs et libère une petite armée de robots Ultron qui s'en prennent aux rescapés. Durant l'affrontement qui suit, Miss Hulk est prise d'une crise de folie furieuse au cours de laquelle elle détruit la Vision.
A la suite de cette première vague d'attaques, plusieurs autres vengeurs (parmi lesquels des réservistes comme Spider-Man et Daredevil) arrivent au manoir. C'est alors qu'une énorme flotte de vaisseaux extraterrestre apparaît dans le ciel et ouvre le feu. Hawkeye se sacrifie pour sauver ses amis de cette soudaine invasion Kree.
Finalement, on découvre que c'est Scarlet Witch qui a provoqué tous ces évènements : devenue progressivement folle depuis la mort de ses enfants quelques années auparavant, elle s'était convaincue de leur existence grâce à des sortilèges influencés par l'essence du démon Mephisto. Ses pouvoirs causaient depuis des altérations de la réalités et ce phénomène empirait au point d'affecter l'existence de ses proches et sa santé mentale déjà fragile : elle avait fini par penser que les Vengeurs lui avaient retiré sa progéniture.
Lors d'une ultime confrontation, les Vengeurs, aidés par le Dr Strange, neutralisent Wanda Maximoff et son père, Magneto, reconnaissant les erreurs qu'il a commises en l'élevant, l'emmène avec lui pour la soigner.
Quelques mois plus tard, l'équipe se réunit dans les ruines du manoir. Quicksilver explique comment son père, le Professeur Charles Xavier et le Dr Strange s'occupent désormais de sa soeur dans un endroit tenu secret. Puis Tony Stark révèle à ses camarades qu'ils doivent se séparer car la réputation du groupe a souffert des évènements causés par Scarlet Witch et aussi parce qu'il ne peut plus financer une telle formation (son entreprise a perdu des contrats importants).
Chacun de ceux qui sont là évoquent alors un de ses plus mémorables souvenirs, comme lorsque l'équipe s'est créée, ou quand ils découvert Captain America, ou leur rôle durant la guerre Kree-Skrull, ou le mariage de la Vision et Wanda...
Comme ils quittent les lieux, les Vengeurs sont attendus à l'extérieur de leur quartier général dévasté et acclamé par une foule de civils. Une page se tourne...
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... Et avec cette page, ce sont 500 épisodes qui trouvent leur conclusion : Brian Michael Bendis a offert un final à la fois apocalyptique et émouvant à une série historique, où se sont succédés les meilleurs auteurs et les plus grands artistes depuis Stan Lee et Jack Kirby. Pour cela, le scénariste n'a pas hésité à trancher dans le vif, supprimant plusieurs personnages (dont l'emblématique Hawkeye, qui fut d'abord un super-vilain avant de se racheter une conduite comme justicier, ou la Vision, sans doute l'androïde le plus célèbre du Marvelverse) et concluant son épopée dans un déluge pyrotechnique... Qui n'était pourtant qu'une énorme illusion !
Le procédé est radical et extrèmement roublard, on peut d'ailleurs reprocher à l'auteur d'en faire trop, mais sans doute fallait-il frapper fort et couper net pour inscrire le point final à près de quarante ans de continuité et alors que le titre même se vendait mal.
Car il faut replacer les choses dans leur contexte : à l'époque de Disassembled, dopés par leurs adaptations cinématographiques, Spider-Man et X-Men dominent commercialement Avengers dans les kiosques. Même si comme les mutants, c'est une série mettant en scène une équipe, la composition des Vengeurs n'a cessé de changer tout au long de son existence, comptant un nombre écrasant de membres. Il y avait les vedettes, les "big guns", comme Captain America, Iron Man, Thor, voire la Guêpe, et (tous) les autres, parfois membres éphémères et oubliables/oubliès. Mais en tant que tels, les Avengers ne ressemblaient plus à grand'chose.
La dernière formation en date n'était par ailleurs pas la plus fameuse, et Bendis a ensuite expliqué avoir tué certains personnages parce qu'il les considéraient comme d'authentiques "tocards" (à l'image du Valet-de-Coeur). Nous verrons, cependant, que, par la suite, en animant les Nouveaux Vengeurs, le même Bendis ne s'est pas privé de ramener sur le devant de la scène des seconds couteaux, tout aussi incertains, pour en faire de nouvelles stars. Mais c'est là la finalité de ce genre de jeu de massacre : chaque auteur a ses "têtes", ses favoris, et s'amuse à les promouvoir lorsqu'il en a la possibilité. On ne peut donc pas vraiment reprocher à Bendis de répéter ce que beaucoup de ses prédécesseurs ont fait...
Narrativement, le scénariste n'a pas encore complètement systématisé la décompression dramaturgique dont New Avengers deviendront le laboratoire (et parfois la caricature) : le récit est mené avec beaucoup de rythme, les rebondissements s'enchaînant à toute vitesse, allant même crescendo dans une débauche d'explosions, d'attitudes troubles, de situations paroxystiques. On a à peine le temps de se demander ce qui se passe entre l'explosion de Jack of Hearts, le crash de la Vision, les attaques successives des Ultrons et des Krees, le coup de folie de Tony Stark à l'O.N.U. et celui de She-Hulk, le sacrifice d'Hawkeye, et l'affrontement contre Wanda puis les apparitions du Dr Strange et de Magneto.
Et quand la situation s'est calmée et que le temps des adieux est venu, Bendis ne cède pas non plus à ce qui en irritera plus d'un ensuite, soit des dialogues abondants, à l'humour potache, et dilatant la durée de certaines séquences. L'évocation des grands moments passés de l'histoire des Vengeurs est rédigée sobrement, avec une pointe de sentimentalisme indéniable, mais sans manièrisme.
Ces brefs flash-backs, illustrés sur des double-pages, sont aussi un régal pour les yeux car, pour ce Avengers finale, de grands artistes ont été mis à contribution : Steve McNiven, David Mack, Alex Maleev, Jim Cheung, Gary Frank, Mike Mayhew... Cela participe à faire de ce numéro un exemplaire vraiment exceptionnel, transition entre le titre qui s'achève et celui qui va arriver.

Disassembled a été dessiné par David Finch (avec quelques pages reprises aux épisodes de Kirby, Dick Ayers ou Olivier Coipel) et encré par ses collaborateurs habituels, Danny Miki, Mark Moralès, Allen Martinez et Victor Olazaba.
Je ne suis pas un grand fan de cet artiste. Pourtant, il fait le boulot et sait en mettre plein la vue comme le réclame une histoire de ce genre : beaucoup le font mieux que lui, c'est une évidence, mais David Finch a été au bon endroit, au bon moment. C'est aussi comme cela qu'on gagne ses galons.
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Les Vengeurs sont morts ? Vive les Nouveaux Vengeurs ! Oui, une page se tourne, mais un nouveau livre va commencer... Et la fin de cette histoire est vraiment le début d'une autre !