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dimanche 29 novembre 2015

Critique 763 : SPIROU N° 4050 (25 Novembre 2015)


"Mastodonte Power !" comme dirait Guillaume Bianco : L'Atelier occupe la "une" et le bandeau, car la couverture a elle-même une histoire (dont je reparle à la fin de cette critique). Pas de surprise : c'est un des meilleurs numéros depuis un moment, un des plus drôles, car toute la bande est en grande forme.
"La Semaine de Spirou" est signée par
Jérôme Jouvray, le "professeur" de l'Atelier :
une bonne entrée en matière.

J'ai aimé :

- Harmony : Memento (3/6). Toujours à demeure chez le mystérieux Nita, Harmony obtient quelques débuts de réponse sur sa situation actuelle, ses pouvoirs, son amnésie...
Matthieu Reynès développe avec toujours le même brio son récit : on atteint déjà, au bout de trois épisodes, une quarantaine de pages, et il reste encore trois chapitres à pré-publier. La narration est donc décompressée mais l'ambiance prenante. Les manifestations fantastiques sont subtiles, discrètes.
Par ailleurs, le dessin est épatant, très expressif, le découpage intelligent, le tout magnifié par la colorisation de Valérie Vernay (qui avait dessiné La Mémoire de l'eau, écrit par Reynès).

- Ainsi, tombe ! Première apparition (à ma connaissance) de Louise Joor dans les pages de la revue pour ce petit récit (2 pages) qui raconte, avec poésie et énergie, pourquoi les feuilles tombent des arbres en Automne. C'est très joli et ça donne envie de revoir cette auteure.

- Tash & Trash. Dino plaisante, avec cette ironie mordante, sur les cadeaux d'anniversaire : que le premier à ne pas avoir fait comme Trash lui jette la pierre... / Capitaine Anchois. Floris revient pour un strip savoureux où ce couillon de capitaine se fait encore rouler par son équipage.

- Pinpin Reporter : L'événement Mastodonte. Matthieu Sapin livre son reportage sur une animation donnée par les membres de l'Atelier : graphiquement, ce n'est toujours pas terrible (Sapin devrait vraiment s'adjoindre les services d'un artiste), mais le déroulé est complètement délirant et annonce bien ce qui suit...

- L'Atelier Mastodonte. Pas moins de six pages cette semaine, et attention, on rigole beaucoup : Mathilde Domecq (4 strips), Guillaume Bianco (4 strips dont deux dessinés), Pascal Jousselin (4 strips), Obion (4 strips dont deux dessinés), Nob (4 strips), Benoît Feroumont, Lewis Trondheim ont produit des romans-photos désopilants sur la vie de leur studio. Obion drague Mathilde, Mathilde l'assomme et se moque de Tebo et Trondheim, Nob n'en peut plus des cadences hebdomadaires et du chef comptable de Dupuis, Feroumont raille Bianco, Jousselin montre Bianco qui fait le con et Obion complètement fou, Bianco veut que les lecteurs sachent que les artistes de l'atelier existent vraiment... Bon sang, ça faisait longtemps que je n'avais pas ri d'aussi bon coeur ! C'est vraiment un journal dans le journal : indispensable !

- Dad. Nob se débarrasse de Rose, la mère de Roxane : j'aurai bien aimé qu'elle tape l'incruste encore un peu, mais le gag est vraiment drôle, et superbement mis en scène (voir ci-dessous).  

En direct de la rédak donne la parole à Trondheim, Jousselin et Nob qui expliquent comment le premier a complété la couverture respective des deux autres (pour les n° 4015 et 4018) et composer une fresque. Le résultat est bluffant et, pour les fidèles de la revue, c'est une belle récompense (voir ci-dessous).

La semaine prochaine, un autre événement : le début de la pré-publication du 55ème tome des Aventures de Spirou et Fantasio, La Colère du Marsupilami, par Vehlmann et Yoann, qui durera 9 semaines. Ce sera aussi un numéro double "spécial Noël" (!).
Les aventures d'un journal revient sur la biographie de Winston Churchill par Eddy Paape parue dans la revue en 1958, mais jamais éditée en album à cause des relations exécrables entre l'artiste et Charles Dupuis.

Les abonnés ont droit à la quatrième partie (et dernière... Enfin !) du poster géant du Petit Spirou.

dimanche 22 novembre 2015

Critique 757 : SPIROU N° 4049 (18 Novembre 2015)


Evidemment, ce n'est qu'un (malheureux) hasard, mais voir Pierre Tombal en couverture du numéro sorti après les attentats du 13 Novembre, ça fait quand même bizarre... Kinky & Cosy figurent sur le bandeau.

J'ai aimé :

- Harmony : Memento (2/6). Harmony découvre, toujours séquestrée chez le mystérieux Nita, qu'elle possède des pouvoirs télékinésiques...
Encore un autre épisode consistant (12 pages) pour cette série qui confirme son bon début dans le numéro précédent : dans l'interview de Matthieu Reynès en préambule, les références littéraires (Stephen King) mais surtout cinématographiques sont soulignées. Le découpage, la narration se permettent un tempo décompressée mais prenant, que le dessin dynamique et expressif met bien en valeur.

- Le Club des Huns : Rat-psodie en flûte ! Attila, râlant toujours après son manque de notoriété, et sa bande font la connaissance d'un flûtiste peu commun : il s'appelle Hamelin et prétend avec son instrument attirer toutes sortes d'animaux... Ce qui pourrait être pratique pour mener une guerre, à condition de bien en jouer !
Dab's livre un récit complet de 5 pages très drôle, qui va crescendo jusqu'à une chute irrésistible et très... Piquante. Son dessin très vif, qui joue très habilement sur les valeurs de plans, est un régal.

- Rob. Clunch se rend compte que son robot n'a eu ni enfance ni adolescence, ce qui est cool, surtout pour un type comme lui qui avait des ambitions mégalos dans son jeune âge... James et Boris Mirroir continuent sur leur bonne lancée avec ces deux doubles strips à l'humour pince-sans-rire.

- L'Atelier Mastodonte. Lewis Trondheim dévoile son nouveau projet, qui donne des idées à Obion : c'est visiblement parti pour une nouvelle piste narrative, qui s'annonce délirante. Comme toujours, ce qui est pointé chez un auteur (y compris par lui-même, comme ici Trondheim) inspire à ses collègues à la fois la matière à des gags mais aussi une réflexion sur les manies de chacun.

- Tash & Trash. Les strips en une case de Dino sont souvent extraordinaires et celui-ci ne fait pas exception : c'est une miniature très drôle et ciselée.

- Dad. Rose, la mère de Roxane se lamente sur la vie de star, Dad encaisse... Nob excelle dans ce genre de gags où la chute est à la fois acide et savoureuse. Le découpage en gaufrier de 8 cases permet aussi de sublimer cette mécanique de précision. (Voir ci-dessous :)

En direct de la rédak propose une interview de Marc Hardy, le dessinateur de Pierre Tombal qui travaille actuellement sur un one-shot "Spirou par..." avec Zidrou, qui s'annonce très surprenant. On en apprend aussi un peu plus sur les prochains numéros de la revue, en particulier le "spécial Noël" (qui sera dispo dès le... 2 Décembre), un "spécial Star Wars", et le calendrier 2016 (entièrement dédié à Lucky Luke, pour ses 70 ans). La semaine prochaine, c'est L'Atelier Mastodonte qui sera largement à l'honneur.
Les aventures d'un journal consacre sa page au trop rare Frank Le Gall  : espérons qu'il retrouve l'envie de dessiner, Théodore Poussin me manque.

Les abonnés ont droit à un nouveau pan du poster géant du Petit Spirou. No comment...

dimanche 15 novembre 2015

Critique 751 : SPIROU N° 4048 (11 Novembre 2015)


Ne jugez surtout pas la nouvelle série Harmony de Matthieu Reynès à la couverture (trop flashy) de nouveau numéro : elle vaut vraiment le coup d'oeil ! 

J'ai aimé :

- Harmony : Memento (1/6). Qu'est-ce qui relie à 4 000 ans d'intervalles la rivalité entre deux héritiers au trône d'un royaume de surhommes à une jeune fille amnésique veillée par un énigmatique ermite ?
Matthieu Reynés produit donc une nouvelle oeuvre originale et ambitieuse, dont il signe scénario et dessins : dans l'interview qui ouvre cette preview d'une quinzaine de pages (!), il explique la longue préparation de ce projet (depuis 2006), qui comptera (au moins) deux tomes.
Le début de cette histoire est en tout cas intriguant et captivant, et les références graphiques sont bien gérées (comme son héroïne inspiré physiquement par l'actrice-chanteuse Taylor Momsen).

- Le Club des Huns. Attila essaie de convaincre sa bande d'être plus soigneux en utilisant un balai : comme d'hab', c'est pas gagné, et comme d'hab', Dab's livre un gag en une page réjouissant - avant de revenir la semaine prochaine pour un récit complet de cinq pages.

- La Forêt de Noirecombe. Un père raconte une histoire à son fils pour mieux le convaincre de faire la vaisselle à sa place... 
David de Thuin m'avait fait forte impression il y a deux deux semaines avec un poignant récit complet sur le deuil : il reprend ses deux personnages pour une histoire moins dramatique mais aussi bien conduite, à la chute savoureuse. Un auteur à suivre de très près décidément.

- Antarctique Nord. Olivier Goka propose quatre strips plein d'esprit, dans un cadre évoquant les Givrés ! De Madaule et Amalric, mais avec un humour beaucoup plus absurde et fin. Espérons que cette première apparition soit suivi de beaucoup d'autres.

- Rob. James et Boris Mirroir marquent un peu le pas après plusieurs semaines de haut niveau, mais en continuant à creuser le fossé qui se creuse entre Clunch et ses proches depuis qu'il a trouvé une copine, la série reste très amusante.

- Cartes Blanches : L'ascension du Mont Papa & Le goût des livres. Terreur graphique signe deux gags bien sentis sur la paternité : tout en plans fixes, on aimerait bien revoir là encore cet auteur dans les pages de la revue.

- L'Atelier Mastodonte. Obion découvre qu'il a des fans, Jérôme Jouvray fait un cauchemar : dans les deux cas, on rigole bien, en appréciant ce zeste d'acidité derrière ces strips.

- Tash & Trash. Dino est comme toujours imparable : toujours aussi loufoque et indispensable.

- Dad. La cohabitation avec Rose, la mère de Ondine, se révèle déjà délicate : pas simple, le yoga avec Bébérinice... Nob est sur son nuage : jamais décevant, il a trouvé avec ce nouveau personnage le ressort de futurs gags prometteurs. (Voir ci-dessous - Dad retrouve la dernière page de la revue :)    


En direct de la rédak donne la parole à David de Thuin, qui révèle ses secrets de création pour La forêt de Noirecombe. On apprend aussi que la prépublication du prochain tome de Spirou et Fantasio par Vehlmann et Yoann débutera dans trois semaines (lors du numéro double spécial Noël). La semaine prochaine, Pierre Tombal aura droit à la "une".
Les aventures d'un journal revient, via la série Pierre Cardan, écrite par Jean-Michel Charlier, sur la prolifique carrière de son dessinateur, Gérald Forton.

Les abonnés continuent de compléter le poster du Petit Spirou (en attendant des bonus plus enthousiasmants...).

lundi 9 novembre 2015

Critique 745 : LES GARDIENS DE LA GALAXIE #11 (Novembre 2015)

 Les Gardiens de la Galaxie #11 :

Le sommaire de la revue est quasiment monopolisé par la suite du crossover Le Vortex Noir, seule la série Rocket Raccoon n'est pas impactée par cette saga (et d'ailleurs l'épisode a été coupé en deux).
Vous trouverez donc ci-dessous un résumé des épisodes et une critique globale pour ces quatre nouveaux chapitres de l'histoire.

- Les Gardiens de la Galaxie / X-Men : Le Vortex Noir (6) (Sam Humphries / Mike Mayhew) :

Ronan l'accusateur rédige son rapport dans lequel il relate la manière dont il a repoussé, contre l'avis de l'Intelligence Suprême des Krees, l'attaque menée par Gamorra, le Fauve et Angel, qui se sont soumis au Vortex Noir mais qui leur a été dérobé par les Gardiens de la galaxie et les X-Men...

- Les Gardiens de la Galaxie #25 : Le Vortex Noir (7) (Brian Michael Bendis / Valerio Schiti) :

En désaccord avec l'Intelligence Suprême des Krees qui veut supprimer Gamorra, le Fauve et Angel, les Gardiens de la galaxie et les X-Men lui reprennent le Vortex Noir. Mais J-Son et ses alliés, les Saigneurs, veulent à leur tour reprendre l'artefact et bombardent la planète Hala jusqu'à provoquer sa destruction. Nova a réussi à fuir avec le Vortex Noir mais il erre, sans connaissance dans le vide sidéral, soufflé par l'explosion de Hala... 

- Nova #28 : Le Vortex Noir (8) (Gerry Duggan / David Baldeon) :

Nova revient à lui et décide de ramener le Vortex Noir pour le confier aux Vengeurs. Mais le Collectionneur surgit pour le lui dérober. Il fuit avec l'artefact dans l'espace où il est capturé par J-Son et Thane qui se soumet au pouvoir du Vortex Noir...

- Star-Lord #9 : Le Vortex Noir (9) (Sam Humphries / Paco Medina) :

J-Son livre aux Broods, en échange de leur collaboration, la planète Spartax, dont il fut l'empereur avant d'en être chassé par son fils, Peter Quill/Star-Lord. Thane fige toute la population dans l'ambre pour que des Broods "infestoïdes" déposent leurs oeufs et multiplient leurs rangs. Pour empêcher les Gardiens de la galaxie et les X-Men de contrarier ce plan, les Saigneurs sont envoyés pour les tuer...
  
Le Vortex Noir souffre, c'est flagrant après la lecture de ces quatre épisodes successifs, tirés de quatre séries, d'être trop long - et encore je ne lis pas les chapitres écrits du point de vue des All-New X-Men, dans la revue "X-Men" !
L'idée principale de Sam Humphries apparaît depuis le début comme trop mince pour être aussi diluée dans autant de séries : les rebondissements revêtent un caractère artificiel, prétexte à impliquer une quantité toujours plus grande de personnages, pour lesquels le lecteur n'éprouvera pas toujours de sympathie. Il y a trop de héros mais aussi de méchants qui se disputent la propriété et l'usage de cet artefact, dont le pouvoir manque par trop d'originalité (ce n'est qu'une énième variation sur la corruption liée à la puissance, convoité soit pour pacifier l'univers, soit pour l'asservir).

Mais incidemment un crossover permet aussi d'apprécier la légitimité d'une série : à ce compte-là, Guardians team-up et Star-Lord, écrites par Humphries, confirment qu'elles n'existent que pour exploiter le filon du succès de la franchise des Gardiens de la galaxie. Nova tente, avec le style plus léger qu'ambitionne Gerry Duggan, de jouer une carte plus légère, voire comique, mais avec des péripéties grotesques (le Collectionneur qui débarque chez les Alexander).
Dans ce contexte, Les Gardiens de la Galaxie, écrit par Brian Bendis, s'en sort bien mieux et la série aurait amplement suffi pour développer ce pitch : le scénariste en profite d'ailleurs pour livrer un épisode spectaculaire, le 25ème de son volume, d'une trentaine de pages.

Graphiquement, Valerio Schiti, partenaire de Bendis, illustre avec beaucoup de talent sa partie : il se révèle très complet dans tous les registres, aussi bien pour animer les personnages, composer des scènes de groupe, ou mettre en images les ravages de la bataille. Décidément, l'italien confirme qu'il est un artiste en plein boum.
Mike Mayhew dessine dans son style photo-réaliste l'épisode de Guardians team-up : bizarrement, le résultat évoque surtout Mike Deodato (impression renforcée par la colorisation de Rain Breredo, qui fut longtemps associé au brésilien). C'est beau, quoique un peu figé.

Les prestations de Paco Medina (Star-Lord) et David Baldeon (Nova) sont égales à elles-mêmes : pour ma part, je n'apprécie guère le premier et déteste le second. 

- Rocket Raccoon #9 : Monstres en folie (1) (Skottie Young / Jake Parker) :

Sur Terre en 2046, Groot devenu géant détruit tout sur son passage après une expérience ratée menée par les Vengeurs pour répliquer ses capacités régénératrices. Le seul recours pour raisonner l'extra-terrestre est Rocket Raccoon, qui, approché par Iron Man, refuse d'aider les humains...

Bien que Panini soit coutumier du fait (alors que Christian Grasse le nie dans sa postface... Quel bouffon, ce bonhomme !), l'épisode de Rocket Raccoon a été coupé en deux, parce que celui des Gardiens de la Galaxie compte trente pages, et apparemment il est impensable pour l'éditeur de vendre une revue de plus de 120 pages, même exceptionnellement (par contre, ça ne le gêne pas pour sortir le prochain numéro et un hors-série en Décembre pour liquider tous les épisodes des séries "cosmiques" avant le début de la saga Secret Wars en Janvier...).

Malgré tout, la nouvelle histoire imaginée par Skottie Young est aussi délirante que d'habitude. Jake Parker revient la dessiner, après le fill-in de Felipe Andrade, dans son style cartoony et tonique, rehaussé par les couleurs acidulés de Jean-François Beaulieu.

Bilan : compliqué - Le Vortex Noir n'est pas désagréable à suivre, mais l'intrigue n'est pas suffisamment riche pour cannibaliser autant de séries. Bendis et Schiti dominent la mêlée facilement, tandis que Rocket Raccoon continue de ravir le lecteur en quête d'autre chose. Suite et fin (de la saga et de la revue) le mois prochain.

dimanche 8 novembre 2015

Critique 743 : SPIROU N° 4047 (4 Novembre 2015)


La revue célèbre le 25ème anniversaire, non pas de la série, mais de la parution du premier album du Petit Spirou : les festivités sont en l'occurrence assez réduites (première partie d'un poster en supplément pour les abonnés, une interview de Tome et Janry, une page d'hommage - avec, seulement, 5 dessinateurs, peu inspirés). Certes, aujourd'hui, le spin-off de Spirou et Fantasio se vend mieux que la série-mère mais le prétexte reste bidon et le résultat décevant.

J'ai aimé :

- Dad. C'est pas tout de flâner avec Bébérinice au jardin public mais faudrait quand même pas oublier d'aller chercher Roxane à l'école... Une page marrante où Nob prouve encore une fois son art de la chute - et adresse des clins d'oeil au groupe rock Cake et à Goscinny.

- Les Cavaliers de l'Apocadispe passent dans le journal. Les trois nigauds ont prétendu à un journaliste avoir conçu une invention écologique géniale : reste à la fabriquer avant l'interview... Libon est, comme toujours, en grande forme : la stupidité de ses trois héros est réjouissante.

- Boni : Paupine, la gardienne. Je mentionne ces trois strips de Ian Fortin qui m'ont fait sourire : le titre stagne désormais, incapable d'évoluer hors du schéma victimaire de Boni. C'est dommage, même si l'auteur a du savoir-faire.

- Vermisseaux : Hannah et le bourdon. Marc Péchelin et Guillaume Guerse reviennent pour un récit complet de 6 pages où Moska doit jouer les baby-sitters : c'est rondement mené, complètement absurde, mais rigolo. Le dessin témoigne d'une certaine rigueur dans le découpage très dense (une dizaine de plans par page).

- Rob. Explication avec le robot et cruelle révélation sur le fait d'imiter les humains : James et Boris Mirroir sont en forme et poursuivent leur bonne prestation depuis un moment. Cette série a fait le chemin inverse de Boni en réussissant à évoluer.

- Le Club des Huns. Un peu de fumette pour Attila et un constat désopilant sur sa réputation : Dab's produit moins régulièrement depuis quelque temps mais quand il est là, il ne l'est pas à moitié.

- L'Atelier Mastodonte. Pascal Jousselin s'interroge sur le profil des lecteurs, Guillaume Bianco louche sur le décolleté d'une mère de famille lors d'une séance de dédicaces : les deux doubles strips sont drôles, avec une mention à Bianco (qui va descendre de haut).

- Tash & Trash. Dino produit une seule case cette semaine mais encore une fois très marrante. / Capitaine Anchois. Floris réussit le meilleur hommage au Petit Spirou (ce n'était pas bien difficile, mais méritoire). 

En direct de la rédak donne la parole à Tome et Janry donc pour évoquer le passé et le futur du Petit Spirou : rien de renversant, plutôt des regrets de voir ces deux brillants auteurs se cantonner à ce titre. La suite de Choc par Colman et Maltaite, c'est pour bientôt, avec une aventure de 86 pages ! Et Blutch termine un one-shot de Tif et Tondu ! La semaine prochaine, début d'une nouvelle série originale : Harmony, par Mathieu Reynès - on verra ce que ça vaut mais un peu de sang neuf, enfin !
Les aventures d'un journal revient sur la genèse du Petit Spirou en 1983... Fred Neidhardt signe un bandeau illustré bien mordant sur les excès de ce genre de produits dérivés.

dimanche 1 novembre 2015

LES COUVERTURES DU MOIS : NOVEMBRE 2015

Voici la sélection des couvertures que je préfère pour les comics à paraître durant ce mois de Novembre 2015.
 Justice League of America #6
par Bryan Hitch
(DC Comics)
 Prez #6
par Ben Caldwell
(DC Comics)
 Secret Six #8
par Dale Eaglesham
(DC Comics)
 Slash & Burn #1
par Tula Lotay
(DC Comics)
 The Twilight Children #2
par Darwyn Cooke
(DC Comics)
 Black Magic #2
par Tristan Jones
(Image Comics)
 Huck #1
par Rafael Albuquerque
(Image Comics)
 Guardians of the Galaxy #2
par Kris Anka
(Marvel Comics)
 All-New, All-Different Avengers #1
par Alex Ross
(Marvel Comics)
 Captain America : Sam Wilson #2
par Steve Epting
(Marvel Comics)
 Doctor Strange #2
par Chris Bachalo
(Marvel Comics)
 Howard The Duck #1
par David Aja
(Marvel Comics)
 Karnak #2
par David Aja
(Marvel Comics)

samedi 29 novembre 2014

Critique 532 : SPIROU N° 3998 (26 Novembre 2014)


Cette semaine débute la pré-publication d'Une aventure de Spirou et Fantasio par... Makyo, Toldac et Téhem, La grosse tête, qui s'étalera sur 9 n°. 
J'ai aimé :

- Une aventure de Spirou et Fantasio : La grosse tête (1/9). Spirou découvre que Fantasio rédige un roman, dont il refuse de lui dévoiler le contenu avant sa publication. Lorsque le soir de la sortie de l'ouvrage, fêté au siège des éditions Dupuis, Spirou commence à le lire, il s'aperçoit que Fantasio s'est inspiré d'une de leur célèbre aventure mais en arrangeant les faits à son avantage...
En parallèle de la série régulière, Dupuis a confié depuis quelques années à des équipes artistiques inattendues la possibilité de réaliser un one-shot avec Spirou et Fantasio : cela a donné de grandes réussites (dont le sommet est Le journal d'un ingénu d'Emile Bravo) et même permis d'installer Vehlmann et Yoann sur le titre.
Cette fois, c'est Makyo avec Toldac qui s'en charge : il s'agit d'un hommage au classique de Franquin, La mauvaise tête, dont ce premier épisode offre une relecture accrocheuse et malicieuse. Téhem a la charge des dessins (après qu'un premier artiste ait été testé sans succès) et il donne une version personnelle mais très réussie des personnages.
Très prometteur.

- Lady S. : ADN (4/6). Grevitz, qui a avalé sa potion, devient fou furieux et Shania parvient à le neutraliser avec difficulté. Il lui faut maintenant trouver un moyen de rentrer en Amérique...
Aymond attaque la dernière ligne droite de son récit en bouclant une des deux pistes narratives. Il dose habilement ses révélations et coups de théâtre, même si, en fin de compte, tout cela ne dépasse jamais un classicisme certain. Au diapason, le dessin est solide mais sans éclat.
C'est bien fait, mais il ne faut pas en attendre davantage (ce qui n'est déjà pas mal).

- Mélusine. Les professeurs de l'école de magie font appel à un inquisiteur pour démasquer le coupable, mais celui-ci use de méthodes un peu trop radicales : Clarke tire un peu sur la corde avec son feuilleton, mais la série reste marrante.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco ont séparé leurs deux héroïnes mais produisent trois strips exploitant brillamment la situation : c'est drôle, avec à chaque fois d'excellentes chutes.

- Rob. Clunch redémarre son robot et s'aperçoit qu'il l'a bien roulé dans la farine en jouant la déglingue : James et Boris Mirroir sont toujours aussi bien inspirés avec leurs gags.

- L'Atelier Mastodonte. Grosse crise existentielle pour Alfred, qui ne sait plus qui il est. Mathilde Domecq enfonce le clou avec jubilation. Toujours un régal.

- Dad. Nob produit une page très émouvante et n'en finit pas de prouver qu'il survole les débats : c'est bien simple, quand Dad est absent du sommaire, je fais la grimace. Mais quand je découvre une nouvelle page, même si le reste de la revue est moyen, je reste heureux. (Voir ci-dessous :)  

En direct de la rédak donne la parole à Simon Léturgie qui a réalisé le bonus pour les abonnés cette semaine (un petit récit, Perdus, écrit avec son père Jean, à confectionner soi-même : une vraie merveille qui aura certainement une suite). Et il y a également un teaser pour l'imminent 4000ème n° de la revue (dans deux semaines).
Les aventures d'un journal revient sur la carrière de Pat Mallet, qui passa par le studio Jijé, et qui produisit une oeuvre considérable en surmontant son handicap (la surdité).

Cette semaine, on a aussi droit à trois Cartes blanches, dont celle d'une certaine Laurel dont le dessin ressemble à s'y méprendre à celui de Féroumont.

lundi 24 novembre 2014

Critique 529 : SPIROU N° 3997 (19 Novembre 2014)


C'est vraiment un numéro spécial cette semaine puisqu'on a droit à un épisode exceptionnel de Spirou, écrit par Pascal Jousselin (Imbattable) et dessiné par 71 dessinateurs, sur le principe du livre dont vous êtes héros : une expérience mémorable !

Le sommaire est bien évidemment chamboulé par le récit complet à tiroirs proposé cette semaine, qui occupe une vingtaine de pages à lui seul. Détaillons un peu l'objet.

- Fantasio a disparu ! L'ami de Spirou est introuvable et le groom n'a que trois indices pour tenter de le retrouver : une photo bizarre, trois mots sur un bout de papier et une carte routière. Il enquête en compagnie de Spip.
Jousselin, qui adore (et réussit brillamment) les jeux narratifs dans sa propre série Imbattable, a reçu de Frédéric Niffle, le rédacteur en chef de la revue, une proposition taillée sur mesure pour lui : imaginer une intrigue originale avec Spirou, avec plusieurs possibilités pour diriger le récit.
Le résultat est un exercice de style brillant qui exige du lecteur une vraie participation. Les issues multiples de l'histoire sont souvent délirantes, absurdes, mais cela importe moins en vérité que l'aspect ludique du projet. Dès le 3ème (des 71) strip, on a trois directions possibles, correspondant aux indices dont dispose le héros et qui l'entraînent à chaque fois dans des aventures inattendues et fantasques. C'est très stimulant, même si je vous cache pas qu'il faut s'accrocher et que revenir en arrière pour explorer les autres pistes est diabolique. On mesure ainsi l'ahurissante somme de travail que cela a dû représenter pour Jousselin (même si certaines péripéties ont été imaginées par d'autres - il en a quand même orienté 58 au total).
Visuellement, tout le gratin des artistes Dupuis a été invité à la fête et on se régale souvent avec Yoann, Simon Léturgie, Fabrice Tarrin, Jousselin lui-même, Joub, Richard Guérineau, Delaf, Hugo Piette, Steve Baker, Arthur De Pins, Munuera, Matthieu Bonhomme, Benoît Féroumont, Denis Bodart, Olivier Schwartz, Libon, Nob, Renaud Collin, . Comme vous voyez, il y a du beau monde (et ils compensent les prestations plus moyennes des autres). Cela donne surtout envie de revoir certains dessiner Spirou un jour (pourquoi pas pour un HS de la collection "Une aventure de Spirou et Fantasio par...").

Le reste du programme est évidemment du coup plus convenu, mais j'ai aimé :

- Lady S. : ADN (3/6). Grevitz invite Shania et son père adoptif Abel chez lui mais le cocktail vire à l'aigre à cause du caractère odieux de l'hôte puis lorsque le cobaye de Grevitz fait irruption pour se venger du scientifique.
Aymond ne fait pas d'étincelles mais il conduit efficacement son récit. Chaque épisode possède un cliffhanger assez prometteur pour qu'on ait envie de connaître la suite. Graphiquement, c'est aussi classique mais, comme on le découvre dans l'interview de l'auteur en préambule, très soigné.

- Tash et Trash. Dino est encore une fois royal avec ce strip en trois cases drôlissime. / Capitaine Anchois. Floris fait aussi merveille avec un gag en un seul plan.

- Dad. Nob revient et accomplit un nouveau miracle avec cette page à la chute très drôle, superbement illustrée. (Voir ci-dessous :)  

En direct de la rédak donne évidemment la parole à Pascal Jousselin, qui explique les coulisses de Fantasio a disparu. Et la semaine prochaine démarre le récit complet de Spirou et Fantasio, La grosse tête, écrit par Makyo et Toldac et dessiné par Téhem.

Autre bonne nouvelle : l'histoire du Marsupilami (d'une affligeante médiocrité) est terminée, et plus que deux épisodes à supporter le moyen Buck Danny "Classic".

samedi 15 novembre 2014

Critique 528 : SPIROU N° 3996 (12 Novembre 2014)


Les Psys en couverture : la promesse d'un grand moment d'humour pas drôle... Contrairement à la présence sur le bandeau des Cavaliers de l'Apocadispe, enfin de retour !

J'ai aimé :

- Lady S. : ADN (2/6). Shania rejoint son père à Berlin où il a été invité par son collègue, le professeur Grevitz. Lorsqu'elle évoque avec lui la nécessité d'effectuer un test de paternité afin de faciliter sa demande d'asile politique aux Etats-Unis, Abel Rivkas lui fait une terrible révélation.
Malgré son classicisme extrême, j'aime bien cette histoire qui aligne les clichés en les assumant : Aymond, qui écrit et dessine le tout, relève d'ailleurs dans l'interview précédant l'épisode que la paternité parcourt l'oeuvre de Van Hamme (je ne l'avais jamais vraiment remarqué, mais c'est pertinent avec les exemples donnés).
Le dessin est tout aussi académique mais impeccable, avec des personnages bien campés et des décors fouillés.
(Chose curieuse quand même : on trouve dans les pages de la revue une pleine page de pub annonçant que l'album avec cette histoire est déjà disponible en librairie, ce qui court-circuite sa prépublication...)

- Mélusine. Les élèves sont interrogés par leurs profs pour trouver qui deale de la drogue dans l'école. Mélusine croit pouvoir faire face mais va avoir une surprise. Clarke poursuit son feuilleton avec un gag hebdomadaire efficace.

- Rob. James et Boris Mirroir éteignent carrément leur robot, mais pas l'humour décalé et bien senti de leur série.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco séparent (eux aussi) leur héroïne de sa bestiole, mais leurs trois strips restent toujours aussi marrants.

- Les Cavaliers de l'Apocadispe et le produit chimique. Libon revient et déjà, ça, c'est une bonne nouvelle (même s'il n'est jamais bien loin puisqu'il illustre chaque semaine le strip d'Animal lecteur, écrit par Sergio Salma, à côté du sommaire et de l'édito). Il ne déçoit pas en livrant une nouvelle aventure (en quatre pages) avec ses trois néo-pieds nickelés, qui s'essaient à la chimie : drôlissime.

- L'Atelier Mastodonte. Féroumont nous gratifie de deux strips pour railler Trondheim : jubilatoire. Et, on est gâté, Nob enchaîne avec deux autre strips sur les risques de dessiner à l'ancienne mais aussi avec l'infographie : jouissif.
 
- Tash et Trash. Dino délivre deux cases pour un nouveau gag aussi concis que remarquable. / Capitaine Anchois. Floris a besoin d'une case de plus mais son strip est encore une fois très rigolo.

En direct de la rédak ne donne pas beaucoup de biscuit cette semaine, si ce n'est (et ce n'est pas négligeable) la réponse de Jousselin (Imbattable) à un lecteur et l'annonce pour la semaine prochaine d'une aventure inédite et interactive de Spirou, Fantasio a disparu, écrite par le même Jousselin.
Les aventures d'un journal revient sur la carrière singulière de Francis, comparse de Tillieux, auquel fut consacré un unique n° spécial.

Pas de Dad par Nob cette semaine (snif !), mais Le Petit Spirou par Tome et Janry (en petite forme tous les deux). Par contre, les abonnés ont droit à la première partie d'un récit en deux volets, Craquelures, par le talentueux Bazile.

dimanche 9 novembre 2014

Critique 523 : SPIROU N° 3995 (5 Novembre 2014)


La couverture met à l'honneur Lady S., dont la prépublication du nouveau tome commence (pour 6 semaines) : comme je n'ai jamais lu cette série, créée par Jean Van Hamme et Philippe Aymond, je vais découvrir ce que ça vaut.
J'ai aimé :

- Lady S. : ADN (1/6). La situation de cette espionne est bien compliquée puisqu'elle est interdite de séjour où réside son père, un dissident communiste, qui la croit morte. Désormais détachée, la jeune femme aspire à une vie plus calme en retrouvant son paternel. Mais au moment où elle engage les formalités pour être accueillie comme réfugiée politique, un ami de la famille est mêlé à une sombre affaire d'agents dormants meurtriers.
Philippe Aymond est désormais seul aux commandes de cette production, imaginée par le créateur de XIII et Largo Winch, mais, comme il l'indique dans l'interview précédant ce premier épisode, la transition se fait en douceur : en effet, on croirait lire du Van Hamme dans le texte avec cette aventure convenue mais agréable d'espionne rattrapée par son passé. C'est efficace, mais à surveiller sur la longueur.
Visuellement, Aymond est un disciple (innombrables) de Jean Giraud : son trait classique, aux finitions soignées, n'a rien de renversant mais le rendu est solide, et son héroïne a du chien.

- Soda : Résurrection (7/7). Le capitaine Pronzini, avant de mourir, remet à Soda une clé USB contenant ses aveux et la révélation d'une conspiration d'envergure. Désormais, le flic-prêtre est comme son ex-supérieur en danger, et tous ses proches avec lui - dont sa mère...
Tome clôt son récit pied au plancher, un peu trop d'ailleurs : la séquence finale est efficace mais le lecteur doit alors avaler une somme d'infos et un cliffhanger qui s'enchaînent jusqu'à la dernière page, au risque d'un trop plein (alors que tout ce qui avait précédé relevait plus du polar d'ambiance). Il faudra attendre la suite et fin de cette aventure (déjà en cours de réalisation mais sans date de prépublication annoncée) pour, en définitive, se faire un avis.
Dan reste égal à lui-même : sa prestation aura été excellente tout du long, et la poursuite de cette épilogue confirme la maîtrise du dessinateur.

- Mélusine. Les professeurs de l'école de magie commencent à interroger les élèves pour démasquer celui qui fabrique de la drogue : Clarke feuilletonne avec drôlerie grâce à un premier suspect savoureux.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco servent trois nouveaux strips impayables : de la difficulté de se bagarrer quand on veut s'exercer sur un ami sans maîtriser le bluff ou supporter la douleur.

- L'Atelier Mastodonte. Obion doit travailler pour réussir à mieux dessiner les chevaux (en vue de la reprise de Blueberry) : la leçon de dessin qu'il reçoit est très drôle et cruelle. Trondheim se vante de la classification de ses planches mais trouve plus fort que lui avec Nob : imparable. C'est toujours un régal.

- Tash et Trash. Dino a vraiment une imagination imparable pour conter l' 'effroyable voyage" de ses deux héros.

- Dad. Le papa emmène deux de ses filles au cinéma voir un film avec une jeune vedette qu'il a autrefois côtoyé dans un cours de comédie, mais l'effronterie des gamines va leur coûter cher. Encore une planche admirable de Nob, tant pour l'écriture que les dessins. (Voir ci-dessous :)  

En direct de la rédak, avec une interview de Delaf et Dubuc, prépare le retour de la série à succès, Les Nombrils (objet d'un fan-book dans un n° précédent), mais on trouve aussi l'annonce de la parution de l'Intégrale Esteban, en noir et blanc, de Bonhomme (j'espère que je pourrais me l'acheter bientôt, à moins que de réussir à me la faire offrir pour le fêtes...).
Les aventures d'un journal revient sur l'expérience de reportage dessiné par Congo de Gaël et Pixel Vengeur en 2004 : un projet qui aurait mérité de durer.

A voir aussi, dans les Cartes blanches de la semaine, un strip très marrant par Obion (Le magicien).
Mais, dans l'ensemble, c'est une semaine assez pauvre (Le Marsupilami est d'une nullité effarante, Buck Danny ennuyeux et graphiquement médiocre, et c'est sans parler des Femmes en blanc, Tamara, Nelson, Bulbox...). Même le bonus pour les abonnés (deux autocollants des Campbell de Munuera) est assez indigne.

jeudi 24 octobre 2013

LA COUVERTURE DU MOIS "FORUM COMICS" : NOVEMBRE 2013

Les membres de Forum Comics ont rendu leur verdict pour l'élection de la Couverture du Mois de Novembre 2013!
Quelques chiffres : 10 couvertures étaient proposées, 14 votants se sont exprimés (on reste dans la moyenne), 6 couvertures ont été distinguées et donc 4 ignorées.
Découvrons à présent les résultats (avant la prochaine sélection qui sera, c'est certain, la dernière de l'année, mais sans doute aussi, la dernière tout court).

... And the winner is : 

 1/ BATWOMAN #25 (J.H. Williams III / DC) : 4 voix.
 2/ Captain Midnight #5 (Steve Rude / Dark Horse) : 3 voix.
 3/ Wolverine : Max #13 (Jock / Marvel) : 3 voix.
 4/ Sex Criminals #3 (Chip Zdarsky / Image) : 2 voix.
 5/ Coffin Hill #2 (Dave Johnson / DC) : 1 voix.
 6/ All-New X-Men #18 (Brandon Peterson / Marvel) : 1 voix.

Les couvertures suivantes n'ont obtenu aucune voix.
 
 Pretty Deadly #2 (Emma Rios / Image)
 The Victories #1 (Mike Avon Oeming / Dark Horse)
 Ghost #1 (Paolo Rivera / Dark Horse)
Shadowman #12 (Dave Johnson / Valiant)