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jeudi 5 septembre 2019

SUPERGIRL #33, de Marc Andreyko, Kevin Maguire et Eduardo Pansica


Dîtes "trente-trois"... Ou bien bis repetita  ? La question mérite d'être poser tant cet épisode de Supergirl donne l'impression d'un laborieux bégaiement avec le quatorzième de Superman, sorti la semaine dernière. Marc Andreyko marche dans les pas de Bendis, mais avec l'indépendance en vue, puisqu'une page se tourne pour Kara Zo-El. Pour illustrer ce chapitre un peu redondant, Kevin Maguire reçoit l'aide d'Eduardo Pansica, sans éblouir. Il était temps que ça se termine...


Ces derniers mois, Supergirl a beaucoup voyagé, depuis son premier affrontement contre Rogol Zaar avec Superman jusqu'à la mort de Gandelo en passant par Vega, sa rencontre avec Z'ndr et ses retrouvailles avec son cousin et son neveu.


Arrêtée avec Zod, Superman et Superboy, par la garde noire de Thanagar, elle attend avec eux la suite des événements. Rogol Zaar et Jor-El ont été incarcérés. Pour la première fois depuis longtemps, Kara se sent apaisée.

Mais la mort de Gandelo a créé des turbulences importantes dans l'univers, la guerre est imminente et on attend de Superman qu'il pacifie à nouveau toutes les parties. Pourtant c'est de Superboy que vient une solution, inspirée des Nations Unies sur Terre.


Cette inspiration provoque l'apparition de la Légion des Super-Héros, en provenance du XXXIème siècle, dont la formation a été rendue possible par l'idée de Jon Kent, à qui il demande d'intégrer leur formation.


Superman doit composer avec le choix que va faire son fils. Supergirl, après s'être confiée à Z'ndr, devenu le successeur de Gandelo à la tête du Collectif du Trillium, choisit de rentrer sur Terre pour y reprendre sa vie, en compagnie de Krypto.

On a donc droit à une redite très scolaire des scènes vues dans Superman #14, sorti la semaine dernière. Le point de vue de Supergirl prévaut et apporte un éclairage un peu différent, sans donner au lecteur la matière à relire vraiment la situation.

C'est l'aspect ingrat des épisodes tie-in, avec le risque de répéter ce qui a déjà été dit, de revoir des moments sans nouvelles perspectives. L'ultime combat contre Rogol Zaar, l'arrestation des kryptoniens par la garde noire de Thanagar, l'O.N.U. de l'univers imaginée par Superboy, l'apparition de la Légion, tout y est - à nouveau.

Marc Andreyko a hérité de la série à un moment où un autre que lui en avait orienté la course, et il s'est acquitté avec talent de ce boulot, sachant alimenter les aventures de l'héroïne avec vigueur tout en veillant à la rendre disponible à nouveau au moment où Brian Michael Bendis en aurait besoin. C'est très honorable, même si cela doit aussi être très frustrant à écrire.

Pourtant, Andreyko doit aussi avoir ressenti une satisfaction certaine à produire cet épisode qui va l'autoriser à voler enfin de ses propres ailes, sans dépendre des plans de Bendis. Le voyage de Supergirl, en quête de vérité sur la fin de Krypton et la responsabilité de Rogol Zaar, s'achève ici et elle décide de rentrer sur Terre, tenter de reprendre le cours normal de sa vie (bien sûr, il faut s'attendre à ce que cela ne se passe pas facilement).

Pour le lecteur, c'est l'heure du choix : continuer à suivre la série ? Ou s'arrêter là ? Je n'ai pas encore décidé. D'un côté, j'ai envie de m'en tenir là car je lis déjà beaucoup de séries (et donc je rédige pas mal de critiques) et j'ai envie d'avoir du temps pour autre chose. De l'autre, je me suis attaché à Supergirl, à la narration humble et efficace de Andreyko.

Visuellement, l'épisode de ce mois-ci est correct, sans plus. Kevin Maguire est à son avantage dans les moments "creux" où il peut souligner les expressions de l'héroïne perdue dans ses réflexions. Mais cela n'est qu'occasionnel. La série favorise l'action et une certaine gravité alors que Maguire excelle dans la comédie et les dialogues ou le silence introspectif. Il va, si j'ai bien compris, quitter le titre (pour d'ailleurs rebondir sur de prochains numéros de Superman).

Eduardo Pansica suppléé Maguire sur quelques pages et rend son propre style méconnaissable pour ressembler à celui de son collègue. Un effort louable, mais aussi un peu gênant pour un dessinateur qui a prouvé qu'il dépassait Maguire sur ce titre.

Si dans un mois, vous ne voyez pas de nouvelle critique de Supergirl sur mon blog, vous aurez compris que je ne poursuis pas l'aventure. Mais ça ne m'empêche pas de vous conseiller la lecture de cette série qui, sans faire de bruit, est très solide et agréable. 

vendredi 12 juillet 2019

SUPERGIRL #32, de Marc Andreyko et Kevin Maguire


Un épisode pour rien. Ou pour pas grand-chose. Je répéte ce que j'ai dit pour Superman #13, mais comment faire autrement tant Supergirl voit le cours de sa série coller à celle de son cousin ? Marc Andreyko est un bon petit soldat, qui suit une trame dont il n'est pas le tisseur. Kevin Maguire confirme qu'il n'est pas en forme.


Supergirl accompagné de son neveu Superboy (Jon Kent) et de Krypto arrivent sur le monde-trône du collectif de Trillium pour y interpeller l'impératrice Gandelo. Elle les attend sans trembler car ils violent plusieurs lois galactiques en se présentant devant elle.


Les deux kryptoniens attaquent. Gandelo fait mine de se suicider en se défenestrant mais c'est pour mieux piéger Supergirl tandis que Superboy est retardé par un des sbires de l'impératrice.


Rogol Zaar s'invite dans la bataille et tue Gandelo. Puis il se dispute sa hache avec Supergirl. Superboy et Krypto se libèrent et vont aider Kara Zor-El face au mercenaire.


Pour s'en défaire, Supergirl commande à Superbou d'activer le dispositif de téléportation que Jor-El a intégré à sa combinaison. Il s'exécute et Rogol Zaar, Supergirl, Krypto et Superboy disparaissent.


Les kryptoniens sont ramenés dans le vaisseau de Jor-El. Mais dans l'intervalle, Rogol Zaar a récupéré sa hache et recouvré sa liberté. La bataille finale approche...

En vérité, cet épisode ne sert qu'à règler son compte à l'impératrice Gandelo et à rendre son arme à Rogol Zaar. Dépenser une vingtaine de pages démontre la vacuité du récit. On est loin des débuts du run de Marc Andreyko quand il accompagnait Supergirl pour son enquête dans le cosmos sur la fin de Krypton et la responsabilité de Rogol Zaar.

Mais on ne jettera pas la pierre au scénariste car s'il n'a jamais vraiment eu la liberté de raconter son histoire (suivant surtout l'idée de Bendis), cette fois il est contraint par la conclusion imminente de l'Unity Saga dans Superman.

Il n'empêche, ce détour semble bien accessoire. Tout ça pour voir l'ignoble Zaar (dont, je pense qu'il n'est pas exagéré de le dire, tout le monde en a marre - la faute à la caractérisation sans nuances du personnage mais aussi à son calamiteux design) récupérer son arme. Et, au passage, Gandelo passer de vie à trépas (mais qui s'en soucie ?).

Ce qui est évident au bout du compte, c'est que Supergirl, Superboy seront donc aux côtés de Superman et Jor-El à nouveau le mois prochain pour apprendre la vérité sur la fin de Krypton et en découdre (définitivement ? Espérons-le) avec Rogol Zaar et sa clique. Sans oublier le général Zod (qui paraît, lui aussi, résolu à neutraliser le mercenaire tout en feignant d'être encore son allié).

Kevin Maguire est beaucoup moins appliqué et impliqué qu'Andreyko. Outre le fait qu'il a été éclipsé par Eduardo Pansica, le dessinateur semble toujours à côté de la série, profitant de la moindre occasion pour y glisser un peu de comédie grâce à l'expressivité des personnages. Mais son initiative tombe complètement à plat tant elle est déplacée.

L'exemple le plus frappant de ce décalage entre l'image et le texte est résumé dans la planche, par ailleurs d'une faiblesse graphique confondante (zéro décor, comme souvent, découpage d'une pauvreté affligeante), où Rogol Zaar tue Gandelo. Maguire dessine ça comme une sorte de gag (Zaar brise littéralement en morceaux l'impératrice puis s'époussette ensuite). On est atterré en lisant cela.

L'autre cas qui questionne est la situation de Jon Kent/Superboy. C'est un suiveur (de son père, de son grand-père, de sa tante) et Andreyko est visiblement embarrassé par sa présence, au point de ne l'utiliser que comme un gadget (mais il ne fait guère mieux avec Krypto). Bendis a toutefois révélé ses plans, intéressants, pour l'ado (qui va retrouver Damian Wayne, puis intégrer la Légion des Super-Héros, dont le scénariste écrira la nouvelle série cet automne).

Mieux vaut oublier cet épisode en attendant et se donner rendez-vous en Août pour un dénouement qu'on souhaite grandiose. 

samedi 15 juin 2019

SUPERMAN #12 / SUPERGIRL #31, de Brian Michael Bendis, Marc Andreyko, Ivan Reis, Kevin Maguire et Eduardo Pansica



Une critique groupée car, ce mois-ci, les épisodes de Superman et de Supergirl racontent la même chose, à peu de choses près. C'est pourtant davantage l'occasion d'observer si Brian Michael Bendis et Marc Andreyko ont bien collaboré que de saluer des avancées notables dans les intrigues des deux séries. Les révélations et les règlements de comptes, ce sera pour Juillet.
  

Jor-El est la cible d'attaques simultanées menées par les Thanagariens, les Khunds et le collectif de Trillium (les forces menées par Gandelo). Superman, son fils Jon et sa cousine Supergirl lui portent secours tandis que Rogol Zaar, Jax-Ur et Zod se joignent à la bataille après s'être échappés de la Zone Fantôme. 


Le renfort de Supergirl est précieux pour affronter Zaar en particulier puisque la kryptonienne détient désormais la hache du criminel. Quand celui-ci veut la lui reprendre, elle peut à son tour compter sur l'aide de Superman et Jon Kent.


A l'appel de Jor-El, le trio rejoint son vaisseau qui s'éloigne du théâtre des combats à toute vitesse, semant ses poursuivants. C'est l'heure des retrouvailles pour la maison des El.


Kara Zor-El explique ce qu'elle a découvert : la responsabilité de Zaar dans la destruction de Krypton mais surtout celle du Cercle pour lequel il était en mission. Jor-El a sauvé Kal-El de l'apocalypse car il savait ce qui allait se passer, en tant que membre de ce Cercle.



Supergirl doit repartir appréhender Gandelo et Jon l'accompagne. Superman reste avec son père qui l'a vu, durant la bataille, converser avec Zod : le général l'a mis en garde contre son père. Et ce dernier décide donc d'emmener son fils où était Krypton pour lui raconter toute la vérité.

Une certaine frustration, et même de la déception dominent après la lecture de ces deux épisodes dont seules es dernières pages promettent de vraies réponses, à défaut d'un dénouement.

Cela fait un an pile que Brian Michael Bendis a pris en main la série Superman, où peu pensait le voir à l'oeuvre car on l'associe plus volontiers aux "street-level heroes" (comme Daredevil, Spider-Man, etc). Pourtant il ne fait aucun doute que le transfuge de Marvel a vite prouvé à tous qu'il avait des choses à dire avec l'homme d'acier, parvenant même à animer son autre titre, Action Comics, sans se répéter.

On pouvait légitimement espérer que ce douzième épisode serait un point culminant dans la longue bataille qui oppose Superman à Rogol Zaar, le destructeur de Krypton. Et ce, d'autant plus que Supergirl était de la partie puisque dans sa propre série, la kryptonienne, partie enquêter sur la fin de sa planète natale, a découvert un sombre complot.

Marc Andreyko a plutôt brusquement été obligé de rapatrier son héroïne pour participer au combat au centre duquel Jor-El se trouvait, pris en tenaille entre des Thanagariens, des Khunds et les forces du collectif de Trillium mais aussi de Rogol Zaar, le général Zod et des fugitifs de la Zone Fantôme.

L'heure est donc à la baston et on est pas déçu par la puissance de cette séance de bourre-pifs cosmiques. Mais le lecteur des deux séries, peut-être plus que de compter les points (et les poings), s'amusera volontiers des faux raccords entre les scripts et les planches. Premier exemple quand Rogol Zaar remarque la présence de Supergirl en possession de sa hache.

 Ivan Reis dessine un crochet du gauche de Supergirl...
 ... Quand Eduardo Pansica représente un coup de ladite hache par
Supergirl contre Rogol Zaar !

Aujourd'hui, scénaristes et artistes ne travaillent plus comme jadis dans les locaux de leur éditeur. Si cela était encore le cas, Reis et Pansica, mais avant eux Bendis et Andreyko, auraient pu corriger cette erreur de mise en scène. Dans les deux cas, Zaar en prend plein la tronche, c'est l'essentiel, certes, mais un coup de poing, ce n'est quand même pas pareil qu'un coup de hache !

Heureusement, après le combat, les El se retrouvent dans le vaisseau de Jor et là, tout le monde a accordé ses violons pour un joli moment - qui tombe pile-poil pour le "Superman's Day".
 Ivan Reis (avec un texte minimal de Bendis)...
 ... Pansica (avec plus de narration d'Andreyko).

C'est à partir de ce moment-là d'ailleurs que les récits partent dans des directions distinctes : Supergirl doit repartir s'occuper de Gandelo, la dirigeante des forces de Trillium, membre du Cercle, et donc commanditaire de la destruction de Krypton par Rogol Zaar. Jon Kent veut les accompagner, elle et Krypto.

Bendis va encore s'attirer les foudres de certains fans car il se débarrasse de Jon en le laissant filer avec sa cousine. L'attitude du scénariste est effectivement troublante car s'il ne montre aucune animosité envers le fils de Superman, il préfère visiblement quand il n'est pas dans les pattes de son père (et ça vaut encore plus pour ses aventures dans Action Comics où l'accent est mis sur le couple Clark Kent-Lois Lane, cette dernière ne paraissant pas tellement en manque de son rejeton).

Et, comme un symbole, à nouveau, les narrations déraillent.

Bendis et Reis montrent Jon Kent et Supergirl
quittant le vaisseau de Jor-El en s'envolant dans l'espace... 
... Quand Andreyko indique à Pansica qu'ils se téléportent
grâce à un dispositif intégré à la tenue de Jon par Jor-El !

Je chipote mais, ce n'est pas si grave en vérité. Si les editors de deux séries avaient fait leur boulot, ils auraient remarqué ces incohérences et les auraient signalées aux auteurs qui les auraient rectifiées.

Le plus important est ailleurs : Supergirl et Jon vont réclamer des comptes à Gandelo pendant que Jor-El emmène Kal-El là où se trouvait autrefois Krypton en lui promettant des révélations. Rogoal Zaar et sa clique sont toujours libres et finiront certainement par rejoindre Superman et son père, sans savoir que le général Zod manipule le destructeur de Krypton pour mieux le trahir et le vaincre au bon moment avec Superman.

On notera aussi que les cinq premières pages sont dessinées par Kevin Maguire : cinq pages, d'un faible niveau, cela ressemble vraiment à une démission de la part de l'artiste. Son encreur reste un peu plus et encre quelques planches de Pansica, dont il n'hésite pas à modifier le trait (c'est aussi flagrant que moche). Il faut vraiment que DC officialise Pansica comme seul artiste de Supergirl car Maguire ne fait même plus illusion.

Reis, en revanche, impressionne toujours : sa complicité avec Bendis est évidente et la puissance de ses planches est redoutable. Il a retrouvé son meilleur niveau (et plus encore car il a mûri depuis Green Lantern).

Ce crossover express n'est donc pas sans défaut, il est même redondant et mal coordonné, mais son issue vaut mieux que son initiation.

La variant cover (de Superman #12) d'Adam Hughes.

samedi 1 juin 2019

SUPERMAN : LEVIATHAN RISING SPECIAL #1, de Brian Michael Bendis, Greg Rucka, Matt Fraction, Marc Andreyko et Yanick Paquette, Mike Perkins, Steve Lieber, Eduardo Pansica


Ce copieux fascicule de 80 pages représente la dernière étape avant le commencement de la parution de l'Event Leviathan le mois prochain. Brian Michael Bendis avec Greg Rucka, Matt Fraction et Marc Andreyko préparent le terrain pour ce qui promet de bouleverser le DCU. Accompagnés d'artistes solides (Yanick Paquette, Mike Perkins, Steve Lieber et Eduardo Pansica), les auteurs n'entendent pas tout dévoiler cependant, juste nous mettre l'eau à la bouche. Et présenter de nouvelles séries.


- Clark Kent kidnapped ! (Ecrit par Brian Michael Bendis, dessiné par Yanick Paquette.) - Ms. Leone, la patronne de la "mafia invisible" de Metropolis, est abordée dans une librairie par Leviathan qui est impressionnée parla manière dont elle a réussi à déjouer la surveillance e Superman et souhaite ses conseils. Elle le met spécialement en garde contre Lois Lane. Celle-ci reçoit la visite de Superman à Chicago alors qu'il vient de détecter la présence d'un commando dans leur appartement à Metropolis. Il décide de se laisser kidnapper pour en savoir plus. C'est ainsi qu'il est fait prisonnier par Talia Al Ghul qui souhaite que Clark lui présente Superman...
  

- Lois Lane (Ecrit par Greg Rucka, dessiné par Mike Perkins.) - A l'hôtel Drake de Chicago, le soir venu, Lois Lane s'inquiète de ne pas voir revenir Clark Kent. Elle se rend à Metropolis et trouve leur appartement désert. Lois décide d'appeler du renfort : Batman puis Wonder Woman arrivent et alerte la Justice Ligue. Mais Lois n'a pas le temps de leur préciser qu'il s'agit de Clark et non de Superman.


- Jimmy Olsen (Ecrit par Matt Fraction, dessiné par Steve Lieber.) - En tournée promotionnelle pour la sortie de son livre, Jimmy Olsen se réveille à Gorilla City en compagnie de Jix. La soirée de la veille a été bien arrosée puisqu'ils se sont mariés. Mais la jeune femme est une voleuse inter-dimensionnelle pressée de fuir. Elle laisse à Jimmy son chat, particulièrement agressif. Le reporter, délesté de son argent et de son passeport, doit quitter Gorilla City et rejoindre Lois Lane par ses propres moyens.


- Supergirl (Ecrit par Marc Andreyko, dessiné par Eduardo Pansica.) - Supergirl enquête sur la destruction du siège du D.E.O. survenu trois mois plus tôt. Deux de ses amis, Eliza et Jeremiah, faisaient partie de cette agence. Lui souhaite vite reprendre du service, elle n'en peut plus des magouilles du service. Elle est retrouvée par le destructeur de Leviathan mais a laissé un message pour Supergirl dénonçant cette organisation.


- Action Comics (Ecrit par Brian Michael Bendis, dessiné par Yanick Paquette.) - Leviathan libère Clark Kent et embarque Talia Al Ghul. Mais elle refuse l'alliance qu'il lui propose. Sauvé in extremis par Superman, que viennent de libérer Firestorm, Lois Lane et Jimmy Olsen, elle préfère la prison à la collaboration. A Metropolis, Ms. Leone, de retour de sa rencontre avec Leviathan, explique comment elle va éliminer ce dernier.

On ferme cette revue en étant d'abord un peu surpris que certains personnages annoncés au premier plan pour le futur Event Leviathan soient absents - je pense à Batman, Manhunter (qui ne font que de brèves apparitions) mais surtout Batgirl, Green Arrow, la Question, ou Plastic Man. Puis le point de vue choisi se révèle, avec pertinence.

Depuis qu'il écrit les aventures de Superman dans ses deux séries, Brian Michael Bendis a pensé le personnage comme le pivot de l'univers DC, non seulement le héros potentiellement le plus puissant mais surtout un compas moral et une sorte de vigie, les yeux et les oreilles de la justice. L'illustration est particulièrement frappante dans Action Comics où la saga du Leviathan a été développée : à Metropolis, une mafia invisible oeuvre avec des précautions extrèmes pour ne jamais été remarquée de l'homme d'acier, et ce, depuis des décennies.

Si on applique ce procédé plus largement, alors il est possible qu'une conspiration puisse se mettre en place à l'insu de Superman. C'est ainsi que le Leviathan a grandi. Mais est-ce un vilain classique ? Une menace ? Ou une sorte de révolution ? Dans le numéro 1 de Year of the Villain, le segment concernant Leviathan suggérait, par la voix même de ce personnage, que ses manoeuvres (éliminer physiquement les organisations gouvernementales et terroristes) étaient plus ambivalentes. Batgirl apprenait que le maître d'oeuvre était certain qu'une fois son projet connu, les héros s'y rallieraient.

Superman : Leviathan Rising Special permet donc de considérer cette situation à travers quatre points de vue, comme autant de prologues mais aussi de teasers pour les séries Action Comics et Supergirl ou les futures maxi-séries Lois Lane et Jimmy Olsen (qui démarreront en Juillet).

La part la plus importante est bien entendue dévolue à Bendis avec Yanick Paquette au dessin : Clark Kent se laisse kidnapper et tombe entre les mains de Talia Al Ghul qui veut rencontrer grâce à lui Superman. La fille de Ra's est aux abois : son organisation, Leviathan, lui est ravie par l'individu du même nom, elle a donc besoin du plus puissant des alliés. En parralèle, Ms. Leone, la tête de la mafia invisible de Metropolis, rencontre justement Leviathan, impressionné par la façon dont elle a su mystifier l'homme d'acier.

Les deux chapitres ouvrent et ferment ce numéro, donnant le ton à un jeu de dupes : Talia préférera la prison à la collaboration avec Superman finalement, et Ms. Leone est certaine de pouvoir doubler Leviathan (qui en cachant son identité révèle sa faiblesse). Bendis souligne surtout que Lois Lane est crainte par Ms. Leone et le scénariste insiste sur ce point depuis plusieurs mois, au point qu'elle n'est même pas impressionnée par Batman (ce qui correspond aussi à la manière dont Tom King l'a mise en scène dans Batman). Surtout, entre Talia, Ms. Leone, Red Cloud, Leviathan, Superman paraît soudain vraiment dépassé parce que cette histoire est inhabituelle pour lui : c'est une autre marque déposée de Bendis depuis qu'il anime le personnage que de lui donner de vrais adversaires, capables de le dominer (physiquement comme Rogol Zaar, ou intellectuellement).

De retour chez DC (avec lequel il entretient des rapports compliqués depuis longtemps), Greg Rucka profite de quelques pages pour écrire Lois Lane à laquelle il va donc consacrer une maxi-série en douze épisodes à partir de Juillet. Le projet est évident tant Rucka aime ce genre de femmes (brune, intelligente, avec un caractère bien trempé). Avec Mike Perkins, il bénéficie d'un artisteau style réaliste et sombre parfait, même si leur segment est frustrant (et, c'est le comble, montre Lois obligée de sen remettre à la Justice League).

En revanche, la vraie surprise du chef revient au chapitre consacré à Jimmy Olsen puisque c'est Matt Fraction qui écrit et Steve Lieber qui dessine. L'intention du duo est de renouer franchement avec les aventures les plus délirantes du jeune reporter du "Daily Planet" et le ton est résolument à la comédie, avec voleuse inter-dimensionnelle, chat dément, gorilles et j'en passe. Impossible de ne pas éclater de rire et la maxi-série qui débutera le 17 Juillet prochain promet énormément. C'est totalement décalée par rapport à l'Event Leviathan, mais réjouissant.

On retombe dans du plus classique avec Supergirl, par Marc Andreyko et Eduardo Pansica (le combo aux commandes de la série de la kryptonienne). L'implication de Kara Zor-El  surprend un peu, mais s'explique par sa relation avec deux agents du DEO. Surtout on remarque que la cousine de Superman 1/ revient sur Terre après ses pérégrinations spatiales et 2/ est surveillée par Manhunter (en fuite après les événements de Action Comics #1011). Pansica n'est pas au meilleur de sa forme, et Andreyko se contente du strict minimum : c'est le segment le moins inspiré du lot.

ll n'empêche, la saga qui s'annonce est alléchante, avec son climat conspirationniste, son vilain qui n'en est pas vraiment un et dont l'identité reste un vrai mystère, les héros en première ligne.  Un an pile après son arrivée tonitruante chez DC, Bendis a toutes les cartes en mains pour frapper un grand coup (d'autant que son histoire s'inscrit dans un programme plus vaste d'histoires où les bad guys ont de grands projets - Bane dans Batman, Luthor dans Justice League). Cela faisait bien longtemps qu'un event ne m'avait pas autant titillé.   

samedi 11 mai 2019

SUPERGIRL #30, de Marc Andreyko et Kevin Maguire


Supergirl, pour son trentième numéro, expédie les affaires courantes (toute l'intrigue concernant l'enquête de l'héroïne sur la fin de Krypton) pour se presser de faire le joint avec les événements actuels de Superman. D'où un sentiment de précipitation assez nette, qui se ressent cependant moins dans l'écriture de Marc Andreyko que dans la petite forme affichée par le dessinateur Kevin Maguire...


Supergirl est remontée : elle vient d'apprendre par Gandelo que Z'ndr l'a espionnée dans son investigation sur la mort de Krypton. Bien qu'il se défende l'avoir trahie, puisqu'il n'obéit plus à sa mère adoptive, elle l'immobilise dans une gangue de glace.


Supergirl peut se passer les nerfs sur Gandelo et elle ne retient pas ses coups contre celle qu'elle accuse d'avoir commandé la destruction de sa planète natale. Après quelques coups de poing, la kryptonienne use de sa vision thermique.


Mais Kara Zor-El croit trop vite avoir triomphé. Gandelo lui prouve qu'elle a des ressources et cherche à la tuer. Mais Supergirl n'est plus que colère et elle se déchaîne sous les regards sidérés de Krypto et Z'ndr.


Brandissant la hache de Rogol Zaar, qui se nourrit de sa rage, elle est sur le point de commettre l'irréparable lorsque Krypto s'interpose entre elle et Gandelo à terre. Supergirl se reprend.


Mais la hache se met alors à vibrer et l'entraîne avec Krypto à travers l'espace, très loin du théâtre de son duel. Supergirl et son chien surgissent au beau milieu d'une bataille : celle que mènent Superman et Superboy contre Rogol Zaar et le général Zod...

C'est un épisode curieux que celui de ce mois-ci. La majeure partie de ces vingt et quelques pages est dominée par la bagarre que se livrent Gandelo et Supergirl, et l'action est spectaculaire, les deux ennemies s'en voulant à mort.

Cet affrontement était attendu depuis qu'on savait que Gandelo espionnait les faits et gestes de Supergirl, partie de la Terre pour enquêter sur la fin de Krypton. Le mois dernier, l'héroïne corrigeait une horde de fidèles de Rogol Zaar, le bras armé du Cercle, à l'origine de la destruction de la planète natale de Kara Zor-El, avant que Gandelo ne vienne s'en mêler.

Narrativement, donc, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, même si ce n'est pas déplaisant - que seraient les comics sans une bonne séance de bourre-pifs de temps en temps ?

Marc Andreyko remplit son contrat sans se forcer, on imagine que le scénariste dans ce genre de cas n'a pas grand-chose à rédiger et laisse faire son dessinateur. Or, c'est le vrai problème ici...

Car, après des mois d'absence (inexpliqués), le retour de Kevin Maguire déçoit franchement. A bien y regarder d'ailleurs, on n'a jamais eu l'impression qu'il était à 100 % sur cette série, comme si ce qui s'y racontait ne l'inspirait guère. On regrette l'investissement sincère de Pansica qui compensait son dessin parfois un peu frustre par une énergie traduisant mieux l'attitude ambivalente de Supergirl (moins soucieuse de vérité que de vengeance).

Ici, Maguire aligne les planches sans aucun décor (et le coloriste ne fait pas plus d'effort pour remplir ce vide), avec un découpage paresseux, des compositions sans tonus, et même quand il peut démontrer son talent pour l'expressivité des personnages, il semble étrangement absent - un comble vu la gamme d'émotions que traverse Supergirl dans ce duel paroxystique.

Il faut attendre la fin de l'épisode pour que ça décolle : Marc Andreyko laisse, un peu cavalièrement, tout en plan pour entraîner Supergirl et Krypto sans le sillage de la hache de Rogol Zaar... Jusqu'au théatre de la bataille entre ce dernier, le général Zod, Jor-El, Superman et Superboy, entrevue le mois dernier dans Superman #10.

Ce grand règlement de comptes sera développé in extenso dans les prochains numéros des deux séries kryptoniennes (dès la semaine prochaine pour l'homme d'acier) et devraient logiquement aboutir à un nouveau statu quo. 

samedi 13 avril 2019

SUPERGIRL #29, de Marc Andreyko et Eduardo Pansica


Le mois dernier, j'avouais que Supergirl n'était peut-être pas la série la plus excitante à lire mais qu'elle avait pour elle une soliditié narrative accrocheuse. Cette fois, Marc Andreyko et Eduardo Pansica passent à la vitesse supérieure et répondent à de nombreuses questions, tout en offrant de belles plages d'action. La série franchit un cap. 
  

Krypto, Z'ndr et Supergirl se détendent sur une planète paradisiaque après leurs récentes aventures. Mais le coluan est tracassé car il ne sait pas comment avouer à la kryptonienne qu'il l'a d'abord espionnée pour le compte de sa mère, l'impératice Gandelo.


Les aveux attendront car Krypto présente à sa maîtresse les cristaux que lui a remis Appa Ali Apsa, le gardien d'Oa. Pour avoir accès aux infos qu'ils contiennent, la hache de Rogol Zaar sert de clé.


Avec Sardath de Rann, Myand'r de Tamaran et Gandelo, Appa forma le Cercle afin de prévenir les menaces potentielles de certains mondes. Pour les corriger, Gandelo recruta Rogol Zaar qui, en échange, obtint de détruire Krypton et reçut de quoi le faire.
  

Sur ces entrefaîtes, les guerriers originaires du monde de Rogol Zaar surgissent et attaquent Supergirl. Elle ignore qu'ils sont mandatés par Gandelo, qui a exigé cependant que soit épargné Z'ndr.


En brandissant la hache, Supergirl interrompt, à sa grande surprise, les hostilités. Mais Gandelo surgit alors pour la défier, résolue à se débarrasser d'elle pour que ses crimes restent cachés.

Alors que Brian Michael Bendis va, le mois prochain, mettre en scène une bataille épique entre Superman, Jor-El et Rogol Zaar, Marc Andreyko est lui aussi sur le chemin d'une baston décisive dans l'odyssée de Supergirl.

Jusqu'à présent, le scénariste donnait l'impression de naviguer à vue, en suivant surtout la voie tracée par un autre (Bendis, qui a envoyé Supergirl enquêter sur la fin de Krypton et la responsabilité réelle ou supposée de Rogol Zaar). Le périple était plaisant, avec de l'action, mais cependant classique. Du travail de commande, guère plus, exécuté avec professionnalisme, et des dessinateurs compétents (Maguire - dont le retour reste d'actualité mais plus vraiment indispensable - , Lupacchino, Pansica).

Le renfort des Omega Men a davantage tenu du détour que d'un vrai supplément narratif. Un peu, disons-le, comme si Andreyko commençait à gagner du temps...

Et puis voilà que les choses s'accélèrent et que la série semble enfin trouver son second souffle, ou plutôt trouver une véritable envergure. Dans ce 29ème épisode, les révélations se succèdent et enrichissent considérablement le récit, répondant à bien des questions, resituant personnages et événements, ciblant bons et méchants, éclairant passé et présent.

Certes, Andreyko a recours à des ficelles bien apparentes (la hache de Rogol Zaar est un sésame bien pratique, aussi bien pour lire les confessions d'un gardien d'Oa que pour calmer des guerriers enragés), mais qu'importe. Tout le mystère autour du Cercle, du rôle de Rogol Zaar, de sa responsabilité dans la fin de Krypton, et même de la présence (tout sauf accidentelle) de Z'ndr aux côtés de Supergirl est dissipé, de manière rapide, claire et enlevée.

Eduardo Pansica a mis un peu de temps à me séduire car j'attendais davantage de Kevin Maguire que des épisodes intermittents. Aujourd'hui, j'en suis au point où le retour de Maguire ne me semble plus si urgent, et même nécessaire, car Pansica a prouvé sa valeur.

Il ne réussit pas tout, mais la faute ne lui incombe pas totalement (pourquoi donc Andreyko a-t-il établi que Z'ndr n'avait que dix-neuf ans alors que depuis son apparition il est évident qu'il paraît bien plus ?). Surtout, l'artiste campe Supergirl en jeune femme correspondant à sa mission alors que Maguire tire naturellement, par la force expressive de son trait, le personnage vers la comédie.

Quand le propos nécessite des compositions plus amples, Pansica a recours à des doubles pages puissantes (que Maguire ne ferait sûrement pas) et les scènes d'action ont du nerf, comme en témoigne la fin de l'épisode. C'est vif et musclé comme il convient.

A tous les égards, cet épisode est une réussite, qui semble mettre Supergirl enfin sur orbite. La suite promet beaucoup (même si, du coup, l'héroïne ne participera pas au combat de Superman, comme on pouvait le penser).

samedi 16 mars 2019

SUPERGIRL #28, de Marc Andreyko et Eduardo Pansica


Les derniers numéros de Supergirl, tout en restant agréables à lire, donnaient l'impression que Marc Andreyko s'éloignait un peu trop de son plan initial (l'enquête de Kara Zor-El sur la fin de Krypton). Mais, toujours avec Eduardo Pansica, le scénariste boucle cet intermède et renoue avec son intrigue, de manière aussi fluide que prometteuse.


Harry Hokum a lâché sur la base des Omega Men des clones dégénérées de Supergirl avec l'objectif de la tuer, mais aussi de se débarrasser de ses partenaires. Supergirl, privée de ses pouvoirs, décide d'user à nouveau de la hâche de Rogol Zaar.


Elle extermine la vermine en tentant de garder son calme, car l'arme se nourrit de la colère de qui la manie. Puis elle rattrape Hokum et exige qu'il explique comment il a pris possession de la technologie de clonage.


Hokum dénonce le Cercle mais se téléporte avant de livrer les noms de ceux qui le composent. De retour auprès de Lord Gandelo, Hokum est exécuté à cause de son échec à éliminer Supergirl et pour avoir désigné le Cercle.


Supergirl fait le point sur son périple et s'interroge sur la suite à donner, considérant ce à quoi elle vient de faire face. Bien que soutenue par les Omega Men, elle doute mais c'est alors que Z'ndr et Krypto la rejoignent.


Cependant, Lord Gandelo a convoquéé une vidéo-conférence avec les autres membres du Cercle. Il leur promet de règler le problème Supergirl définitivement. Sa solution : envoyer à ses trousses les congénères de Rogol Zaar...

Un aveu pour commencer cette critique : chaque mois, quand je m'apprête à découvrir le nouvele épisode de Supergirl, bien que ce soit une série bien faite, je me pose la question de la nécessité de continuer. Oui, c'est pas mal, mais pas renversant, et l'absence une nouvelle fois de Kevin Maguire me chagrine.

Et puis je me plonge dans l'épisode et mes doutes s'envolent vite. Parce que Marc Andreyko est un bon scénariste, qui connaît son métier et sait captiver son public sans prétendre réinventer la roue, en étant parfaitement conscient d'animer un titre mineur, dans l'ombre de Superman/Action Comics, devant développer une intrigue initiée par un autre (le mystère de la fin de Krypton relancé par Bendis).

Andreyko a dû écrire d'autres séries plus personnelles, qui lui tenaient plus à coeur, où il disposait de plus de lattitude (comme sa version de Manhunter). Mais jamais on ne sent un auteur bridé, qui avance dans son récit en traînant des pieds. Il fait le job, proprement, avec professionnalisme, avec le souci de divertir et de servir les intérêts de sa production. C'est assez exemplaire.

Et même quand il donne l'impression de s'écarter du chemin, il prouve, comme ce mois-ci, que ce n'est qu'une impression. Supergirl a affronté Harry Hokum, rallié la cause des Omega Men, mais Lord Gandelo, le vrai grand méchant dans les coulisses, fait le joint avec l'enquête de la kryptonienne sur la fin de Krypton et le rôle de Rogol Zaar en deux pages. Et la facilité avec laquelle Andreyko exécute cela est impeccable, là aussi sans grand effet mais avec fluidité.

Même constat pour Eduardo Pansica : Supergirl est un régal quand Kevin Maguire la dessine parce que c'est un dessinateur génial qui transcende l'exercice, le dote d'une personnalité, d'un humour, qui font la différence. Remplacer ponctuellement Maguire est un job ingrat.

Mais le lecteur aurait mauvaise grâce à se plaindre parce qu'entre Evan Shaner, Emanuela Lupacchino et maintenant Pansica, les fill-in artists sont tous de qualité. Leurs styles divergent et Pansica, en particulier, n'a pas un trait aussi séduisant que ses prédécesseurs. C'est plus rugueux, et comme par hasard, il intervient sur des épisodes plus violents, brutaux, où Supergirl se salit les mains parce qu'elle n'a plus de pouvoirs et utilise la hache de Rogol Zaar, une arme dont la puissance varie en fonction de la rage animant celui qui la manie.

Mais Pansica est finalement un artiste très bon, qui corrspond bien à ces chapitres, et qui, par ailleurs, est assez complet, expressif, énergique, capable d'aligner des pages puissantes. Je préférerai toujours Maguire mais tant que la série aura des artistes intérimaires de ce niveau, ça me va.

A ce stade, on devine comment la suite s'annonce et pourrait même amorcer le retour de Supergirl aux côtés de son illustre cousin (comme le suggère de son côté Bendis dans Superman où des visions montrent Zod et l'homme d'acier avec la maison de El affronter une mystérieuse horde, qui pourrait être celle de Rogol Zaar et son peuple plus des fugitifs de la Zone Fantôme). A suivre, donc.
   
La variant cover de Stanley "Artgerm" Lau.