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samedi 23 mars 2024

RIDEAU


Le 10 Mars dernier, je vous annonçais la fin prochaine de ce blog car j'en créais un nouveau :


FOR COOL CATS AND HIP CHICKS


Je prévoyais alors de cesser d'alimenter Mystery Comics en Mai.

Finalement, je baisse le rideau maintenant - et ce, pour une raison toute simple. Actuellement, j'écris des articles pour ces deux blogs et je vois bien où je passe le plus de temps - et ce n'est pas ici. Passer ainsi d'un blog à un autre en attendant Mai est devenu absurde, un peu fatiguant aussi, et pas très honnête envers les lecteurs de Mystery Comics.

Donc, à partir de maintenant, tout ce que j'écris sera lisible sur mon nouveau blog. Je vais transférer des critiques de ce blog au nouveau pour que des séries que je suis aient la totalité de leurs entrées au même endroit (comme pour G.O.D.S., If You Find This I'm Already Dead, Somna, Masterpiece, Pine & Merrimac). Le reste sera du matériel inédit.

En ce qui concerne des ongoing (comme Birds of Prey, X-Men - pour ce dernier jusqu'à la fin de l'ère Krakoa et on verra pour ce qui sortira ensuite, même si on a appris quelles seraient les premières séries post-Krakoa), je pense que je posterai des liens de leurs dernières critiques postées ici en intro des nouvelles sur For Cool Cats and Hip Chicks, afin que personne ne soit perdu. 

Toutefois, je pense que pour The Immortal Thor j'essaierai de rédiger une critique du premier TPB (collectant les épisodes 1 à 5). Quant à Ultimate Spider-Man, le premier recueil ne comportera que les quatre premiers numéros, donc je vais attendre que l'épisode 4 soit sorti (en Avril) pour en parler sur le nouveau blog.

Je sais que j'ai bêtement tergiversé et que j'aurais sans doute mieux fait de ne pas courir deux lièvres à la fois. Mais prendre la décision d'arrêter définitivement Mystery Comics n'a pas été si simple : c'est tout de même une aventure qui a démarré en 2009 (il y a 15 ans !), à laquelle j'ai consacré beaucoup de temps, d'énergie, grâce à laquelle j'ai gagné plus de lecteurs que je ne le croyais possible. Je n'arrête que parce que cette formule ne convient plus à ce que je veux écrire, à la manière dont je veux animer un blog.

A tous ceux qui ne me suivront pas, je dis quand même merci pour avoir lu mes articles ici, de manière régulière ou ponctuelle. A ceux qui m'accompagneront dans ma nouvelle aventure, j'espère que ça vous plaira autant qu'à moi. Merci en tout cas.

RDB.

jeudi 14 mars 2024

ET DONC...

Avec mes retours de lecture de Fables #162 et The Immortal Thor s'achèvent les critiques de cette semaine sur ce blog. 

Les autres comics que je me suis procuré sont Helen of Wyndhorn #1 (Tom King / Bilquis Evely), Batman / Dylan Dog #1 (Roberto Recchioni / Gigi Cavenago et Werter Dell'Edera), Black Widow and Hawkeye #1 (Stephanie Phillips / Paolo Villanelli) et The One Hand #2 (Ram V / Lawrence Campbell).  

Vous pourrez retrouver les critiques de ces titres sur mon nouveau directement :

FOR COOL CATS & HIP CHICKS

Dans la mesure où ce sont tous des débuts de série ou mini-série, il m'a en effet paru plus logique de les réserver à ce qui sera bientôt l'espace unique où je m'exprimerai. J'en ai également profité pour déplacer ici les critiques des premiers épisodes de The One Hand - The Six Fingers, les deux séries qui n'en font qu'une puisque leur parution s'étaleront jusqu'en Juin et qu'à ce moment-là, Mystery Comics aura tiré sa révérence.

Merci à tous ceux qui ont déjà eu la curiosité de passer une tête pour voir à quoi ressemblait mon nouveau blog et bienvenue à ceux qui le feront prochainement.

RDB

dimanche 10 mars 2024

NOUVEAU BLOG !


J'y pensais depuis le début de cette année et finalement j'ai sauté le pas : j'ouvre un nouveau blog qui sera d'abord alimenté en parallèle à celui-ci et certainement voué ensuite à le remplacer. Mais d'abord voici le lien de ce nouveau blog :

FOR COOL CATS AND HIP CHICKS

Comme je le reconnaissais récemment dans une critique, initialement Mystery Comics était pensé comme un espace pour la critique de comics et de bandes dessinées, et aussi de romans. Puis j'ai fini par y intégrer des articles sur des séries télé et des films. Il y a même eu des périodes, un peu comme celle que je traverse actuellement, où il y eût plus de critiques de films que de comics et de BD.

Mais cela ne m'a jamais pleinement satisfait. Ce que je veux dire, c'est que j'aimais écrire tous ces articles, quelque soit le type d'oeuvres concernées, mais je craignais en permanence que ce mélange des genres ne déconcerte et même fasse fuir des lecteurs (même si je n'écris pas pour flatter un quelconque lectorat). De 2013 à 2017, j'avais même cumulé les emplois en alimentant à la fois Mystery Comics et un autre blog exclusivement consacré au cinéma (Cinemagic) avant d'abandonner ce dernier, épuisé.

Fin 2023, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, j'ai pris conscience d'une lassitude certaine quant à la manière dont je tenais Mystery Comics et je voulus prendre de bonnes résolutions pour tenter de ranimer la flamme. Mais force est de reconnaître aujourd'hui que ce fut un échec : je ne suis pas content de moi et j'ai donc entrepris d'aller vers des mesures plus drastiques.

Pour être clair, je vais dorénavant poster mes critiques de films et de séries sur For Cool Cats and Hip Chicks afin qu'elles ne perturbent plus ceux qui viennent ici pour lire des critiques sur les comics et la bande dessinée. Mais surtout, Mystery Comics fermera à terme ses portes - je n'ose dire définitivement tant je sais qu'il ne faut jamais dire jamais. Mon objectif est de faire de mon nouveau blog quelque chose qui ne sera pas limité à son titre : Mystery Comics comporte le mot comics et aurait dû s'y tenir. Avec un blog sans titre qui le définit aussi strictement, je peux parler de tout ce dont j'aurai envie et ceux qui y passeront une tête ne seront donc pas choqués par l'offre à leur disposition.

Idéalement, ainsi, je critiquerai majoritairement les comics par arc et non plus par épisode mensuel, je passerai d'un comic-book à un film à une série sans me soucier de l'ordre. Il n'y a que deux domaines que je m'interdis de traiter : la musique, que je respecte mais pour laquelle je n'ai aucun talent de critique, et la politique, car je préfère garder mes opinions pour moi en la matière. En revanche, peut-être reparlerai-je de roman car j'essaie à nouveau de me libérer du temps pour en lire.

Reste à savoir quand je vais arrêter Mystery Comics. Je me suis fixé le mois de Mai qui coïncidera avec la fin de G.O.D.S. de Jonathan Hickman et Valerio Schiti, mon titre préféré du moment. C'est aussi ce mois-là, si j'ai bien compté que se termineront les X-Men de l'âge de Krakoa ou le binôme récent The One Hand / The Six Fingers. D'autres titres que je suis seront également bouclés à cette date. Pour ceux qui ne le seront pas, je les reprendrai sur For Cool Cats and Hip Chicks mais pas avant qu'un nouvel arc complet soit publié (par exemple pour The Immortal Thor). Mais sinon, ça me (nous) donne quelque temps pour se retourner et conclure ce chapitre sans précipitation.

Pour l'instant, sur For Cool Cats and Hip Chicks, ce sera surtout un mélange de rééditions (avec le transfert de critiques de films et de séries récentes) et d'articles inédits sur des longs métrages et des séries en streaming. Pas de comics ni de BD ni de roman (a priori en tout cas) avant Mai prochain. Je n'ignore pas que je vais sans doute perdre des plumes dans cette aventure, des fidèles de Mystery Comics ne me suivront pas et je ne vous en veux pas. Il y a beaucoup de blogs consacrés aux comics, à la BD, beaucoup de Youtubeurs signent aussi des vidéos sur ces sujets (et moi-même j'en suis certains comme Max Faraday, Comics Code, Le Commis des Comics), sans parler des forums (même si pour ma part je ne les fréquente plus), et je n'ai pas la prétention de croire que ce que j'écris soit au-dessus de la mêlée. Bref, ce que j'offrais n'a rien d'unique.

Cependant, je mentirai si je n'espérai pas que vous ayez la curiosité de voir à quoi va ressembler For Cool Cats and Hip Chicks - une expression que j'ai trouvée dans le livret d'un album de Salamon Burke et que, depuis, je rêvais de caser quelque part.

RDB  

jeudi 11 janvier 2024

BONNES RESOLUTIONS ET NOUVELLE FORMULE

 

Tout d'abord, j'espère que vous allez bien - vous tous, abonnés à ce blog, curieux de passage.

Je n'ai pas écrit de nouveaux articles sur ce blog depuis le 1er Janvier dernier. Ce n'était pas prévu, ça s'est juste produit. Les jours ont filé sans que j'ai ressenti l'envie de rédiger quoi que ce soit. 

En vérité, car je vous la dois, j'ai hésité à revenir. Cela fait quelque temps que je réfléchis à la tenue de ce blog et à ce que j'écris ici. Je m'y consacre depuis 2009 et 3160 articles. C'est une somme, beaucoup de temps, d'énergie, de mots, de pensées, d'avis. Je ne cours pas spécialement après une quelconque gloriole même si j'admets que c'est un plaisir et une surprise sans cesse renouvelés de voir qu'on me lise.

J'écris en fait d'abord pour moi, pour le plaisir, pour passer le temps, pour partager. Mais je pense que c'est ainsi qu'il faut procéder : écrire pour soi d'abord, parce qu'on aime ça, qu'on en a envie, sans rien attendre en retour.

Malgré tout, il faut être motivé. Je suis quelqu'un de très scolaire dans ma méthode : vous vous souvenez peut-être quand vous étiez à l'école, au collège, des fiches lecture que les professeurs de français donnaient à faire aux élèves que nous étions. C'était un exercice particulièrement laborieux pour moi qui n'avait pas l'esprit de synthèse mais j'aimais cette difficulté à rassembler mes pensées, à résumer un livre, à exprimer ce qui m'avait ou pas plu.

Quand j'ai donc embrassé cette "carrière " de critique, je m'y suis mis avec cette même application scolaire, en tâchant d'être accessible, simple, direct, mais aussi sincère. Ma seule limite, c'est l'acharnement : ne pas écrire quand je n'ai vraiment pas envie et ne pas écrire méchamment, pour casser gratuitement. Je préfère encore m'abstenir (même si évidemment je ne suis pas irréprochable et que j'ai parfois craqué).

Et c'est là où je veux en venir avec cette entrée. L'idée d'abandonner ce blog et l'écriture de critiques m'a tenté ces derniers mois et durant les dix derniers jours parce que j'avais l'impression de tourner en rond. J'aime toujours lire des livres, regarder des séries et des films, mais parfois, récemment, je manquais de motivation pour écrire à leur sujet. A quoi bon continuer si la lassitude se fait sentir de plus en plus ?

Ou alors il fallait prendre de bonnes résolutions, et pour moi ça veut dire des résolutions auxquelles je me tiendrais, et changer de formule. Je vais donc tenter quelque chose d'un peu nouveau, ce n'est pas une révolution, sans doute que ce sera au final plus cosmétique qu'autre chose, mais il y aura aussi des trucs qui vont vraiment changer. Par exemple ?

Je vais arrêter des séries "en plein vol", tout bêtement parce que je ne veux pas me fatiguer avec, en les lisant et en en parlant. Par exemple, concrètement, je ne vais pas continuer à vous parler de Titans : Beast World ni de Wonder Woman, entamés récemment. Je préfère me concentrer sur des comics, des séries (mini ou ongoing) qui me procurent un plaisir immédiat, sans avoir à me forcer pour les suivre et en parler. 

Sur la forme, le changement sera plus visible : plus de paragraphe d'intro, un résumé très résumé, une critique peut-être moins structurée (avec donc des parties plus "floues" et plus une analyse du scénario, du dessin), mais plus sensible, plus spontanée. J'ai envie d'essayer ça. Comme peut-être un format plus court, ou du moins plus modulable, ça dépendra de ce que m'inspirera l'épisode.

Il y a surtout la possibilité que je ne livre pas une critique mensuelle sur une série. Mais plutôt un retour sur un épisode de temps en temps, où j'essaierai au maximum de contextualiser pour que ça n'ait pas l'air de sortir de nulle part. En fait, c'est une manière de se concentrer sur les points forts d'un arc et pas son intégralité mois après mois, épisode après épisode. 

Et puis en prenant ce recul-là, j'aurai, et vous qui me lisez aussi, une vue d'ensemble sur l'histoire en train de se développer, de se déployer. Ecrire sur chaque numéro est vite "épuisant", ou plutôt asséchant : il arrive qu'on ne sache pas vraiment quoi dire d'un épisode, non parce qu'il est mauvais, mais juste parce ce c'est un épisode un peu mou, moyen, de transition - et c'est normal : une bonne histoire, c'est aussi savoir lever le pied. Être toujours à fond serait aussi éreintant.

J'ai compté mes commandes pour Janvier : 13 floppies (au moins). Ramenées au nombre de jour dans le mois, c'est presque comme si je devais écrire un article un jour sur deux. Et c'est trop. Trop pour vous, peut-être. Trop pour moi, désormais, c'est sûr. Il faut aussi que je pense à vous laisser le temps de lire ce que j'écris (non pas parce que c'est profond mais parce que vous avez autre chose à faire). 

Donc, il y aura des critiques groupées, par famille de titres (avec les séries X par exemple) ou selon l'intérêt que m'inspirera telle lecture. Il y aura des critiques plus courtes. Et selon l'inspiration, le temps, l'énergie, la motivation, peut-être des articles plus fouillés - mais ça, c'est imprévisible.

J'espère que cette nouvelle formule vous plaira. Le Net est plein de blogs de critiques, de forums, etc. Plein d'endroits, d'espace d'expressions, d'échange. Mais si vous ne me lisez plus, continuez à lire des des livres, des comics notamment. Aucune critique ne doit vous dérouter de ça.

RDB.

mardi 17 octobre 2023

CE QUE JE RETIENS DE LA NEW YORK COMIC CON 2023

 La New York Comic Con 2023 a permis aux éditeurs d'annoncer un paquet de comics à venir. Je vous propose un petit compte rendu de ce qui a retenu mon attention - ce qui ne signifie pas que tout m'intéresse (mais peut-être que vous, si).

DC COMICS :

2024 va voir le retour du label Elseworlds. Cela signifie-t-il la fin du DC Black Label ? On verra, mais il est certain que si les deux devaient coexister, ce serait curieux puisque, dans les deux cas, il s'agit d'histoires en dehors de la continuité. A noter que ces titres n'ont pas encore de date de sortie connue.


Gotham by Gaslight : The Kryptonian Age sera une mini-série en 12 n° par Andy Diggle et Leandro Fernandez, où les deux auteurs donneront une suite au classique de Brian Augustyn et Mike Mignola en introduisant d'autres membres de la Justice League dans ce registre victorien.


Batman The Barbarian sera une mini en six numéros écrite et dessinée par Greg Smallwood qui proposera sa vision de l'homme chauve-souris dans un contexte heroic fantasy. A coup sûr, un de mes futurs achats !


Green Lantern : Dark sera une mini en 7 n° par Tate Brombal et Werther Dell'Edera, deux partenaires fidèles de James Tynion IV, où on fera la connaissance de la dernière représentante du Green Lantern Corps, engagée dans une lutte contre les ténèbres, dans une ambiance fantasy.


Batman : Nightfire est une mini en 6 n° écrite et dessinée par Clay Mann et son frère Seth, où le dark knight doit remonter le temps dans le passé pour corriger une terrible erreur (qu'il aurait commise) et éviter que Gotham ne périsse dans les flammes. Difficile de résister à ça.


DC vs Vampires : World War V est une mini en 12 n° écrite par Matthew Rosenberg et dessinée par Otto Schmidt, qui fait suite à la première mini DC vs. Vampires. A réserver aux mordus donc...



Dark Knights of Steel: Allwinter, une mini-série en six numéros de Jay Kristoff et Tirso Cons qui se présente comme un spin-off du titre principal de Tom Taylor, puisqu'elle se déroule bien dans le même univers, mais s'intéresse à d'autres personnages. En l'occurrence, un Deathstroke mercenaire viking qui revoit ses priorités quand on lui demande d'aller protéger quelqu'un. 

A partir de Janvier 2024, Action Comics devient une vraie anthologie avec une seule série consacrée à Superman (et donc plus de back-ups). Chaque trimestre une équipe artistique différente proposera un récit. Le projet est baptisé Superman Superstars.


Jason Aaron et John Timms ouvriront le bal avec un arc intitulé I, Bizarro, de Janvier à Mars, donc du n°1061 à 1063.


Puis Joshua Williamson et Rafa Sandoval prendront le relais avec l'arc House of Brainiac à partir du #1064.

Cela signifie donc que le run de Philip Kennedy Johnson sur le titre s'achève en Décembre 2023 (même si le scénariste a affirmé qu'il n'en avait pas fini avec le man of steel). On murmure qu'après Williamson/Sandoval, Mark Waid et Dan Mora seraient aux commandes (en plus de World's Finest et Shazam ?!).

MARVEL COMICS :

La maison des idées a sorti l'artillerie lourde avec un max de previews pour 2024, en réussissant à ne pas s'auto-spoiler !
 

Dès Janvier, deux séries hebdomadaires de 5 n° chacune (publiées en alternance à partir du 3 Janvier) vont redessiner l'univers mutant après Fall of X.


Fall of the House of X sera écrite par Gerry Duggan et dessinée par Lucas Werneck et traitera des conséquences immédiates de la fin de Fall of X, avec notamment le procès de Cyclope, qui risque la peine de mort, et la situation d'Orchis.


Rise of the Powers of X (X pour "x") sera écrite par Kieron Gillen et dessinée par R.B. Silva et se déroulera dix ans dans le futur pour montrer où en sont les mutants, leurs alliés et leurs ennemis.


Resurrection of Magneto sera une mini en 4 n° écrite par Al Ewing et dessinée par Luciano Vecchio, qui décrira le retour à la vie douloureux de Magneto. Le scénariste a promis des surprises et un focus sur la relation entre Magneto et Tornade.


Le 1er Novembre prochain paraîtra Ultimate Universe, one-shot écrit par Jonathan Hickman et dessiné par Stefano Caselli, qui fera la transition entre la fin de Ultimate Invasion et la suite du retour de cet univers. On en sait désormais plus sur cette suite.


Le 10 Janvier 2024 paraîtra Ultimate Spider-Man #1, par Hickman et Marco Checchetto. Le scénariste, qui a avoué ne jamais avoir eu envie d'écrire sur le tisseur, a trouvé une idée originale qui évoquerait Peter B. Parker, vu dans Spider-Man : Into the Spider-Verse, donc un homme plus âgé.


Le 7 Février paraîtra Ultimate Black Panther #1 par Bryan Edward Hill et Stefano Caselli, où le champion du Wakanda affrontera Konshu et Ra, les deux incarnations de la Lune et du Soleil dans l'univers Ultimate.
 

Enfin, le 6 Mars sortira Ultimate X-Men #1 écrit et dessiné par Peach Momoko, qui suivra les traces d'une jeune mutante japonaise (qui ressemble fort à Armor, créée par Joss Whedon et John Cassaday dans Astonishing X-Men). C'est indéniablement la plus grosse surprise du lot.


En Janvier débutera la mini-série en 6 n°  Avengers : Twilight, écrite par Chip Zdarsky et Daniel Acuña, qui se passera dans un futur où les Avengers n'existent plus et où Steve Rogers s'engage dans la politique tout en voulant restaurer l'âge des héros. Je sens que je craquerai, malgré Zdarsky, parce que Acuña.


Au Printemps, Marvel va proposer l'event Blood Hunt, écrit par Jed MacKay et dessiné par Pepe Larraz, avec plein de vampires - trop visiblement pour les super héros ! Bon, ben, ce sera sans moi...


Enfin, à nouveau en Janvier, Steve Orlando et Lorenzo Tammetta vont se retrouver pour une mini en 4 n° Scarlet Witch & Quicksilver, suite de l'actuelle série Scarlet Witch (qui s'achève donc au #10, le mois prochain). Pas sûr d'acheter ce qui ressemble à une prolongation dispensable.

IMAGE COMICS :


Geoff Johns a créé chez Image ses propres comics sous la bannière The Unnamed. Pour l'heure, deux titres sont sortis : Geiger et Junkyard Joe, dans cet univers partagé. Mais l'ex-architecte du DCU voit désormais les choses en grand et a ouvert son carnet d'adresses pour convaincre de grands noms de le rejoindre dans cette aventure : ce sont donc Gary Frank, Bryan Hitch, Jason Fabok, Peter J. Tomasi, Brad Meltzer, Lamont McGee, Maytal Zchut (et certainement Charles Soule) qui vont désormais être exclusifs (une fois leurs travaux en cours pour d'autres éditeurs terminés) dans un collectif appelé Ghost Machine !
 

Dans l'univers de The Unnamed, Johns écrira Rook : Exodus pour le dessinateur Jason Fabok, dans une ambiance visiblement proche de Mad Max.


Déjà teasé depuis un moment, RedCoat verra enfin le jour, toujours par Johns et cette fois dessiné par Bryan Hitch, dans un récit sur un héros voyageant dans le temps.


Mais Ghost Machine hébergera d'autres labels comme Family Odysseys dont la série The Rocketfellers sera le premier titre. Ecrit par Peter J. Tomasi et dessiné par Francis Manapul, on y suiva une famille d'inventeurs dans des aventures mouvementées.

Un troisième label, centré sur des histoires horrifiques, devrait bientôt être annoncé et dirigé par Charles Soule.


Rick Remender n'est pas en reste car il vient de signer un contrat d'exclusivité de 3 ans avec Image (et il a refusé pour cela des propositions de DC et Marvel). Sous son label Giant Generator, il a convaincu une douzaine de pointures de le rejoindre (parmi lesquelles Paul Azaceta, Yanick Paquette, André Lima Araujo, Daniel Acuña, Roland Boschi, Max Fiumara, J.G. Jones, Mike Hawthorne, Francesco Mobili, Greg Tocchini), une fois leurs travaux en cours chez d'autres éditeurs terminés !


Remender lancera une nouvelle série avec Bengal, Napalm Lullaby où on suivra les deux enfants d'un être surpuissant se rebeller contre le culte tyrannique qu'il a mis en place. Début en Mars 2024.


Grommets est un projet co-écrit par Remender et Brian Posehn et dessiné par Brett Pearson et Moreno Dinisio sur une bande d'apprentis skateurs. Un récit très personnel pour les auteurs, eux-mêmes adeptes de ce sport et qui commencera sa publication en Avril 2024.


Et enfin Phil Bram et J.G. Jones réaliseront pour Dust to Dust, dont le propos reste un mystère pour l'instant mais qui s'annonce superbe visuellement.

Si vous le souhaitez, laissez un commentaire pour me dire ce qui, dans tout ça, vous tente (ou pas).

mardi 12 mai 2020

LE BLOG D'APRES...


Tout d'abord, chers lecteurs de passage ou fidèles de ce blog, j'espère que vous allez bien. 

Cette entrée a pour objectif de faire un rapide point sur la situation de ce blog. Depuis le 3 Avril dernier, je n'ai pas publié de critiques de comics, consacrant mes articles uniquement aux épisodes de la saison 3 de Westworld, qui s'est achevée Lundi dernier.

Le confinement m'a, entre autre choses, permis de marquer un temps. Cela faisait un moment que je le souhaitais mais j'en repoussais toujours l'occasion. A l'origine, je n'avais pas prévu de limite dans la production de critiques pour ce blog. Quand je suis arrivé à la millième, j'ai arrêté de l'alimenter pendant plusieurs mois, estimant que ce chifre rond et imposant était une étape importante. Je me suis lancé dans un autre blog, consacré au cinéma, mais qui n'a attiré que peu de lecteurs - il y a une concurrence farouche en ce domaine et sans doute ce que j'écrivais n'était-il pas très bon (pas suffisamment).

Quand je suis revenu ici, j'ai tenté une autre manière de rédiger mes articles avant de retomber dans mes habitudes. Je suis scolaire, j'aime que cela soit structuré, discipliné, et résumer une histoire, puis en tirer une analyse me paraît être le format le plus cohérent avec ma méthode.

Parvenu à la deux millième critique, j'ai pensé à nouveau faire une pause mais j'ai dépassé ce cap sans m'en rendre vraiment compte et me voici aujourd'hui avec plus deux mille cent cinq entrées.

Puis la crise sanitaire nous a tous enfermés chez nous, imposant une sorte de bilan, de réflexion. Je n'y ai pas échappé, et ma manière de penser ce blog non plus.

D'autant, que simulatanément, la distribution de comics a été fortement impacté. Depuis plusieurs semaines maintenant, Marvel, DC, Image et les autres maisons d'édition ont stoppé leur diffusion. Plus généralement d'ailleurs tout le monde culturel a été mis à l'arrêt : plus de cinéma, de théâtre, de concert, etc. 

Tout le monde ignore le terme véritable de cette période, car si le déconfinement débute ici, le virus reste toujours en circulation et les conséquences sur nos vies n'ont pas fini d'être définies. Petit à petit, on commence, en s'informant sur les sites d'infos spécialisés, à savoir quand des nouveautés paraîtront, mais cela reste timide. Il semble qu'on y verra vraiment plus clair au mois de Juin.

Je voulais initialement profiter de cette parenthèse pour rattraper des lectures en retard et rédiger leurs critiques. J'ai effectivement lu, mais rien écrit. Mais je compte m'y mettre. Reste la question de la forme. Car peut-être est-ce une opportunité pour modifier (un peu ou beaucoup) la rédaction de mes critiques. Je n'ai rien arrêté, je réfléchis. Disons que la tendance serait peut-être de moins produire, d'être plus sélectif. Ecrire comme je le faisais est parfois usant, asséchant : je passe d'un épisode à un autre, d'une série à une autre... Cela nuit parfois à l'enthousiasme, à la motivation, à la pertinence. C'est compliqué de toujours trouver quelque chose d'intéressant à dire, un angle d'attaque accrocheur, des arguments solides, de ne rien négliger (car j'ai toujours mis un point d'honneur à parler autant de l'écriture que des dessins).

Je ne crois plus être en mesure d'enchaîner les épisodes, les séries. J'ai besoin de digérer ce que je lis. Pas seulement pour moi d'ailleurs, pour mon confort de lecteur et de critique. Mais aussi pour vous qui le lisez, car je sais que parfois la qualité de mes articles est très inégale en fonction de mon humeur, de mon appréciation. S'il est laborieux d'écrire une critique sur un épisode (ou un story arc) qui ne provoque pas un enthousiasme fou, il doit être aussi ennuyeux de la lire. Or je conçois la critique comme un travail de passeur : si je ne donne pas envie de lire le comic book dont je parle, c'est que j'ai raté mon coup.

J'aimerai aussi utiliser à nouveau faire respirer ce blog en consacrant des entrées aux artistes, comme dans la collection "Lumière sur..." que j'ai délaissée. J'ai quelques trucs en réserve à ce sujet que j'aimerai ici partager.

Stay tuned donc. Mystery Comics va bientôt revenir à sa vocation (les comics, les critiques). Ces semaines de confinement m'ont inspiré ce que je viens de vous dire et je tenais à vous le communiquer. 

Restez prudents. Lisez. A bientôt.

RDB.




jeudi 2 avril 2020

S'EN SORTIR SANS SORTIR

J'emprunte cette formule en vogue actuellement pour vous donner des nouvelles du blog.

Comme vous le savez peut-être, la diffusion des comics est fortement impactée par la crise sanitaire actuelle et les éditeurs ont renoncé, dans leur grande majorité, à sortir leurs séries ce Mercredi 1er Avril.

DC Comics a annoncé que les titres prévus à cette date étaient reportés au 29 Avril (sauf si la situation n'évolue pas positivement). Marvel attend de voir la tournure des événements. Dark Horse ou Image idem.

Cela, évidemment, a des conséquences sur le contenu de ce blog. Par exemple, cette semaine, je ne critiquerai dans les nouveautés que Sabrina the teenage Witch : Something Wicked #1, de Kelly Thompson et Veronica Fish puisque Archie Comics l'a quand même sorti comme prévu. 

J'ignore comment vont se passer les prochaines semaines car Diamond Comics, le principal distributeur de comics aux Etats-Unis, a décidé de ne plus fournir les comics-shops jusqu'à nouvel ordre. 

Bien entendu, penser à cela en ces temps troublés, où l'épidémie fait des ravages, est dérisoire. Néanmoins lire est un moyen de s'évader, de penser à autre chose, et permet de passer le temps en étant moins soucieux du présent et du futur. Je crois donc qu'il reste important de ne pas perdre ce plaisir. Et de continuer à le partager.

J'essaierai en tout cas d'alimenter ce blog avec des critiques malgré les circonstances. De quoi ne pas perdre le contact avec vous.

Quoi qu'il en soit, restez chez vous, prenez soin de vous.

A bientôt.

RDB.

jeudi 31 mai 2018

STUART IMMONEN ARRÊTE !


Source : Immonen elaborates on comics retirement

Hier, sur sa page Facebook, pour la parution d'Amazing Spider-Man #800Wade von Grawbadger annonçait, à la surprise générale, que Stuart Immonen se retirait du monde des comics avec ce numéro ! Pour l'encreur, c'était la fin d'une collaboration de 23 ans, et pour le dessinateur, une sortie inattendue, imprévisible. La nouvelle a ému ses fans - dont je suis.

Une double planche de Amazing Spider-Man #800 : le chant du signe ?
(dessins de Stuart Immonen, encrés par Wade von Grawbadger)

En activité depuis 1988, Immonen peut se vanter de faire l'unanimité aussi bien auprès des critiques que des fans de comics pour sa ponctualité, mais aussi ses audaces formelles, sa solidité technique, son art consommé du storytelling. D'un caractère discret mais très travailleur, l'artiste s'est aussi bien imposé chez DC que Marvel mais aussi avec des graphic novels en creator-owned avec sa femme Kathryn ou Mark Millar. L'homme impose le respect.

Mais son retrait a donc pris tout le monde de vitesse. Et serré la gorge d'amateurs de comics, déjà désappointés par le départ de Chris Samnee (toujours sans nouvel éditeur, sans aucun projet annoncé).

Est-ce définitif ? Von Grawbadger assurait que non, expliquant que son partenaire reviendrait sûrement si un projet intéressant se présentait, ou, du moins, pour faire un petit quelque chose ici ou là. Comment estimer cela ? C'était vague.

Puis Immonen, contacté par le site spécialisé Newsarama, a (un peu) précisé les choses : 

"Mon engagement exclusif avec Marvel a pris fin il y a peu. Toutes les parties concernées restent en bons termes." a déclaré Immonen à Newsarama. "Pour le reste, je n'ai pas de plans dans l'immédiat ; si le bon projet avec les bons collaborateurs se présente, je le considérerai bien sûr. Mais, pour le moment en tout cas, Kathryn et moi allons consacrer avec enthousiasme notre temps et notre énergie à des activités non-professsionnelles."

La porte n'est donc pas fermée, mais il apparaît clairement que Immonen ne va plus produire de comics mensuels pendant un certain temps afin de profiter de son couple et de sa vie privée. 

On ne saurait critiquer cette décision, surtout pour un dessinateur qui a été très actif et toujours d'une régularité exemplaire. Vouloir se reposer, se ressourcer, prendre du recul, être auprès de sa femme, voilà qui est tout à fais indiscutable. Et pas incompatible d'ailleurs avec la bande dessinée - car peut-être que cette prise de distance cache la réalisation d'un projet en creator-owned (leur dernier OGN, Russian Olive to Red King avait été réalisé sur le rare temps libre que Stuart Immonen avait entre deux travaux de commandes chez Marvel)...

Quoiqu'il en soit, c'est quand même le deuxième artiste que j'apprécie énormément (même si la prestation sur Amazing Spider-Man m'a un peu déçu, peu aidée, il faut le dire, par des scénarios gratinés de Dan Slott) qui se met en marge après Chris Samnee (même si le cas de ce dernier est différent car il souhaite rebondir ailleurs que chez Marvel qui n'a pas renouvelé son contrat). Les comics sans Samnee, c'était déjà triste, alors maintenant sans Immonen, ça devient accablant. Même si les talents ne manquent pas, l'industrie et les fans perdent coup sur coup quasiment deux dessinateurs de première classe.

Il ne reste, j'en ai peur, qu'à croiser les doigts pour 1/ que de nouvelles défections n'aient lieu, et 2/ que Samnee trouve enfin un nouvel éditeur et qu'Immonen ne reste pas trop longtemps loin de sa table à dessin.

mercredi 8 novembre 2017

CH-CH-CHANGES

Si vous êtes fan de comics et que vous suivez leur actualité, alors, hier, vous n'avez pu échapper à deux annonces importantes. Même si je ne commente habituellement pas les news dans ce blog (sauf en en glissant un mot dans une critique pour contextualiser), il me semblait inconcevable de ne pas revenir sur ce qui s'est passé ce Mardi 7 Novembre car cela a touché le lecteur que je suis.

Commençons d'abord par le plus gros "dossier"...

 Brian Michael Bendis

Tous ceux qui lisent mes critiques savent que je suis un fan de Brian Michael Bendis. Je l'assume, sans pour autant affirmer que j'adore inconditionnellement tout ce qu'il produit (pour cela il faudrait que je lise tout ce qu'il écrit). Cette attitude m'a valu bien des déconvenues sur des forums où les détracteurs du scénariste sont plus nombreux et/ou plus bruyants que ses supporters. Mais ce n'est pas le sujet (ou du moins pas dans l'immédiat...).

Bendis a été découvert pour ses comics indépendants (chez Caliber puis Image) avant d'être recruté en 2000 par Marvel Comics. Il devient un des "architectes" de la collection "Ultimate" (avec son confrère et ami Mark Millar - dont je parle ensuite) en proposant une version plus accessible (car ne dépendant plus de la continuité de l'univers classique de l'éditeur) du web-crawler avec Ultimate Spider-Man qu'il anime encore aujourd'hui, 17 ans après - au passage, il pulvérise le record d'épisodes consécutifs sur un titre avec son premier dessinateur Mark Bagley en enchaînant plus de 100 issues !

Ce coup d'éclat va projeter Bendis sous les feux de la rampe : l'éditeur lui confie la série Avengers en perte de vitesse et le graphomane enterre le titre pour mieux le relancer sous le titre New Avengers de 2004 à 2012 (en deux volumes). Le succès sera considérable, avec la contribution de dessinateurs différents à pratiquement chaque nouvel arc narratif (David Finch, Steve McNiven, Frank Cho, Leinil Yu, Mike Deodato, Stuart Immonen...), mais aussi des polémiques (parfois grotesques - on reproche à Bendis de sacrifier des personnages qu'il n'apprécierait pas, de changer trop souvent la composition de l'équipe, d'introduire des héros incongrus comme Wolverine ou Spider-Man, etc. ; parfois très subjectives mais dérisoires - son goût pour les dialogues "bavards", l'évolution de certains characters, ses dénouements décevants, etc.). Surtout ses New Avengers vont cristalliser une critique récurrente : Bendis ne saurait pas écrire de team-books.

En revanche, les mêmes qui pestent sur ce dernier point sont plus indulgents quand le scénariste rédige les aventures de héros solos et évoluant dans la rue (les street-level heroes) : sa création Alias (avec Michael Gaydos, imaginée au départ comme une reprise de Spider-Woman et qui va immortaliser Jessica Jones) ou sa reprise de Daredevil (avec Alex Maleev), toutes deux en 2001 (et pendant 5 ans sur la seconde série tandis que la première se poursuit toujours avec lui et Gaydos) sont saluées par la critique et, généralement, plus appréciées par les forumeurs virulents.

Depuis 17 ans aussi, Marvel s'est appuyé ponctuellement sur des events, ces sagas globales impactant plusieurs séries au sein d'une histoire réunissant ses héros emblématiques (devenant ainsi aussi des crossovers). Une manière de relancer la machine fréquemment, d'impulser de nouveaux mouvements, de tuer et/ou ressusciter des personnages phares, d'établir de nouveaux statu quo. Bendis aura été l'auteur de plusieurs de ces blockbusters éditoriaux, avec un bonheur variable : pour le meilleur (selon moi) House of M (2005), Civil War II (2016), et puis moins inspiré sur Secret Invasion (2008), Siege (2010) ou parasité par le staff éditorial, des plannings mal foutus ou des rédactions collectives sur Avengers vs. X-Men (avec Jason Aaron, Ed Brubaker et Matt Fraction - 2012), Age of Ultron (2013).

Récemment, après un run sur Guardians of the Galaxy (volume 2 et 3, de 2013 à 2017) qui aura contribué à une nouvelle notoriété de cette équipe (quoi qu'en disent les admirateurs d'Andy Lanning et Dan Abnett, ses prédécesseurs, à leur époque le titre ne se vendait pas assez pour provoquer son adaptation au cinéma), il héritait d'Invincible Iron Man (et de ses spin-off successifs International/Infamous Iron Man) et aussi, et surtout, des Defenders (un projet caressé depuis son départ des New Avengers). Une rumeur persistante, sur la foi d'indices troublants, disait qu'il serait celui qui ramènerait les Fantastic Four dans les bacs...

Et je passe sur ses projets en creator-owned, souvent en compagnie de Michael Avon Oeming, comme leur plus fameux titre (bien que sa production ait été chaotique) Powers, puis Scarlet (avec Maleev), Brilliant (avec Bagley)...

Et puis, hier donc, voilà ce qu'on apprit :

 Le communiqué officiel de DC Comics

Par un communiqué officiel, DC Comics annonçait le recrutement de Bendis avec un contrat exclusif de plusieurs années et à plusieurs volets ! Le scénariste confirmait la nouvelle sur son compte Twitter pour que personne ne croit à une sorte de poisson d'Avril en retard.

Passé le moment de sidération, car personne ne l'avait vu venir, les questions ont commencé à surgir aussi bien dans la tête des lecteurs (fans ou pas) comme des commentateurs sur les sites spécialisés et forums.

- Pourquoi ? Bendis explique sobrement que "changer est bien, stimulant" et qu'il grouille de nouvelles idées, de nombreux projets pour sa nouvelle maison d'éditions. Mais ça ne nous éclaire pas sur les raisons de son départ alors qu'il occupait une place confortable chez Marvel, à la fois comme auteur mais aussi comme consultant sur les événements éditoriaux et les adaptations cinéma des comics. Il était en bons termes avec Joe Quesada (, le Chief Creative Officer de Marvel, responsable de son embauche il y a 17 ans) et collaborait avec les artistes les plus côtés depuis toujours, dessinateurs confirmés comme futures vedettes. Il venait de lancer Defenders, série dont il rêvait depuis 5 ans et pour laquelle il avait des plans à long terme.
Il a donc fort à parier qu'il s'est à la fois passé quelque chose qu'il n'a pas apprécié chez Marvel (des déclarations sur la diversité ethnique des héros qui les rendrait moins vendeurs alors que lui a mis en avant des afro-américains comme Luke Cage ou Miles Morales dans ses ses séries favorites ? Une lassitude devant le refus d'Ike Perlmuter de redonner aux Fantastic Four un mensuel parce que la Fox ne veut pas restituer les droits cinéma de ces personnages alors qu'on lui prêtait l'intention de les écrire ?).

ET en même temps que DC Comics lui a offert des titres forts pour l'attirer (qui plus est au moment où l'éditeur affiche d'excellents résultats - en Octobre dernier, le top 10 des ventes de mensuels ne comptait qu'un titre Marvel mais il s'agissait d'un comic-book Star Wars, signe que la relance espérée suite au one-shot Marvel Legacy et à la renumérotation d'origine des séries n'a pas eu l'effet escompté sur les lecteurs).

- Pour y faire quoi ? Comme je le dis plus haut, lorsqu'un éditeur débauche un auteur comme Bendis - en mettant de côté le talent qu'on lui accorde ou pas, c'est un transfert comparable à celui d'un footballeur de classe mondiale d'un grand club à son concurrent direct en championnat - , ce n'est pas pour lui confier les clés de séries de seconde zone. DC Comics a plusieurs plumes remarquables actuellement, sur des titres exposées et qui vendent beaucoup : Scott Snyder (certainement l'auteur emblématique de la firme actuellement), Tom King, James Tynion IV, James Robinson, Peter J. Tomasi, Rob Williams, Steve Orlando... Cherchez le grand absent dans cette liste non exhaustive.

Geoff Johns ! Bien qu'il prépare une mini-série événement (Doomsday Clock, qui va officialiser la création de l'univers DC actuel par le Dr. Manhattan des Watchmen, et l'inclusion des héros inventés par Alan Moore dans la continuité classique), l'auteur qui a présidé aux destinées de Green Lantern, puis de la Justice League (durant les "New 52"), avec le succès que l'on sait, est désormais plus discret car il a été promu comme President and Chief Creative Officer de DC, une fonction qui l'accapare.  

Il y a quelques années, dans une interview, Bendis avouait que s'il devait un jour travailler chez DC, il aimerait animer le personnage de Zatanna. C'est peut-être ce qu'il aura désormais l'occasion de faire, dans une série dédiée à la magicienne.

Bendis a bâti sa notoriété sur des team-books (même si le traitement qu'il leur a prescrit n'a pas convenu à tout le monde). DC pourrait lui confier Justice League, vaisseau amiral de l'éditeur de Burbank, juste après la sortie du film. Mais je rêverai de le voir hériter de Justice Society of America, qui va bien finir par resurgir - après son absence durant les "New 52".

Pour ma part, je pense aussi à deux autres pistes : la première conduit à un héros urbain, comme les affectionne Bendis (Green Arrow ? Catwoman ?), ou un groupe de street-level heroes (pour rester dans le mouvement des Defenders).

la seconde aboutirait à un personnage que DC va certainement vouloir ré-exploiter puisqu'un film à son sujet est en pré-production, à savoir Shazam, Bendis ayant toujours apprécié les jeunes héros (cf. Miles Morales) , Billy Batson et son alter ego semblent tout indiqués pour lui.

Et, peut-être, comme le contrat indique plusieurs volets, Bendis va-t-il imaginer un titre (au moins) en creator-owned pour le label Vertigo (en manque de titres phares depuis l'arrêt de Fables et avec la publication erratique de Astro City)...

Par contre, je ne crois guère (pas du tout même) que DC va déloger Tom King de Batman, James Tynion IV de Detective Comics, Peter J. Tomasi de Superman, ni que Scott Snyder va être mis sur la touche (il communique actuellement pour demander directement aux fans sur quel projet ils aimeraient le voir travailler avec Greg Capullo après la saga Metal). 

Quoi qu'il en soit, et ça, c'est certain, sans Bendis, un trou considérable vient de se creuser chez Marvel (même si Quesada s'est empressé de déclarer qu'en 2018 Marvel réservait plein de surprises à ses lecteurs suite à l'annonce du départ du scénariste) - pas seulement parce qu'il part après 17 ans de bons et loyaux services, avec une influence considérable (même si ses séries se vendaient un peu moins bien, précision relative dans un marché en crise), mais parce qu'il était tout simplement très prolifique et apprécié (aucun artiste ne s'est jamais plaint de lui, et il a même brillé par des collaborations très durables avec Bagley, Maleev, Deodato, Immonen, Oeming, Gaydos...). A l'heure où Marvel compte peu de scénaristes vedettes, mise sur des auteurs inégaux, recrute timidement et peine donc face à DC dont le "Rebirth" a marqué les esprits, le transfert de Bendis résonne comme un coup de tonnerre dans l'industrie, au moins autant que lorsque Kirby avait fait le même voyage au début des 70's ou quand Image Comics a été monté.

*

La seconde annonce d'hier est moins spectaculaire mais ne manque pas d'éclat ni d'intérêt.

Netflix et le "Millarworld"

En Août dernier, Netflix, la plateforme de production et diffusion en continu sur Internet, a acheté "Millarworld", le label créé par le scénariste Mark Millar en 2013. Ainsi les comics de ce dernier allaient être désormais publiés mais aussi adaptés (en séries ou longs métrages ou dessins animés) par le géant médiatique : un catalogue certes modeste par rapport à ceux de Marvel, DC, Image et autres éditeurs, mais un fameux deal pour un auteur qui n'a jamais caché écrire en pensant à des transpositions cinéma et un producteur-diffuseur qui dispose ainsi de produits originaux.

 Mark Millar

Depuis d'ailleurs Disney (à qui appartiennent Marvel, Pixar et Lucasfilms), a annoncer son intention de créer sa propre plateforme pour y produire et diffuser ses histoires (tirées des comics). Si cela ne devrait pas aboutir à la récupération des séries Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist, Punisher et Defenders, programmées et co-financées par Netflix, puisque Marvel continue de placer d'autres feuilletons sur d'autres Networks, Netflix ne dépendra plus de Marvel pour proposer des séries super-héroïques avec toutes celles déjà éditées par "Millarworld".

Bien entendu, tous les lecteurs, occasionnels ou fidèles, de Mark Millar se sont depuis demandés laquelle de ses créations serait la première adaptée par Netflix, et sous quel format (film, série). Le scénariste avait promis des annonces et, comme on pouvait s'y attendre de la part du trublion écossais, il a surpris... 

 Olivier Coipel

Depuis une bonne dizaine d'années maintenant, Millar voulait travailler avec Olivier Coipel tout en déplorant que l'artiste français lui fasse régulièrement faux bond, accaparé par les commandes de Marvel (qui a fini par l'user en le plaçant sur des events... Quand le dessinateur ne se distinguait pas par un manque évident de discipline en ne parvenant plus à enchaîner les épisodes - la récente mini-série The Unworthy Thor, dont j'ai parlée, le prouve). 

Mais personne, semble-t-il, ne résiste à Millar qui affiche un tableau de chasse impressionnant (John Romita Jr., J.G. Jones, Stuart Immonen, Leinil Yu, Duncan Fegredo, Dave Gibbons, Goran Parlov, Frank Quitely, Greg Capullo...). Et il a fini par y épingler Coipel !

La première production "Millarworld"-Netflix sera donc une mini-série en six épisodes intitulée The Magic Order, dont la publication débutera au Printemps 2018. Pour Coipel, c'est une opportunité idéale pour rebondir, prouver qu'il en a encore sous le capot, expérimenter autre chose que du super-héros, et sans la contrainte de deadlines (Quitely a pris le temps qu'il fallait pour livrer les dix épisodes de Jupiter's Legacy volumes 1 et 2). S'engager avec Millar est de toute façon une affaire en or pour un artiste car il établit des contrats parfaitement équitables (la moitié de tout ce qui provient de l'oeuvre originale revient à son partenaire, depuis les bénéfices des comics jusqu'aux produits dérivés et droits d'auteurs, d'adaptation, etc. Avec un salaire garanti pour commencer puisque le creator-owned traditionnel implique normalement de commencer une BD sans être payé : là, c'est Millar - et désormais Netflix - qui avance ses fonds propres pour payer ses collaborateurs).

The Magic Order parlera d'un groupe de magiciens très puissants qui, depuis la nuit des temps, influence le cours du monde et vivent désormais parmi les humains en occupant des postes d'affairistes dans divers domaines. Millar cite Les Soprano comme sa référence. 

lundi 25 janvier 2016

SHORT STORIES PROJECT

Chers lecteurs,

Cette entrée pour vous annoncer la naissance d'un autre blog que je viens de créer :


Il s'agit, comme vous le découvrirez, d'un projet inspiré par la lecture de l'anthologie composée par Paul Auster, Je pensais que mon père était Dieu, dont j'ai rédigée une critique récemment (critique n° 796).

J'ai voulu prolonger cette expérience en sollicitant des gens rencontrées sur des réseaux sociaux, des forums, dans mon entourage, qui me donnent leur accord pour publier leurs textes.

J'espère que vous aurez la curiosité de jeter un oeil à cet autre blog et d'en apprécier la lecture.

vendredi 1 mai 2015

NOUVELLES DU FRONT

Chers amis lecteurs,

ce petit message pour vous donner quelques nouvelles puisque je n'ai pas rédigé de nouveaux articles depuis quelque temps maintenant.

Des problèmes personnels m'empêchent de me consacrer à mon blog actuellement, au point que je n'ai pas lu de bandes dessinées et donc n'ai pas eu de critiques à écrire. 
J'ai toutefois bon espoir que la fin de mes soucis approche et alors je pourrais à nouveau poster régulièrement ici. Je ne donne pas de date précise de retour, c'est prématuré, et cela passera donc par de nouvelles lectures et de la disponibilité.

Comme j'ai à nouveau eu accès aujourd'hui à mon ordinateur et disposé d'un peu de temps libre, il était opportun et poli de vous tenir au courant de la situation, tout en voulant vous remercier de vos consultations malgré l'absence de nouvelles entrées.

A très bientôt donc, j'espère,

RDB

mercredi 7 janvier 2015

JE SUIS CHARLIE

Aujourd'hui, à Paris, trois terroristes ont tué douze personnes, 
parmi lesquels quatre artistes, au siège du journal CHARLIE HEBDO.
MAGNUS SHAW

Le nom du journal était inspiré par Charlie Brown,
un des héros de PEANUTS, de Charles M. Schulz.

Que ces barbares ne croient pas, comme ils le prétendent, qu'ils ont tué
CHARLIE HEBDO.

Aujourd'hui, nous, fans de bande dessinée, 
et défenseurs de la liberté d'expression,
nous sommes tous CHARLIE.

Je suis CHARLIE.

Reposez en paix :

Jean Cabut dit CABU

Stéphane Charbonnier dit CHARB

 GEORGES WOLINSKI

 Bernard Verlhac dit TIGNOUS 

Et :

MERABET AHMAD
FREDERIC BOISSEAU
FRANCK BRINSOLARO
ELSA CAYAT
PHILIPPE HONORE
BERNARD MARIS
MUSTAPHA OURRAD
MICHEL RENAUD

Si vous tenez un blog, si vous vous exprimez sur un forum
ou sur les réseaux sociaux, rendez, vous aussi, 
hommage à ces hommes et femmes 
qui sont morts pour la plus noble des idées :
la liberté d'expression.

Et lisez CHARLIE HEBDO et les bandes dessinées de 
ces quatre artistes, contre la barbarie de leurs assassins.