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mardi 11 novembre 2014

Critique 525 : UNCANNY AVENGERS, VOLUME 2 - THE APOCALYPSE TWINS, de Rick Remender et Daniel Acuña


UNCANNY AVENGERS : THE APOCALYPSE TWINS rassemble les épisodes 6 à 11 de la série, écrits par Rick Remender et dessinés par Daniel Acuña, publiés en 2013 par Marvel Comics.
Entre les épisodes 6 et 7 s'intercale le n° 8AU, un tie-in de la saga Age of Ultron de Brian Michael Bendis, co-écrit par Rick Remender et Gerry Duggan et dessiné par Adam Kubert, également publié en 2013, mais dont le contenu reste compréhensible sans avoir lu l'histoire auquel il se rattache.
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(Extrait d'Uncanny Avengers # 8.
Textes de Rick Remender, dessins de Daniel Acuña.)

- (# 6, dessins de Daniel Acuña.) - En 1013, lors d'un séjour parmi les terriens, le jeune Thor est pris à parti par Apocalypse en Scandinavie puis à Londres. Le mutant a noué une (fragile) alliance avec Kang le conquérant, qui le manipule en secret pour récupérer Jarnbjorn, la hache enchantée du dieu du tonnerre capable de fendre l'armure des Célestes, les plus puissantes créatures de l'univers.
 
- (# 8AU, dessins de Adam Kubert) - En 4145, Kang explique aux jumeaux d'Apocalypse, Eimin et Uriel, qu'il a enlevés à leur mère peu après leur naissance, l'art de la guerre selon lui. Il les conduit pour cela dans une réalité alternative mais à notre époque pour tenter d'y tuer Captain America.

- (# 7 à 11, dessins de Daniel Acuña) - Génocide, le premier fils d'Apocalypse, investit avec ses trois cavaliers (dont Ishisumi, la mère des jumeaux) la station spatiale Starcore pour y recevoir la graine de la mort d'un des Célestes. Mais Eimin et Uriel s'interposent et tuent le géant. 
Pendant ce temps, sur Terre, Havok reçoit un sermon de Nick Fury Jr après que Rogue ait été filmée en train de tuer (accidentellement) le Moissonneur. Alex Summers obtient un compromis : il met sur la touche Anne-Marie, mais elle ne l'accepte pas et, après une nouvelle dispute entre elle et Scarlet Witch, des tensions se font jour dans l'équipe quant à la tolérance acceptée vis-à-vis de ses membres les plus violents. 
Ces débats sont abrégés quand la station orbitale Peak de l'organisation SWORD (chargée de surveiller les menaces cosmiques) est détruite par le vaisseau des jumeaux d'Apocalypse. Captain America, Abigail Brand et l'équipage réussissent à évacuer l'endroit juste à temps mais Sunfire  reste dans l'espace pour affronter les agresseurs. Thor, sur Terre, se démène pour épargner Rio de la pluie de débris en feu, après avoir reconnu sa hache dans les mains d'Uriel.
Echoué au Soudan, Captain America y trouve une capsule grâce à laquelle Immortus (une incarnation de Kang) le contacte et le met en garde contre la menace à venir. En route pour Akkaba (ancien repaire d'Apocalypse et ses adeptes), Wolverine comprend aussi, sans l'avouer tout de suite à ses acolytes, qu'il va devoir faire face aux conséquences de ses actions lorsqu'il dirigeait l'équipe X-Force avec laquelle il tua Apocalypse.
Lorsque la vérité éclate sur les erreurs passées de Thor et Wolverine, les Uncanny Avengers imposent : cette division va sceller leur défaite contre les jumeaux d'Apocalypse qui ont ressuscité quatre proches des héros pour en faire leurs nouveaux cavaliers et le rapt de Scarlet Witch pour qu'elle use de sa magie dans un but bien précis...
 
Après un premier arc décevant, Rick Remender redresse spectaculairement la barre avec ces nouveaux épisodes, même s'il est obligé de faire un crochet par le crossover Age of Ultron en cours de route. Est-ce à dire que la série devient impeccable ? Pas complètement. 
Autant le dire tout de suite, ce n'est pas une lecture facile et il faut s'accrocher pour suivre un récit très dense, qui a recours à des éléments narratifs toujours délicats à manier (et donc à faire digérer), comme les voyages dans le temps, la vengeance de méchants (qui le sont devenus après de mauvais traitements) dont l'origine remonte à une autre série antérieure (même si elle est du même auteur), un casting très riche et bien secoué par les remous de l'histoire.

Tout commence par un curieux chapitre entièrement centré sur Thor, Kang (dans sa version Rama-Tut, à l'époque où il sévissait dans l'Egypte des pharaons donc), et Apocalypse. Ce segment semble déconnecté de la série mais pose en vérité les bases de ce qui va suivre... mais pas tout de suite toutefois !

En effet, après cela, donc, Rick Remender, avec le concours de Gerry Duggan, doit écrire un épisode en relation avec la saga Age of Ultron (écrite, elle, par Brian Bendis). Ils se sortent bien de cet exercice en s'attardant sur Kang et l'éducation qu'il prodigue aux jumeaux d'Apocalypse, qu'il a ravis à leur mère juste après leur naissance. Néanmoins, on se serait aisément passé ce détour.

Ce n'est qu'au 8ème chapitre qu'on retrouve l'équipe et qu'on renoue avec l'intrigue principale ! Mais ce n'est pas un long fleuve tranquille qui attend le lecteur puisque, on l'aura compris, avec un vilain comme Kang (alias Immortus, alias Rama-Tut), et ses voyages temporels, ça ne va pas être de tout repos (quiconque a au moins lu la mini-série Avengers Forever, de Kurt Busiek, sait de quoi je parle : le personnage est passionnant, les possibilités scénaristiques qu'il offre incroyables, mais il faut mieux être très attentif pour apprécier toutes ses manipulations).

Il est difficile de reprocher à un auteur, surtout quand il écrit dans le cadre d'un univers partagé, avec des personnages qui ne lui appartiennent pas (même s'il peut en choisir certains plutôt que d'autres, et que sa notoriété lui autorise quelque liberté de la part de son éditeur), de faire preuve d'ambition. Après tout est question de dosage, et je suis partisan des scénaristes qui gardent toujours en tête qu'ils s'adressent à tous les types de lecteurs, des connaisseurs comme des néophytes, ce qui exige de rester accessible.
Déjà dans son premier arc, j'avais retenu contre Remender le paradoxe qu'il instaurait entre l'objectif de Marvel de produire une série pour attirer ou ramener des lecteurs et son goût pour des références pouvant échapper à quelqu'un qui n'a pas une culture aussi aiguisée que la sienne concernant la continuité. On retrouve ici le même défaut tout en pouvant apprécier sa maîtrise dans la conduite du récit, porté par une caractérisation puissante et des rebondissements spectaculaires très divertissants.

A la fin des épisodes de The red shadow, Remender annonçait le retour d'Onslaught, une menace qui commence à dater (je n'ai pas lu cette histoire mais, en cherchant un peu, j'ai pu apprendre qu'il s'agissait d'une incarnation pervertie de Charles Xavier qui avait complètement bouleversé le Marvelverse). Le résultat de ce retour programmé (même si l'auteur ne précisait pas pour quand), c'était une autre référence, encore plus ancienne, aux épisodes d'Uncanny X-Men de Chris Claremont et John Byrne (le fameux récit Days of future past), décrivant un futur vraiment terrible pour les mutants.
Remender a de la suite dans les idées, c'est certain, puisque Uncanny Avengers s'appuie sur l'intégration des mutants aux Avengers et au reste de l'humanité. C'est très bien, louable même, mais il faut quand même être bien renseigné pour saisir de quoi il parle, au risque, sinon, d'être face à des images certes accrocheuses mais cryptiques.
 
Donc, pour résumer, on nous prévenait que Crâne Rouge, avec les pouvoirs de Charles Xavier, serait un nouvel Onslaught, déterminé à appliquer aux mutants le traitement que les nazis infligèrent aux juifs, avec des caps d'extermination, et des héros rejetés et éliminés pour n'avoir pas su prévenir et empêcher cette catastrophe.
Mais, plutôt que de développer cette trame, Remender choisit de nous entraîner dans une autre direction, en empruntant des sentiers tortueux. Dans l'épisode 5, on voyait Kang enlever les enfants d'un des cavaliers d'Apocalypse : il les a élevés, à la dure, avant qu'ils ne lui échappent, résolus à se venger de lui, autant pour le châtier que pour protéger la race mutante. C'est plutôt capillotracté mais original car la série se trouve de nouveaux méchants aux mobiles plus troubles, aussi déterminés à en faire baver à Kang qu'à séparer leurs semblables du reste de l'humanité considérée comme aussi malfaisante que Kang.

La situation de Thor, en particulier, mais aussi de Wolverine et enfin de Scarlet Witch est profondément redessinée et Remender leur donne ainsi un relief passionnant : il ne se contente pas de rejouer sur des défauts traditionnellement attachés à ces personnages (le dieu du tonnerre et sa jeunesse arrogante, le griffu aux méthodes expéditives, la récurrente tentation de la sorcière à modifier la réalité en espérant l'arranger), il les met face aux conséquences de leurs actes et cela nourrit efficacement les tensions puis les dissensions au sein de toute l'équipe. Même si on peut se douter qu'à la fin tout ce beau monde saura quand même se réunir pour vaincre les vilains, il demeure que les cartes sont bien rebattues, qu'un véritable suspense émerge, avec cette délicieuse incertitude sur l'état des troupes au terme de la bataille.

Toutefois, Remender, s'il n'économise pas les coups de théâtre, reste un adepte de la narration décompressée et, s'il donne son comptant de grosses baston aux lecteurs, lui impose aussi de longs dialogues très explicatifs, dont l'insistance pour bien situer les positions de chacun (comme les éternelles disputes entre Scarlet Witch et Rogue, déjà lassantes) sont lourdingues.
Sa manie, aussi, de relier cette histoire à celle qu'il avait initié dans son run sur Uncanny X-Force est gênante pour qui n'a justement pas lu cette précédente série.
Enfin, et ce qui m'agace le plus avec Remender, c'est, comme Geoff Johns chez DC, ce recours à l'ultra-violence systématique pour bien nous montrer que non seulement on n'est pas là pour rigoler, mais qu'en plus tout va péter (des Célestes, le monde, l'équipe des héros), ça va saigner méchamment (et vas-y que je découpe à la hache, que je m'arrache le visage, que je te lacère avec mes griffes empoisonnées de mort-vivant...). Bonjour la subtilité !

Rendons quand même à Remender un hommage : avec un tel récit, de tels enjeux, un tel casting, il met en scène de son côté quasiment son propre event, et c'est impressionnant, cohérent, prenant. Cela peut rappeler, la verve provocatrice et sarcastique en moins, ce que Mark Millar réussit jadis avec Ultimates. Et quand on examine la composition de l'équipe, on ne peut qu'être saisi par le nombre de personnages borderline (Havok : un ex-terroriste, Wolverine : un tueur infanticide, Rogue : une ex-fugitive, Wanda : une folle, Thor : un dieu irresponsable, Captain America : un leader intransigeant, Wonder Man : le frère perturbé d'un assassin, Sunfire : une bombe humaine...) : là aussi, à défaut de finesse, on a des héros bien équivoques, prompts à susciter l'intérêt de lecteurs blasés par des groupes de bons samaritains.
Avec cette équipe, Remender peut s'en donner à coeur joie sur la notion de responsabilité qui le passionne car les Uncanny Avengers, réunis dans l'urgence, n'ont rien pour s'entendre et explosent rapidement, ce qui leur vaut une cuisante dérouillée (dont ils tireront les leçons qui s'imposent ?). Leurs adversaires l'ont compris et n'auraient presque pas besoin de nouveaux cavaliers d'Apocalypse pour les diviser et les terrasser.

Visuellement, la série, qui a souffert du retour difficile de John Cassaday et d'un fill-in faiblard d'Olivier Coipel, gagne énormément avec l'engagement de l'espagnol Daniel Acuña, jusqu'ici abonné à de courts runs sur des séries diverses (même s'il y a souvent été excellent - cf : Black Widow, Eternals, ou chez DC, Uncle Sam and the Freedom Fighters).
Il réalise ses dessins à l'infographie, s'acquittant ainsi de l'encrage mais aussi de la colorisation : une technique qu'il n'a cessé de perfectionner et avec laquelle il obtient ici ses meilleurs résultats. Acuña parvient à conserver le dynamisme de l'esquisse avec le soin de finitions qui donnent à ses pages un rendu saisissant, très flamboyant.
Cette méthode prend toute sa valeur dans les scènes d'action où la manifestation des pouvoirs, les explosions diverses, possèdent une intensité remarquable. Dans les moments plus intimistes, la qualité expressive des personnages, qui bénéficie tous d'un traitement les rendant immédiatement identifiables et remarquables, aboutit aussi à de francs succès. Ses femmes sont séduisantes et élégantes, jamais vulgaires, ses hommes virils tout en ayant une vulnérabilité touchante.

En comparaison, les planches d'Adam Kubert paraissent infiniment plus quelconque, et pour qui (comme moi) n'apprécie déjà pas son style, dépourvues de saveur, de relief. Si son découpage possède une énergie certaine, son trait est trop frustre, comme en témoignent l'indigence de ses décors (quand il pense à les représenter).
Ce deuxième recueil présente le début de ce qui s'annonce une (très) longue saga, à la fois complexe et efficace, à l'imagerie "bigger than life". Il faut savoir faire un effort pour s'y plonger mais l'ensemble produit un résultat souvent puissant, avec un graphisme à la hauteur.

vendredi 12 août 2011

Critique 250 : MARVEL LES GRANDES SAGAS 7 - CAPTAIN AMERICA, de Mark Waid et Andy Kubert

Marvel : Les Grandes Sagas 7 rassemble les épisodes 9 à 12 du volume 3 de la série Captain America, écrits par Mark Waid et dessinés par Andy Kubert, et l'Annual de 1998, Iron Man/Captain America, écrit par Mark Waid, d'après un synopsis de Kurt Busiek et Roger Stern, et dessiné par Patrick Zircher, publiés par Marvel Comics en 1998 et Janvier 1999.
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Le Cauchemar Americain (Captain America, vol. 3, 9-12) raconte comment Cauchemar, le maître des mauvais rêves, possède plusieurs personnalités symbolisant l'idéal américain pour les pervertir. Il jette son dévolu sur Captain America et tente alors de déclencher une nouvelle guerre mondiale. Le Vengeur étoilé réussira-t-il à résister à cette emprise et sauver le monde d'un conflit nucléaire ?
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Après la saga Heroes Reborn, Marvel confie à sa vedette Rob Liefeld les commandes de la série Captain America. Malgré la popularité de cet auteur (dont la réputation a depuis été, fort heureusement, révisée), c'est une levée de boucliers (facile, certes, mais véridique) de la part des fans qui réclament - et obtiennent le retour du scénariste Mark Waid.
Waid avait en effet repris en main le titre quelque temps avant, en compagnie du dessinateur Ron Garney, et Captain America, dont les ventes étaient médiocres, était redevenu un best-seller.
Les épisodes présentés dans cet album sont donc issus du run de l'auteur et donnent à voir le héros dans des situations très différentes de celles explorées aujourd'hui par Ed Brubaker. Waid embarque en effet Captain America dans une aventure trépidante, dans une veine fantastique, où il n'affronte pas des nazis ou d'autres sinistres comploteurs en relation avec son tortueux passé, mais Cauchemar, qu'on est plus habitué à croiser dans les pages de Dr Strange ou Defenders.
Treize après leur parution, ce récit produit un effet étrange chez le lecteur qui, comme moi, a vraiment appris à apprécier le héros avec ce qu'en a fait Brubaker : ce n'est pas désagrèable à lire mais c'est déroutant. La briéveté de cet arc, ses rebondissements, l'alternance des séquences dans la dimension de Cauchemar et la notre, l'association de Cap avec Sharon Carter (qui donne à l'histoire l'aspect d'une team-up comme dans The Brave and The Bold), tranchent radicalement avec les spy-stories introspectives qu'on lit aujourd'hui dans la revue "Marvel Icons".
J'aime beaucoup Waid, mais je crois que je préfère quand même la version Brubaker, plus noire et réaliste, et certains éléments cosmétiques et narratifs rendent ces épisodes un brin datés, vestiges d'une époque où les comics étaient en pleine mutation après avoir traversé une grave crise commerciale et artistique.

La partie graphique est donc assurée par Andy Kubert, encré par Jess Delperdang. Je n'ai jamais été très fan des fils du légendaire Joe Kubert, même si Andy a un style efficace, qui convient bien au caractère échevelé du script de Waid. Les personnages y sont bondissants, toujours saisis dans l'effort, le trait flirte avec la caricature avec des expressions tour à tour figées et exagérées. Là encore, on sent la marque des 90's, l'école Image, avec des héros musclés, des filles outrageusement sexys et pourtant aussi "couillues" que leurs partenaires, sans parler de méchants grotesques, dont la moindre attitude est outrée.
Tout ça est un poil too much, et n'a pas l'élégance cartoony d'un Wieringo.
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L'Annual met également en scène Cap' avec un partenaire, Iron Man, mais malgré sa prestigieuse réunion de scénaristes - idée de Busiek et Stern (le duo gagnant d'Avengers Forever) et traitement de Waid - l'histoire est très décevante - et le choix de Paninicomics de la présenter très contestable puisque des élements nécessaires à sa bonne compréhension appartiennent plus à Iron Man qu'à Captain America (un comble).
Historiquement, son seul véritable intérêt réside dans le fait qu'elle apprendra aux amateurs que les dissensions philosophiques entre les deux Vengeurs ne datent pas du crossover Civil War, Iron Man y apparaissant déjà comme un manipulateur sécuritariste prononcé et Cap' comme le défenseur absolu des libertés individuelles. Mais sinon, c'est très dispensable.

Les dessins de Patrick Zircher, encrés par Randy Emberlin, sont quant à eux très moyens, à l'image de cet artiste capable de produire des planches parfois fantastiques, parfois affreuses - là, c'est juste quelconque, pas inspiré.
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Un album mitigé, dans une collection qui, elle-même, jusqu'à présent, a été très inégale, mal conçue pour initier des néophytes. Heureusement, le prochain numéro est un vrai grand classique : l'arc Renaissance de la série Daredevil par le mythique tandem Frank Miller-David Mazzucchelli !